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Le Coronavirus : Enfin !




Par le Docteur Alain Perrier :


Enfin !


Depuis quelques mois, un virus, créature surgie du fond des âges (3,8 milliards d’années) est venue semer un grand désordre à l’intérieur de cette grosse bulle que l’on doit appeler - anthroposphère - que nous avons édifiée au fil du temps, au fil des siècles, au détriment d’une autre bulle - la biosphère - la Nature, dont elle est absolument indissociable… ce que notre Science avait oublié en se dissociant de la philosophie.


Nous avons tous ensemble fabriqué une grosse bulle fondée sur les valeurs de ce que nous appelons la Culture, la Civilisation. Une bulle qui fonctionne et se développe sur une croissance illimitée, au point de devenir une excroissance à l’intérieur d’une autre bulle - la biosphère - en se comportant comme une cellule cancéreuse, qui n’est plus au service de l’organisme qui lui a donné naissance. Une sorte d’anthroposphère dont le cannibalisme exponentiel méritait bien quand même un bon rappel à l’Ordre, au nom du respect de la Vie, de la Matrice tout simplement.


Il était temps qu’un lanceur d’alerte - le coronavirus - vienne nous adresser un signal d’alarme, à nous les Hommes, en toute exclusivité, nous qui avons supprimé depuis quelques générations, cette barrière, censée séparer la Barbarie de la Civilisation, une barrière que nous avons fracassée avec une brutalité insensée envers celle qui nous a donné la Vie sur Terre - la Biosphère - au point de l’asphyxier et de la mettre à genoux, en état d’agonie.


Les scientifiques mesurent avec précision, tous les jours, les dégâts quasi irréversibles provoqués par d’autres scientifiques, ceux qui inventent et activent les techno-sciences dévastatrices pour la Vie terrestre. Une partie de la Science dénonce ce que l’autre partie détruit ! Un clivage profond fracture l’intelligence humaine ! La Science est de toute évidence devenue Schizophrène ! La Science n’est plus au service de la Conscience ! Le Dr Rabelais pourtant nous avait bien prévenu il y a de cela 5 siècles, en nous informant des conséquences d’une telle chevauchée en solitaire de la Science : « une ruine de l’âme » !


Mais qu’est-ce que l’âme ? Ce n’est pas une question scientifique. Depuis que la Science, par peur du Bûcher de l’Inquisition, s’est focalisée sur la Matière en chassant de son domaine les grilles de lecture en quête de Sens, à savoir, la philosophie et la spiritualité, la quête du Sens de la Vie et de celle de la Mort, la quête du Sens de la Condition Humaine…


Toutes les créatures terrestres habitent une seule et même maison qu’elles doivent partager : la Biosphère, auto-régulée par la logique du Vivant que nous observons par des relations qui lient les proies à leurs prédateurs, car la Vie se nourrit de la Vie et s’auto-équilibre dans la beauté et l’harmonie qui nous émerveillent. Une logique qui n’est pas celle de la Science, car elle ne produit et reproduit que du semblable, jamais de l’identique, adaptation oblige. Une règle de Vie que nous n’avons pas comprise, en devenant super-prédateur unique et exclusif au détriment de la beauté, de l’équilibre, de l’harmonie… parce que nous avons triché en ne respectant pas la Règle du Jeu ! Mais, maintenant la balle est dans la raquette de la Biosphère… A bon entendeur, bonne chance !


Toutes les créatures terrestres possèdent dans chacune de leur cellule la Règle du Jeu, c’est-à-dire le mode d’emploi, le Code de la Vie : « l’ADN », qui fonctionne en sécrétant en permanence de « ARN - messager ». Le coronavirus est un ARN ! C’est donc notre profonde similitude à nous tous, les co-voyageurs temporaires de la Vie sur Terre : les microbes (virus, bactéries, mycélium), les plantes, les animaux, les Hommes, tous cramponnés à notre habitat partagé : la Terre, dans une symbiose planétaire. Tous reliés par un immense collier, dont nous sommes tous des perles, et dont le fil invisible et ininterrompu depuis presque 4 milliards d’années, est celui de la Vie ; un fil conducteur qui n’est autre que celui de l’ADN/ARN, qui a toujours su résoudre les problèmes malgré quelques extinctions de masse et de nombreuses pandémies. On peut donc lui faire confiance !


Un Virus c’est de l’ADN ou de l’ARN, c’est tout, mais c’est beaucoup ! C’est le paragraphe du chapitre d’un Livre, parmi une infinité d’autres livres, qui, ensemble, forment ce que l’on appelle « le génome », c’est-à-dire cette immense et microscopique Bibliothèque de la Vie. Une Bibliothèque dans laquelle toutes les créatures, dont l’Homme, possèdent leur propre casier, leur tiroir personnel, leur rayon spécifique où sont gravées toutes les causes de leurs échecs et les recettes de leur réussite… comme une Mémoire privée et collective.


