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Bételgeuse




Astronomie :

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Le point sur le comportement étrange de Bételgeuse :







Symbolisme :


Selon le site Astrosurf :


Bételgeuse, à la riche couleur de topaze, appelée par les astronomes arabes l’Aisselle de Celui qui est au Centre, marque l’épaule droite du Chasseur. Elle se lève à l’automne alors que se couche Antarès, le cœur rouge du Scorpion qui tua Orion.

 

Dimitri Karadimas, auteur de « Le masque de la raie », (In : L’Homme, 165 | janvier-mars 2003, pp. 173-204) établit le lien entre Bételgeuse et le solstice d'été :


Selon Reichel-Dolmatoff (1997 : 266), les Desana établissent la relation suivante entre les étoiles du trapèze d’Orion et les solstices : «… Betelgeuse y Bellatrix son los puntos del solsticio de verano, Saiph y Rigel los puntos del solsticio de invierno y al cinturón se le llama “Senda del Sol” » (1).


Note : 1) J’ai montré ailleurs que cette association est plus d’ordre calendaire que spatiale : le cycle d’Orion permet un découpage de l’année qui va d’un solstice à l’autre (Karadimas 1999).

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Nicole Bartolucci, autrice de Chemins d'étoiles, astrologie stellaire (Éditions Quintessence, Éveil et Conscience, 2012) rend compte de ses travaux sur l'étoile Bételgeuse :


Bételgeuse – 28°45 – Gémeaux

Magnitude : 0,3 à 0,6

Élément : Air

Nature : Mars ; Mercure ; Pluton

Couleur : Violet clair

Constellation : Orion

Désignation : α Orionis


Origines, mythologie et symbolisme : C’est l’épaule du géant, l’aide du Ciel pour terminer au mieux un cycle de travail évolutif. C’est le guide qui nous porte loin vers la réalisation de l’âme. Elle est très importante (le signe des Gémeaux contient beaucoup d’étoiles de première magnitude dont celles de la constellation d’Orion, le chasseur de la bête intérieure).

Dans la tradition chamanique des sorciers Yaquis, cette étoile est celle à laquelle se relie le « Traqueur » pour accumuler de l’énergie et la maîtriser par l’impeccabilité.

Elle était reliée au dieu solaire euphratéen Uruanna, la « Lumière des Cieux », et au dieu Akkadien Duwuzi (Tammuz), identique au très ancien dieu sumérien Ningirsu, le « Seigneur du Bord de la Rivière ». Elle est reliée à la voie lactée ou Eridanus, Orion étant entre les deux rives. Une ancienne tablette cunéiforme babylonienne appelait Orion « l’Esprit Berger des Cieux ».

Dans la Chine ancienne, Orion était le « Suprême Commandeur ».

En Arabie, Orion était Al Jauzak, terme habituellement employé pour un mouton noir ayant un point blanc sur le milieu du corps.

À Babylone, la brillante constellation d’Orion était adorée comme celle du dieu qui créait les pierres précieuses.

Les premiers irlandais appelaient cette constellation Caomai, le « Roi Armé ».

La mythologie grecque nous rapporte qu’Artémis (déesse de la Lune et des animaux sauvages) tomba amoureuse d’Orion, fils de Poséidon, qui avait le pouvoir de marcher sur les eaux. Or, Artémis avait comme charge, chaque nuit, de conduire le char de la Lune argentée dans le ciel. Au bout de plusieurs nuits sans Lune dans le ciel (la belle déesse ayant visiblement trouvé occupation plus plaisante à son goût), son frère Apollon s’enquit auprès d’elle de la cause du non-respect de ses engagements envers le luminaire dont elle avait la charge. Sa demande se heurta au silence de la déesse. Après un mois sans Lune, Apollon, dépité de voir son autorité remise en question par sa sœur, décida que seule la mort d’Orion pourrait restaurer l’ordre naturel des choses. Il conçut donc un plan pour parvenir à ses fins : un soir, au coucher du Soleil, il appela Artémis, qu’il avait vu batifoler au bord de l’eau avec Orion. Il projeta un mince rayon de lumière sur les flots, avec un point d’ombre en son centre, puis dit à sa sœur que, bien que son habileté à l’arc soit légendaire, elle avait ses limites et qu’il lui serait sûrement impossible d’atteindre ce point avec l’une de ses flèches. Artémis, vexée, encocha immédiatement une flèche à son arc et tira sur la cible, sans voir Orion qui nageait dans les eaux, et qu’Apollon lui avait masquées. Son tir était parfait, comme toujours, sa flèche atteignit Orion à la tête, le tuant instantanément. Lorsque les vagues ramenèrent Orion sur la berge, Artémis, horrifiée, découvrit ce qu’elle avait fait et le piège dont elle avait été la victime. Elle amena alors le corps d’Orion à son neveu, Esculape, en le suppliant de le ramener à la vie. Mais avant que ce dernier ait eu le temps d’agir, un coup de foudre lancé par Zeus détruisit le corps. Au désespoir mais résignée, elle emporta alors les restes d’Orion sur son char lunaire, chercha dans les cieux l’espace le moins éclairé et en forma la constellation qui porte son nom, afin qu’elle éclaire puissamment le ciel et que sa lumière soit vue de tous. Une autre version de la légende rapporte qu’Orion fut tué par un scorpion et qu’Esculape parvint à lui sauver la vie en lui faisant boire un antidote.


