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  • Anne

La Mélisse


Étymologie :

  • MÉLISSE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1256 melise bot. (Aldebrandin de Sienne, Rég. du corps, 107, 25 ds T.-L.) ; b) 1764 mélisse des bois (Valm.) ; 2. 1694 eau de mélisse (Ac.). Empr. au lat. melissa (peut-être att. au vie s., v. André Bot. ; ixe-xe s. ds Nov. Gloss.), tiré de melissophyllon, gr. μ ε λ ι σ σ ο ́ φ υ λ λ ο ν « id. », comp. de μ ε ́ λ ι σ σ α « abeille » et de φ υ ́ λ λ ο ν « feuille », ainsi nommée en raison de l'attirance des abeilles pour cette plante.


Lire également la définition du nom mélisse pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Melissa officinalis ; Arcange ; Béroille ; Céline ; Citragon ; Citronnade ; Herbe au cœur ; Herbe aux mouches ; Herbe citronnée ; Herbe de citre ; Limouno ; Loumili ; Mélisse citronnelle ; Mélisse des boutiques ; Mélizette ; Menthe des ivrognes ; Piment des ruches ; Ponceriane ; Ponchirelle ; Poncirade ; Suçon ; Thé de France ; Thé sauvage ; Varot ;

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Botanique :


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Symbolisme :


Louise Cortambert et Louis-Aimé. Martin, auteurs de Le langage des fleurs. (Société belge de librairie, 1842) évoquent rapidement le symbolisme de la mélisse citronnelle :


MÉLISSE CITRONNELLE - PLAISANTERIE.

Cette plante exhale une agréable odeur de citron ; son infusion calme les nerfs et porte à la gaieté.

 

Dans Les Fleurs naturelles : traité sur l'art de composer les couronnes, les parures, les bouquets, etc., de tous genres pour bals et soirées suivi du langage des fleurs (Auto-édition, Paris, 1847) Jules Lachaume établit les correspondances entre les fleurs et les sentiments humains :


Mélisse - Plaisanterie.

On prétend que l’infusion de cette plante porte à la joie.

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Dans son Traité du langage symbolique, emblématique et religieux des Fleurs (Paris, 1855), l'abbé Casimir Magnat propose une version catholique des équivalences symboliques entre plantes et sentiments :


MÉLISSE OFFICINALE - PLAISANTERIE.

Ne riez pas d'un homme dans l'amertume du cœur, car il y a un Dieu qui élève et qui humilie, le Dieu qui voit tout.

Ecclésiastes : VII, 12.

De toutes les mélisses, l'officinale est l'espèce la plus connue et la plus recherchée pour son odeur agréable et ses propriétés économiques et médicales. Les Latins lui ont donné le nom que les abeilles portent dans la langue grecque, mėlis phullon, feuille de miel, probablement à cause de l'avidité avec laquelle ces insectes recherchent cette plante. La mélisse a été fort renommée, non seulement par son odeur délicieuse, mais encore pour ses admirables vertus, car elle relève les forces, ranime le courage, fait renaître la gaîté. Voilà comment la jugeaient les Arabes ; et le temps qui détruit tout n'a point effacé sa réputation, c'est du moins ce que prouvent les paroles suivantes d'un célèbre poète anglais : « Fuyez, soucis qui troublez ma solitude, fuyez ; l'aimable mélisse vient trouver son poète; elle s'avance gaiment et couronne ma lète de ses rameaux parfumés. Chante moi, me dit-elle, je serai ta récompense. Plante célèbre ! je reconnais ton souffle vivifiant ; il porte dans mon cœur la joie et la sérénité. » (Cowley, Plant.)

La mélisse fait la base de cette eau spiritueuse connue sous le nom d'eau des Carmes ou de Mélisse, très agréable à respirer.

DE LA PLAISANTERIE.

La plaisanterie est l'art de donner du ridicule aux discours et aux personnes, mais hâtons-nous de dire que c'est un art de très mauvais goût qui n'est jamais sans danger pour la charité . Il est vrai qu'il peut se borner quelquefois à un badinage fin et délicat que les gens polis et à plus forte raison les amis emploient pour se railler les uns les autres, mais on peut dire que le plus souvent il révolte les esprits bien faits et qu'il devient toujours coupable toutes les fois qu'il s'attache à la religion, ce qui malheureusement n'est pas rare dans le malheureux siècle où nous vivons.