Un virus c’est donc un fragment de code génétique, une recette instable soumise à de fréquentes mutations, jamais figée sinon on ne pourrait pas s’adapter en permanence en apprenant de nos erreurs. Mais c’est un Code de la Vie que nous manipulons sans cesse dans nos laboratoires à des fins commerciales, productivistes, comme si c’était un jeu, pour fabriquer des créatures réduites à l’état d’esclavage, soumises à tous nos caprices, comme le sont les OGM par exemple pour un profit immédiat… et tant pis pour le long terme, après moi le déluge… ! et le déluge est peut-être bien en train de se réaliser, car nous avons supprimé la règle du jeu de la Biosphère, nous nous sommes mis hors jeu, tout seul…


Un virus, c’est une créature intermédiaire entre deux pôles opposés, contradictoires et pourtant toujours complémentaires, comme le sont par exemple le jour et la nuit. Il change d’identité en fonction du contexte, comme un caméléon. L’étymologie du coronavirus est à cet égard très instructive.


« Corona » est un mot latin qui signifie « couronne », dont nous avons fait le symbole de la « puissance royale » (la couronne du Roi) et aussi de l’Argent (la couronne anglaise est une monnaie). La puissance de l’Argent n’est-ce pas ce qui nous détruit à petit feu, comme le ferait une maladie endémique ? Une pandémie peut-être aussi ?


« Virus » est un mot latin qui désignait « le suc des plantes », le « sperme », le « venin » et le « poison ». C’est-à-dire ce qui donne la Vie et la Mort, comme une sorte de statut intermédiaire. Mais le virus évolue aussi dans d’autres zones floues et contradictoires.


Le virus est à la limite du visible et de l’invisible, puisqu’il échappe à tous les microscopes sauf au microscope électronique. Il appartient donc à l’infinitésimal visuel.


Le virus est à la limite du Vivant, quand il s’introduit dans une cellule pour pouvoir se multiplier, et du non-Vivant lorsqu’il cristallise en dehors d’une cellule, comme s’il était aussi dans une identité intermédiaire entre le Biologique et le Minéral, ou entre un Sujet (autonome, auto-régulé, contraint à l’adaptation) et un Objet (contraint à la soumission). Mais il est aussi à la limite du pathologique (cause présumée de maladie) et du physiologique (molécule ARN ou ADN indispensable au maintien de la santé et de la vie). Enfin, la pandémie actuelle nous le fait apparaître, comme à la fois pathogène et thérapeutique ; pathogène pour l’Homme, avec cette pandémie actuelle, et thérapeutique pour la Biosphère, libérée de notre emprise assassine par le confinement ; mais aussi thérapeutique pour l’Homme qui a oublié que sa santé dépendait à 100% de celle de la Biosphère. Aurons-nous l’intelligence d’accepter cette grille de lecture, que notre anthroposphère risquerait bien d’occulter si l’on écoute la déferlante médiatique obnubilée par l’effondrement économique au détriment de notre propre effondrement… ?

Un virus, conçu et élaboré d’abord et avant tout par notre Mère Nature, semble être venu comme un lanceur d’alerte, en nous adressant un message fort que nous devrions tous essayer de décoder dans le silence de notre confinement propice à la réflexion, et à la méditation… mais pas pour tous hélas ! Un silence imposé, loin du vacarme assourdissant habituel que le virus a fait taire, pour le plus grand bien de la Bio-sphère et de notre bien-être… mais pas pour tous hélas ! mettant ainsi au grand jour nos profondes inégalités socio-économiques provoquées par un Système hypnotisé par la rentabilité financière, dont la pharmaco-médecine hospitalo-universitaire est une victime intolérable depuis de nombreuses années, ainsi que les malades. N’oublions pas quelques livres récents écrits par des professeurs de médecine : « Hôpitaux en détresse, malades en danger » (professeurs Halimi et Mareschaux), « Les 4000 médicaments utiles, inutiles et dangereux » (professeurs Even et Debré)… et bien d’autres encore !


Une autre voix est-elle audible dans ce déluge d’informations médiatiques ahurissant, focalisé par la pensée unique de la Médecine auto-proclamée traditionnelle, au sujet de la cause exclusivement microbienne de toute infection, comme si le terrain individuel, personnel, comptait vraiment pour du beurre ! Ce que les porteurs-sains démentent tous les jours.

Une pensée qui bafouille au sujet de la contagion, et se contredit d’une semaine sur l’autre, d’un médecin expert à un autre, et au nom de la rigueur scientifique !

