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  • Anne

L'Herbe d'Eugène



Autres noms : Achyrantes aspera ; Achyranthe âpre ; Achyranthe à feuilles rudes ; Collant ; Gerndarme ; Herbe à bengalis ; Herbe à sergent ; Herbe des jeunes ; Herbe d'Inde ; Herbe sergent ; Herbe zinde ; La Zinde ; Queue-de-rat ;



Utilisations traditionnelles :


Selon Jean-Baptiste Gallé, Sophie Groeber, Allison Ledoux et al. auteurs de "Quelques plantes employées dans le Sud-Ouest de Madagascar". (Madagascar:) Jardins du Monde, 2014) :


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Sur le site La vie Re-Belle on trouve le document suivant qui présente les indications et préparations médicinales à base d’Achyranthes aspera recueillies dans les études ethnobotaniques recensées par la base de données Prélude :

indications et preparations medicinales traditionnelles africaines
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On recense également d'autres utilisations de cette plante :


Alimentation : Les feuilles peuvent être consommées cuites. La plante n’est pas cultivée ; les feuilles sont récoltées dans la nature pendant le saisons des pluies, ou toute l’année au bord des rivières et dans les zones humides. Les graines sont réputées très nutritives lorsqu’elles ont cuites avec du lait. À Madagascar la plante est brûlée après séchage et les cendres fournissent par lixiviation et dessiccation un sel de potassium, préféré au sel marin pour faire la cuisine.

Fourrage : La plante est utilisée comme fourrage donné aux chèvres ou aux lapins

Hygiène dentaire : Les morceaux de racine sont utilisés comme brosse à dents.

Apiculture : C’est une plante mellifère butinée par les abeilles

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Mythes et légendes :

D'après Angelo de Gubernatis, auteur de La Mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal, tome 2 (C. Reinwald Libraire-Éditeur, Paris, 1882),


APAMARGA (achyrantes aspera). — Cette plante indienne a donné le nom au rite sacrificiel appelé : Apâmârga Hama, parce qu'à la pointe du jour, on offrait une poignée de farine composée des semences de l'apâmârga. D'après une légende du YarJurveda noir (II, 95), Indra avait tué Vr'itra et autres démons, lorsqu'il rencontra le démon Namuc'i et lutta avec lui ; vaincu, il fit la paix avec Namuc'i à cette condition qu'il ne le tuerait jamais ni avec un corps solide, ni avec un corps liquide, ni le jour, ni la nuit. Alors Indra recueillit de l'écume, qui n'est ni solide, ni liquide, et vint pendant l'aurore, lorsque la nuit est partie et que le jour n'est pas encore arrivé ; puis, avec l'écume, il frappa le monstre Namuc'i, qui se plaignit de cette trahison. De la tête de Namuc'i naquit alors l'herbe apâmârga; Indra ensuite détruisit tous les monstres à l'aide de cette herbe. Cf. Ràg'endralàla Mitra, An impérial Assemblage at Delhi three thousand years ago. On conçoit aisément que cette herbe merveilleuse ait pu devenir, après une origine pareille, un talisman puissant. On la tient donc à la main et on l'invoque dans L'Atharvaveda (IV, 17, 18) contre la maladie du kshetriya et contre les sorcières, les monstres, les cauchemars ; on l'appelle victorieuse, ayant à elle seule la force de mille, détruisant les effets des malédictions, spécialement de ces malédictions qui empêchent la génération, qui produisent la faim, la soif, la pauvreté. Dans l'Atharvaveda, on appelle encore l'apâmârga, seigneur des herbes salutaires, fils de Vibhindant, ayant reçu toute sa force de Indra lui-même. D'après les Elliot Aienioirs cités par Zimmer, Altindischcs Leben (p. 67), dans la croyance populaire actuelle des Hindous, on attribue à cette herbe la propriété de garantir contre les morsures des scorpions.

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