Sur le plan de la santé : Maladies et fièvres soudaines, mais de courte durée. Risque de chutes ou d’accidents, surtout en voiture ou lors de longs voyages.


Dans la méditation : Cette étoile met en contact avec les guides de l’invisible qui permettent de rechercher en soi la lumière nécessaire au travail spirituel. Elle ouvre un canal qui aspire vers les plus hautes sphères et offre également la possibilité de se recharger en énergies cosmiques pour avancer plus vite.


En conjonction :

  • Avec le Soleil : aptitudes pour l’occultisme et le mysticisme. Le natif recherchera dès l’enfance à être en harmonie avec la Terre Mère. Vivacité mentale, facilités pour l’étude des langues étrangères. Tendance à l’ironie mordante

  • Avec la Lune : esprit actif, forte volonté, mais manque de stabilité dans les décisions et les projets. Lien karmique avec le Tibet. Humeur changeante. Goût pour le théâtre.

  • Avec Mercure : études scientifiques qui peuvent, si d’autres éléments du thème le confirment, déboucher sur une découverte amenant la célébrité. Don pour les langues. Curiosité très développée. Perspicacité. Intelligence.

  • Avec Vénus : recherche de l’âme sœur pouvant conduire au libertinage ou aux changements fréquents de partenaire par désir de plaire et de séduire. Dons artistiques, goût pour la décoration.

  • Avec Mars : meneur d’hommes, force intérieure. Le natif sait percevoir ceux qui l’entourent à leur juste valeur. Circonspection. La combativité s’exprimera surtout par la polémique et la critique.

  • Avec Jupiter : spontanéité. Grand pouvoir de persuasion par le verbe. Esprit sérieux en toutes choses. Heurts avec les parents par alliance. Mysticisme.

  • Avec Saturne : nervosité excessive, difficultés d’élocution dans la jeunesse. Réussite matérielle après des années d’effort. Grand sérieux et recherche de stabilité à partir de la quarantaine.

  • Avec Uranus : caractère original, non conformisme. Intérêt pour toutes les nouveautés, esprit inventif, créativité. Intelligence servie par une très bonne intuition, mais risque d’instabilité et de fragilité du système nerveux.

  • Avec Neptune : s’il parvient à contrôler son émotivité, le natif pourra avoir une renommée certaine dans toutes les activités sociales ou par des écrits qui le feront reconnaître du public. Recherche d’un idéal mystique au sein d’un groupe, possibilités médiumniques qui peuvent affecter la santé.

  • Avec Pluton : agressivité verbale envers les institutions religieuses ou administratives.

Demeures lunaires :

  • Demeure Hébraïque (potentiel à réaliser) : « ZIAH », Dieu resplendissant. Dans cette demeure, il est demandé au natif de réaliser son potentiel spirituel en aidant ou en guidant les autres sur la voie lumineuse, ce qui pourra le conduire à une quête mystique ou à la pratique d’une technique de yoga ou d’art martial.

  • Demeure Arabe (travail d’évolution à accomplir) : « AL DHIRA » la graine. Rechercher à développer sa compréhension, ce qui passe d’abord par la réalisation de son potentiel intuitif, en gardant les pieds sur terre mais aussi en traquant ses petits démons intérieurs qui risquent, à travers l’ego, de déséquilibrer l’être. Il serait bon pour le natif d’entreprendre un travail psychologique en miroir pour apprendre à mieux se connaître.

  • Demeure Chinoise (karma à épurer) : « LIEOU », la branche de saule. Dons magnétiques mais fragilité des membres supérieurs due à des mémoires karmiques de supplicié.

  • Demeure Hindoue (but du travail à accomplir) : « PUNARVASU », les frères. Psychisme très puissant pouvant, selon la manière dont le natif s’en servira, conduire à la guérison ou à la création de maladies. Il lui sera nécessaire de faire un travail en méditation pour renforcer et centrer tant le corps astral que le corps mental.

Influences de l’étoile et ange transmetteur de son énergie :

  • Influence sur l’âme : Étoile royale, qui relie l’âme aux maîtres ascensionnés et qui demande au natif un réel engagement sur la voie spirituelle. Du point de vue alchimique, elle représente le passage de la sublimation du vif-argent (ou mercure) qui constitue le processus conduisant à la pensée éveillée.