Le virus, proclamé seul et unique responsable de la contagion, traverse-t-il le masque protecteur du porteur vers les autres ou inversement ? Pourquoi la maladie n’est-elle pas contagieuse pour les porteurs-sains, apparemment les plus nombreux ? Pourquoi le microbe n’est-il pas pathogène pour eux ? Questions jamais abordées ! Pourquoi le virus a-t-il un pouvoir pathogène très sélectif ? Non seulement il épargne les porteurs sains, mais aussi le plus souvent les enfants et les femmes, les plus maltraités par notre Civilisation ! Est-ce un indice ?

Ne serait-ce pas, plutôt que le microbe, le terrain qui serait pathogène ? Une notion que la médecine officielle n’aborde jamais de façon scientifique dans son enseignement hospitalo-universitaire, malgré les innombrables travaux scientifiques réalisés dans ce domaine (« Bioélectronique du Pr L. C. Vincent - « médecine catalytique » du Dr J. Ménétrier… et bien d’autres encore).

Pasteur lui-même n’aurait-il pas dit en fin de vie : « le microbe n’est rien, le terrain est tout » ? Une phrase que valident les médecines déclarées non-conventionnelles pour les exclure du marché… au nom de la Science ! Toutes valident par leur pratique que le microbe n’est qu’un révélateur des déficiences du terrain sur lequel il essaie de s’implanter. C’est le terrain qui décide, pas le microbe, autrement pourquoi y aurait-il des porteurs sains ou des femmes et des enfants épargnés ?


Étonnamment, l’ironie du sort veut que l’une de ces médecines différentes qui fait l’objet d’une guerre, qui n’ose pas s’avouer commerciale, mais de plus en plus acharnée depuis quelques années, est en train de valider son efficacité tant contestée, grandeur Nature, à Ciel Ouvert, en appliquant le principe de Similitude, socle de l’homéopathie de Samuel Hahnemann. En effet, une substance administrée à l’Homme, même à dose infinitésimale, est capable de susciter une réaction thérapeutique pour guérir la maladie qu’elle a provoquée. C’est ce qu’a démontré Hahnemann tout au long de sa très longue vie, grâce à ses expérimentations scientifiques appelées « pathogénésies ».


Effectivement, avec le coronavirus, nous sommes en présence d’un élément appartenant à l’infinitésimal optique, provoquant la pandémie et l’effondrement de tout un système fondé sur la cupidité et la rentabilité, ce qui suscite une réaction thérapeutique par le confinement, à la fois pour la Biosphère et aussi pour l’Homme, libéré de l’esclavage professionnel et invité à la réflexion pour inventer une toute autre façon de vivre ensemble sur notre planète commune, la Terre.


Serons-nous capables de proposer une thérapeutique à long terme pour venir à bout de cette Maladie qui gangrène l’Humanité et toute la Biosphère : la marchandisation de la Vie et de l’Argent ?


Aurons-nous la Force de concevoir la mort et la « maladie » comme des événements naturels provoqués par l’auto-régulation biosphérique sur laquelle nous ne pourrons jamais exercer l’autorité du Maître, puisque nous n’en sommes que l’Elève ! Qu’on se le dise !


Aurons-nous l’intelligence de mettre à exécution ce que signifie exactement le mot intelligence à son origine étymologique : « choisir, cueillir, rassembler » ! Ce qui signifie exactement : discerner, décider, et vivre ensemble !


Puissions-nous faire émerger de cette catastrophe planétaire, une thérapeutique à long terme, non à court terme comme celle de la médecine officielle et académique, ce que déplore le Professeur Didier Sicard :

« Mais l’impératif économique prend rapidement le dessus… la prime est au résultat immédiat, précoce, à l’innovation, pas au résultat à long terme. » (Aux origines de la médecine, 2011, p. 424).

«  Car la santé est devenue la marchandise la plus rentable du monde » (op. cit., p. 420).


Aurons-nous la force d’exiger une thérapeutique sans effet secondaire toxique mais enfin fondée sur l’Ethique : « Primum non nocere » (D’abord ne pas nuire).


Puisse l’Ethique devenir enfin le socle inébranlable de la Nouvelle Civilisation dont nous avons tous besoin, pour que la Barbarie n’ait plus de prise sur nos Consciences, comme le souhaitait il y a déjà un siècle le Dr Albert Schweitzer (L’Ethique et la civilisation, 1923).


L’œil ne crée pas plus la Lumière que le cerveau, l’Intelligence. Aurons-nous assez d’Humilité pour concevoir la Biosphère, non pas comme une esclave dont nous serions le Maître, mais comme un Maître à penser ?




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