La plaisanterie est une arme à deux pointes et à deux tranchants, si elle ne tue pas elle blesse grièvement. Souvenons-nous donc dans tous nos discours que les choses saintes et tout ce qui est spécialement consacré à Dieu, doit être pour nous l'objet du plus profond respect. En badiner et les tourner en ridicule, ce serait se rendre soi-même infiniment ridicule et méprisable. Les railleries ou le mépris qu'on en feraient seraient des impiétés ou des sacrilèges parce qu'ils re jaillissent sur la Divinité. C'est manquer au maître que d'insulter ou de mépriser ce qui lui appartient.

La raillerie est l'arme favorite du vice. C'est par là que les audacieux contempteurs de la piété se plaisent à l'attaquer. Ils insultent à la simplicité du juste : mais que leur triomphe sera court ! .. le temps viendra, et il est peut-être plus proche qu'on ne le pense, où ils détesteront leur aveuglement et leur folie en voyant la différence terrible et désespérante de leur sort éternel et de celui du juste qui était l'objet de leur dérision. Laissons leur donc ce funeste plaisir et gardons-nous bien d'y prendre part. Se faire un amusement de leurs plaisanteries, c'est ce rendre aussi coupable qu'eux, et comme ils ne raillent guère que pour être applaudis, trompons leur attente en leur opposant un froid et dédaigneux silence qui les oblige eux-mêmes à se taire. Celui qu'une mauvaise honte empêche de témoigner sa juste horreur , trahit lâchement les intérêts de Dieu. Devons-nous être moins zélés pour sa gloire que chacun de vous le serait pour venger la sienne propre, ou celle de sa famille qu'on verrait attaquée ?

C'est ce que fit un jour adroitement sentir à l'empereur Théodore saint Amphiloque, évêque d'Icone et grand défenseur de la foi contre les Ariens. Il voyait avec peine que l'empereur favorisait ces ennemis de la divinité de Jésus-Christ, Théodore ayant associé son fils Arcadius à l'empire, il profita de cette occasion pour venir au palais le jour que le prince et son fils recevaient les félicitations de toute la cour. Après avoir salué profondément l'empereur, il s'approcha du jeune Arcadius, qui était assis près de lui sur son trône et lui passant familièrement la main au visage : Dieu te conserve, mon fils, lui dit-il. Toute l'assemblée rougit et Théodore piqué comme d'une insulte qu'on lui faisait en la personne de son fils, commanda qu'on chassât ce vieil lard impudent. Saint Amphiloque se retourna vers l'empereur et lui dit avec une respectueuse liberté : « On vous offense, seigneur, lors qu'on ne rend pas à votre fils le même honneur qu'à vous-même. Croyez-vous donc que le père céleste ne ressente pas aussi vivement l'injure que lui font ceux qui refusent d'adorer son fils et qui blasphèment contre lui en niant sa divinité ? » Théodore comprenant alors la sagesse du saint évêque, le traita avec plus d'honneur et publia peu de temps après des lois sévères contre les Ariens.

A combien de gens du monde, qui se disent chrétiens, ne pourrait on pas adresser la même leçon ! Tranquilles et indifférents sur tout ce qui regarde Dieu, ils sont pleins de feu sur ce qui les touche. Qu'un impie raille en leur présence ce qu'il y a de plus saint dans la religion, une crainte humaine les rend muets et peut-être même vont-ils jus qu'à s'en divertir. Mais que la raillerie lance sur eux ses traits piquants ; qu'elle ne fasse même que les offenser un peu, c'est alors que toute sensibilité parait et que leur mécontentement éclate. S'ils aimaient Dieu autant qu'ils s'aiment eux-mêmes, ne prendraient-ils pas également en main ses intérêts ? S'ils le regardaient comme leur père, ne défendraient-ils pas sa gloire indignement outragée, en fermant la bouche à ces railleurs sacrilèges lorsqu'ils pourraient le faire, ou du moins en leur marquant de l'horreur et du mépris ?

