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  • Anne

La Joubarbe





Étymologie :

  • JOUBARBE, subst. fém.

Étymol. et Hist. xiie s. (Gloss. B.M. Tours 433 ds Bibl. École des Chartes, t. 30, p. 327 : Barba Jovis vel semper viva, jobarbe). Du lat. jovis barba (Pline), ainsi appelée parce qu'elle est censée protéger de la foudre ou parce que ses fleurs s'étendent en panicule, v. André Bot.


Lire également la définition du nom joubarbe pour amorcer la réflexion symbolique.



Botanique :




















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Symbolisme :


Selon le site http://gardiensdelaterre.org/ :


"Encore une plante de la Saint Jean.

Selon la légende elle a été donnée aux hommes par Jupiter (Joubarbe= barbe de Jupiter) c’est pour cela que l’on dit qu’elle détourne des maisons la foudre et les incendies qui sont les deux châtiments de Jupiter. C’est pour cette raison qu’on en plantait sur les toits des maisons.

On dit aussi que celui qui arrache un plant de Grande Joubarbe s’attirera les plus grands ennuis. Dans le Sud de la France et en Italie on faisait boire du jus de Grande Joubarbe aux nourrissons pour leur assurer une longue vie.

Une vache qui a mangé de la Grande Joubarbe recherchera la compagnie du taureau et un peu dans le même esprit, si un homme place pendant quelques temps des feuilles de Grande Joubarbe dans sa poche puis fait sentir ces feuilles à une demoiselle, il la séduira inévitablement.

Telle qu’inscrite dans le Capitulaire de Villis, la Jovis barba ou « barbe de Jupiter » est une plante réputée depuis l’Antiquité [initialement Dioscoride cite la joubarbe comme rafraîchissante et astringente et il l'indique, en usage externe, contre les inflammations des yeux, les brûlures, les maux de tête et en usage interne sous forme de suc frais contre les morsures de tarentules, la dysenterie et les vers intestinaux], à tel point que, plus tard, Charlemagne lui-même préconisait son usage en la faisant pousser sur les toits des biens impériaux car, disait-on, elle avait le pouvoir de protéger les habitations des colères du dieu de la foudre : Zeus. C’est pour cette raison qu’il ne faut jamais l’arracher d’un toit, d’autant plus qu’elle protège, par sa présence, des maladies infectieuses les habitants des lieux où elle élit domicile. Cela n’est donc pas pour rien si elle possède des vertus antiseptiques et fébrifuges…

On la nomma aussi aizôon, ce qui signifie « toujours vivant » [« toujours vert », en liaison avec son caractère semper virens que l’on retrouve dans son nom scientifique]. La joubarbe est, avec la sauge officinale, l’achillée millefeuille, l’armoise, le millepertuis, le lierre et la marguerite l’une des sept plantes sacrées de la Saint-Jean. Pour qu’elles conservent leur pouvoir, elles doivent être cueillies entre l’aube et le coucher du soleil le jour du solstice d’été [ce qui laisse du temps], à jeun et, moins hardi, en marchant à reculons."

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Légendes et croyances populaires :


D'après Véronique Barrau, auteure de Plantes porte-bonheur (Éditions Plume de carotte, 2012),


"Les recettes de plantes protectrices abondent mais si vous devez n'en retenir qu'une, nous vous conseillons d'orienter votre choix sur la joubarbe qui pousse sur les maisons. Surnommée "meure-jamais" dans le Berry, cette plante préserve des maladies, de la foudre, des voleurs et du mauvais œil tout en assurant aux habitants une vieillesse longue et heureuse."

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