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  • Anne

L'Amélanchier





Étymologie :

  • AMÉLANCHIER, AMÉLANTIER, subst. masc.

Étymol. ET HIST. − 1549 amélanchier « aronia vulgaris Moench » (H. Solerius, Scholiae... à la suite de Aetii medici tetrabiblos, éd. par Cornarius, Lyon, 1549 ds Rolland, Flore pop., V, 128) ; 1733 (N. Lémery, Dict. des drogues). Adaptation du prov. mod. amelanquier (1549, Solerius ds Rolland, op. et loc. cit., Mistral t. 1 1879, s.v. amelenquier), dér. de amelanco (amélanche*).


Lire également la définition du nom amélanchier pour amorcer la réflexion symbolique.




Botanique :

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Littérature :


Dans son roman policier Le Parme convient à Laviolette (Eté Denoël, 2000), Pierre Magnan évoque les amélanchiers à propos des lèques, ces pièges rudimentaires posés par les paysans bas-Alpins qu'il aime à décrire :


"De ces pierres plates, débris de grandes dalles éparses un peu partout, la nature a jonché nos terres et nos chemins. Et il a fallu longtemps à nos aïeux pour qu'ils comprennent le parti que l'on pouvait en tirer, en les associant avec des baguettes d'amélanchier, une autre inutilité de nos pays. C'est un arbuste buissonneux qui ouvre de la neige de ses fleurettes blanches toutes les collines qui descendent de Lure vers la Durance, entre Sisteron et la Garde-de-Dieu. Ça dure trois semaines entre le dix avril et le premier mai. Le temps de réjouir nos yeux et de nous faire croire qu'enfin il a neigé sur nos coteaux arides qui ne voient la pluie que soixante-dix jours par an. Puis l'illusion se dissipe et l'amélanchier couleur de pierraille s'achemine vers l'automne, végétatif, couvert de petites feuilles jaunes qui s'alentissent dès l'août sur la caillasse brûlante de l'été. Qu'en faire d'autre que des supports de lèques ? Certains ont bien essayé, comme avec la bruyère, d'en tirer des balayettes. Ça n'a pas pris. Ça balayait trop grossièrement, tandis qu'il n'était pas imaginable de confectionner des supports de lèques avec autre chose que des baguettes d'amélanchier."

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