  • Influence en tant qu’Étoile Source : Pour retrouver toutes ses possibilités, l’être devra maîtriser ses émotions et rechercher le contact avec son âme afin d’entendre sa petite voix intérieure. C’est seulement par un travail initiatique que le natif pourra se servir utilement de ses dons. Dans cette configuration, l’étoile indique que l’âme doit faire l’expérience de la communication et de l’échange avec autrui.

  • Influence en tant qu’Étoile Guide : Bételgeuse demande à l’être d’ouvrir son cœur et d’être vrai dans ses sentiments afin de mieux servir de guide incarné pour ceux qui l’entourent. Elle le guidera vers plus de stabilité et moins de dispersion.

Ange Lunaire transmetteur de son énergie : SÉHÉLIEL.

Cet ange demande au natif d’être sincère dans ses sentiments et de savoir les exprimer. Il lui faudra rechercher la compréhension des autres et savoir respecter leur personnalité pour réaliser au mieux son but d’incarnation.

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Mythologie :


Sur le Blog de Futura Sciences Jean-Baptise Feldmann propose un article qui évoque la mythologie des Aborigènes d'Australie (18 janvier 2020):


BÉTELGEUSE : LES ABORIGÈNES AUSTRALIENS CONNAISSAIENT DÉJÀ SA VARIABILITÉ


[...] Les Aborigènes habitaient déjà la partie continentale de l’Australie il y a plus de 65.000 ans. Les anthropologues et les ethnologues s’intéressent depuis le XIXe siècle aux traditions orales de ces peuples. De nombreuses créatures géantes comme le Serpent arc-en-ciel (Ndjamulji) sont les héros de ces récits. Voici la légende que l’on raconte au sujet d’Orion : un homme appelé Nyeeruna (Orion) est un chasseur qui poursuit de ses assiduités les sœurs Yugyarya (les Pléiades). Kambugudha, l’aînée des sœurs, (représentée par l’amas d’étoiles des Hyades), s’interpose. Elle jette régulièrement de la poussière sur Nyeeruna, ce qui a pour effet d’atténuer l’éclat du feu (Bételgeuse) qu’il tient à la main.

Récit prémonitoire : cette légende est étonnante car elle laisse supposer que les Aborigènes avaient déjà remarqué la variabilité de la géante rouge. L’éclat de Bételgeuse est en effet irrégulier : la magnitude de cet astre varie de 0 à 1,3 selon deux cycles, une période primaire de 388 ± 30 jours et une période secondaire de 2050 ± 460 jours. Le plus troublant est l’origine de cette variation évoquée dans le récit des Aborigènes : la présence d’un nuage de poussière. C’est justement l’une des hypothèses proposées par les astrophysiciens pour expliquer l’actuelle baisse de luminosité. Selon eux, Bételgeuse aurait pu recracher une puissante bouffée de gaz et de poussières qui la masquerait partiellement et temporairement.

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Littérature :


Jorge Quiñonez et Ned. Raggett, auteurs de "Nólë i Meneldilo". (In : Vinyar Tengwar, 1990, vol. 12, pp. 5-15 ; traduit par David Giraudeau) proposent une identification des étoiles de la Terre du Milieu dans le Seigneur des Anneaux de Tolkien :


Quelle est donc Borgil, un nom qui signifie "étoile rouge" en langue elfique ? Trois identifications ont été faites : Foster pense que c'est Aldébaran, Tyler et Henry disent que c'est Mars, tandis que Allan, Martingell, Stone et, encore, Foster, choisissent Bételgeuse. En termes de précision et de plausibilité astronomiques, toutes trois ont leur chance : Aldébaran est une étoile rouge dans le Taureau, Mars est la « planète rouge » de la tradition et sa position dans le Taureau, une constellation dans l'Écliptique, peut être aisément comprise ; Bételgeuse est une géante rouge d'Orion. Néanmoins, le choix le plus clair est Bételgeuse. Mars est disqualifiée car Tolkien fit une autre association avec elle, qui sera rapidement présentée. Aldébaran, bien que plausible, n'est pas aussi intense que Bételgeuse comparativement plus brillante ; Stone démontre également dans son article que, étant donné l'époque et le lieu dans lequel se trouvaient les Hobbits, alors qu'ils observaient les étoiles, Aldébaran aurait déjà été haute dans le ciel plutôt que rasante sur l'horizon. Borgil est donc Bételgeuse, non seulement parce que c'est le seul choix restant, mais parce qu'elle est la première étoile brillante d'Orion à apparaître, « entraînant » le reste de la constellation avec elle.


N.B. Aldébaran est la 13ème étoile la plus brillante du ciel nocturne, Bételgeuse la 9ème.

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