Quand l'homme se voit près de la mort, disait un célèbre auteur païen, c'est alors qu'il se souvient qu'il y a un Dieu et qu'il est homme. S'il avait paru l'oublier dans l'éclat de sa fortune ou dans la vigueur de sa santé, il ne sent que mieux alors toute sa faiblesse et sa dépendance. Au premier signal de la mort, le plus incrédule lève les yeux vers le ciel : il reconnaît le Dieu qui tient en sa main la vie de tous les mortels : il tremble sur un avenir qu'il s'était vanté de ne pas croire et dont il avait peut-être plaisanté souvent ; il redoute une éternité dont les portes commencent à s'ouvrir et lui font entrevoir toutes ses profondeurs : il se jette alors dans le sein de son père et de l'auteur de son être. Heureux s'il y répand des larmes qui puissent effacer ses blasphèmes ! Ceux qui dans ce moment terrible où il va être décidé de leur sort éternel, portent l'irréligion jusqu'à vouloir plaisanter encore sur les choses les plus respectables, mettent le comble à leur folie. Ils font consister leur honneur dans tout ce qui achève de les couvrir d'opprobre. Toute plaisanterie dans un homme mourant, comme le dit l'auteur des Caractères est loin de sa place ; si elle roule sur le chapitre de la religion , elle est funeste.. Oh ! que c'est une bien grande misère que de donner à ses dépens et à ceux qu'on laisse le plaisir d'un bon mot !


RÉFLEXION.

C'est une des plus mauvaises conditions qu'un esprit peut avoir d'être moqueur.

(FLÉCHIER, Réflexions sur les caractères des hommes )

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Emma Faucon, dans Le Langage des fleurs (Théodore Lefèvre Éditeur, 1860) s'inspire de ses prédécesseurs pour proposer le symbolisme des plantes qu'elle étudie :


Mélisse - Plaisanterie - Gaieté.

On prétend que l'infusion de cette plante porte à la joie, en calmant les nerfs. Les abeilles sont très friandes de cette petite fleur ; quand on veut faire émigrer un essaim, il faut avoir soin d'entourer la nouvelle ruche de plusieurs pieds de cette plante.- Son nom signifie abeille.


Hâtez-vous, accourez vers ces enfants du ciel,

O vous qui prétendez au trésor de leur miel,

Galatée, Amarylle, Eriscane, Iphilisse.

Dans les flancs d'un panier parfumé de mélisse,

Agitez le rameau qu'ils tiennent embrassé ;

Que cet essaim conquis, aux bords des eaux placé,

De nouveaux citoyens peuple votre héritage.

Déjà la colonie au dehors se partage ;

Sans cesse elle voltige, ardente à dépouiller

Les lieux qu'Opis et Flore ont pris soin d'émailler.

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Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), la Mélisse (Melissa officinalis) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Féminin

Planète : Lune

Élément : Eau

Pouvoirs : Amour ; Succès ; Guérison.


Utilisation magique : Un vieux charme d'amour des bords du Rhin consiste à faire baigner une nuit entière une tige de Mélisse dans une bouteille de vin d'Alsace ou de Moselle. Le lendemain, le jeune homme saisit la tige par un bout, la jeune femme par l'autre, et chacun tire de son côté en donnant un coup sec. On croque alors son morceau de plante en buvant le vin aromatisé et l'on est certain de s'aimer pour le restant de ses jours. Seulement celui qui a gardé dans sa main le plus gros morceau de tige portera la culotte dans le ménage.

D'une manière générale, et partout en Europe aussi bien qu'aux Etats-Unis, les vibrations qu'émet la Mélisse citronnelle sont positives, bénéfiques. Celui qui en porte sur soi est populaire, recherché par son entourage, aimé et courtisé par l'autre sexe.

En sachets, ou brûlée sur des braises de poirier, elle apaise les crises de nerfs des femmes hystériques.

Les jeunes filles qui pleurent fréquemment sans raison devraient consommer beaucoup de cette plante ; des inhalations à l'essence de Mélisse sont particulièrement indiquées.

Beaucoup de parfums à brûler, spécialement préparés pour guérir telle ou telle maladie, contiennent de la Mélisse en proportions variables. La plante entre dans les charmes destinés à attirer la réussite sociale.

Magie apicole : on frotte les ruches avec une grosse touffe de Mélisse ; de nouvelles abeilles viendront se joindre à la colonie ; les anciennes vivront plus longtemps ; leur miel sera de meilleure qualité.

