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  • Anne

Le Tambalacoque




Étymologie :


Selon le blog https://mauricianismes.wordpress.com :


"L’origine du mot tambalacoque est inconnue — une forme “tamanicoque”, aujourd’hui disparue, aurait existé —, le nom écrit de la sorte étant attesté depuis 1888 (Charles Baissac, Le Folklore de l’île Maurice).


Autres noms : Sideroxylon grandiflorum ; Calvaria grandiflora ; Arbre du dodo.

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Symbolisme :


Selon l'article du magazine http://www.lemauricien.com du 20 novembre 2011 :


"LE TAMBALACOQUE : Symbole de résistance et de longévité.


Cet arbre est ici chez lui. Descendant de la famille des Sapotaceae, il fut domestiqué par l’homme et son commerce favorisa autrefois le développement de la fabrication de meubles et de navires. Symbole de résistance et de longévité, le tambalacoque, arbre endémique unique à Maurice peut atteindre jusqu’à 400 ans voire plus. A ce jour, la population est restreinte à environ 300 espèces réparties dans la forêt de Bel Ombre, sur la montagne du Pouce et dans la forêt du sud est. Le tambalacoque figure maintenant sur la liste rouge de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature)."


Dans un article dans le même magazine du 21 janvier 2012 intitulé "Le tambalacoque, vieux sage de nos forêts", on trouve ce complément :


De la famille des sapotaceae, cet arbre se distingue par une longévité exceptionnelle qui peut avoisiner les mille ans et sa hauteur dominante dans la canopée des forêts hautes de Maurice. Espèce protégée et endémique, ce roi de la forêt n’a cessé d’interpeller les scientifiques à la manière d’un vieux sage qui s’amuserait à éduquer l’humanité en posant ses énigmes les unes après les autres…

Apparenté au bois fer réunionnais, le tambalacoque se compose d’un tronc droit surmonté d’une couronne de feuillage particulièrement dense. Majestueux, l’arbre résiste admirablement aux cyclones grâce à son enracinement profond et étendu et à une structure externe qui donne peu de prise aux vents. {...] symbole de puissance et d’éternité, le tambalacoque a suscité de nombreuses recherches et hypothèses depuis que le botaniste Bojer l’a décrit pour la première fois en 1844 alors qu’il peuplait encore généreusement le pays.

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© iStockphoto.com /Jbkrcmar

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Contes et légendes :






Littérature :


J. M. G. Le Clézio, dans son roman Alma (Gallimard, 2017) nous fait découvrir cet arbre, exotique aux yeux de ses lecteurs français :


Aditi écarte les branches.

"Regarde, tu sais ce que c'est ?"

Au milieu des ébéniers, un tronc malingre, tortueux, avec des feuilles larges et dures, vernies, d'un vert jaunâtre.

"C'est tambalacoque."

Aditi ajoute : "L'arbre de ton oiseau disparu."

Il est jeune, quatre ou cinq ans à peine. Il a du mal à percer la voûte des frondaisons, à la recherche d'un rayon de soleil. Dans le sol moussu, Aditi trouve une graine, de la taille d'une grosse noix, plutôt allongée, d'un brun foncé rayé par endroits.


"C'est ça qu'il mangeait, ton oiseau dodo. On a prétendu qu'après la mort du dodo les tambalacoques ne pourraient pas survivre, parce qu'il était le seul à pouvoir digérer l'écorce de la graine, à la briser avec sa pierre de gésier, mais regarde, celui-ci est tout jeune, il prouve que l'arbre va continuer à vivre."

Aditi me donne la graine, je la mets dans ma poche où elle rejoint la pierre blanche que mon père a trouvée jadis dans les cannes, près de la Mare aux Songes.

Nous sortons de l'enclos par une porte grillagée qu'Aditi referme soigneusement avec un cadenas qui me paraît être un antivol de mobylette. Fermée, contre qui, contre quoi ? Les voleurs de Sideroxylon grandiflorum ou d'araliacées ne doivent pas courir les chemins, et quant aux macaques, ce n'est pas un grillage qui les empêchera de venir semer les graines du goyavier de Chine."

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