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  • Anne

L'Alétris





Étymologie :



Autres noms : Aletris farinosa ; Broyeuse de grains ; Hyacinthe farineuse d'Amérique septentrionale ; Maïs des corbeaux ; Racine de licorne.




Botanique :


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Propriétés :


Selon Louise Lagacé, dans un article intitulé "Les plantes, les hormones et la fertilité" et paru le 21 mars 2014 sur le site Chemin de Vie :


La Fausse licorne (Aletris farinosa). La racine de fausse licorne est un tonique reproducteur général. Elle rétablit l’équilibre hormonal chez l’homme et elle contribue à stimuler l’ovulation chez la femme.




Symbolisme :


Selon Robert Turcan dans un article intitulé "A. Brelich. Paides e Parthenoi" paru In : Revue de l'histoire des religions, tome 180, n°2, 1971. pp. 171-175 :

L'auteur, ne se fonde pas tant sur certains éléments initiatiques de l'éphébie (dont aucun document n'atteste l'existence avant le ive siècle) que sur les vers 641-645 de la Lysistrata d'Aristophane. Dans ce passage, le chœur des femmes énumère quatre étapes d'un cycle éducatif dont la structure et le contenu rituel suggèrent mainte comparaison avec les systèmes connus d'initiations féminines. Le chœur se vante d'avoir été successivement arréphore, aletris (« broyeuse de grains »), « ourse » et canéphore. […] . Les « aletrides » apprenaient l'exercice d'une tâche vitale, la panification, qui dans la société grecque archaïque était de la compétence des femmes : on sait que chez les « primitifs» les initiands acquièrent, pendant la ségrégation la pratique d'une activité qu'ils auront à exercer en tant qu'adultes.

Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Cette plante américaine (aletris farinosa), appelée aussi « maïs des corbeaux », présente une forte racine (et astringente) dont les pouvoirs de protection ont été utilisées par les pionniers qui en plantaient aux quatre coins des maisons pour éloigner le diable. Trappeurs et voyageurs se munissaient d'une racine d'alétris pour aller en territoire indien.

Selon Scott Cuningham, « ce tubercuel, soit séché et râpé, soit bouilli et malaxé avec diverses huiles aromatiques, entrait dans presque tous les remèdes empiriques du Far West ». Les sorcières de Nouvelle-Angleterre l'utilisent traditionnellement dans les rituels de désenvoûtement.

Enterrer un ou plusieurs « maïs des corbeaux » sur le chemin conduisant à sa maison repousse une personne malveillante qui « ne pourra pas plus passer que si elle s'était heurtée à un mur infranchissable ».

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