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Pour s'assurer la bonne volonté des bœufs, les Anciens leur passaient au cou une fleur de mélisse, par ailleurs réputée, rappelle Pline, pour être la fleur préférée des abeilles. En frotter les ruches les attache à la maison et leur fait produire du bon miel. La plante servait en outre à soulager les piqûres des mouches à miel et des guêpes et, par extension, des araignées, scorpions et autres insectes (Pline, Histoire naturelle, XXI, 79).

L'homme qui porte cette plante, préalablement mise dans une boisson avec du suc de cyprès, deviendra aimable, doux et "au-dessus de tous ses ennemis". Si l'on fait tremper une courroie dans cette mixture à laquelle on a rajouté un peu de la sueur d'un homme roux, elle se cassera aussitôt en son milieu, nous dit Albert le Grand.

De nos jours, en Europe comme outre-Atlantique, qui porte sur soi de la mélisse citronnelle devient la coqueluche de son entourage et des membres de l'autre sexe. Selon une recette des bords du Rhin, un couple est certain de s'aimer pour la vie si chacun a pris le bout d'une tige de mélisse qui a trempé toute une nuit dans une bouteille de vin d'Alsace ou de Moselle : en tirant un coup sec, ils la rompent, mangent un morceau de la plante et se partagent le vin. Il faut savoir que celui des deux qui a tiré à lui le plus gros morceau de la tige sera le maître.

Au Moyen Âge, la mélisse entrait dans une composition appelée "or potable" qui soignait les crises nerveuses. La plante a le même effet lorsqu'elle est portée dans des sachets ou brûlée sur des braises de poirier. Elle est également recommandée aux jeunes filles qui ont des troubles de l'humeur et qui se mettent à pleurer souvent.

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Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Éditions Québec-Livres, 2013), présente ainsi la Mélisse (Melissa officinalis) :


"C'est une plante vivace qui ressemble un peu à l'herbe à chat, bien que ses feuilles soient d'un vert plus tendre et son odeur citronnée, très caractéristique. Cette plante peut atteindre près de un mètre de hauteur et elle pousse un peu partout.


Propriétés médicinales : La mélisse est une plante dont on se servait énormément avant l'avènement des produits pharmaceutiques. De nos jours, nous redécouvrons toutefois ses bienfaits car, au contraire de bien des médicaments couramment utilisés, la mélisse ne produit pas d'effets secondaires. Ses vertus médicinales sont reliées principalement aux malaise féminins entourant les règles ; étant un calmant doublé d'un antispasmodique , elle soulage les crampes menstruelles. On peut aussi ajouter une infusion assez forte des feuilles à l'eau du bain pour hâter le flux menstruel. Une infusion est recommandée durant la grossesse pour soulager des maux de tête et des étourdissements. Son usage répété et continu permet aussi de prévenir les migraines et apaise certains maux de dents. Ses propriétés calmantes sont très efficaces contre l'hystérie et les désordres nerveux, et peut aider à combattre l'insomnie.


Genre : Féminin.


Déités : Asthart - Hécate - Kwan Yun - Toutes les déesses lunaires.


Propriétés magiques : Amour - Succès - Guérison - Magie lunaire.


Applications :

SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS : Le philosophe Pline, de la Rome antique, assurait que les propriétés magiques de cette herbe sont tellement grandes qu'il suffisait d'en attacher à une épée ou un sabre qui avait causé une blessure pour que le sang arrête de couler immédiatement.


PHILTRE D'AMOUR (pour rendre quelqu'un amoureux) : Attention, ce philtre n'est pas un aphrodisiaque, il agit en douceur pour faire naître des sentiments durables.

Ce dont vous avez besoin :

  • une chandelle rouge

  • de l'encens de rose

  • quelques feuilles de mélisse (fraîches ou séchées)

  • un peu de vin rouge

Rituel : Allumez cotre chandelle et faite brûler l'encens. Placez les feuilles de mélisse dans une bouteille et versez-y le vin en disant :

Vin et baume, travaillez de concert

Afin que (nommez la personne) qui m'est chère

Réponde à mes sentiments

Et ce, rapidement.


Laissez macérer le temps que prend la chandelle à brûler complètement. Filtrez et buvez ce philtre avec la personne désirée.

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Selon Claire Tiberghien, auteure de Équilibre et méditation par les plantes, 30 plantes à découvrir (Éditions Jouvence, 2016), la Mélisse est intéressante par bien des aspects :


Élément : Feu.

De son nom latin Melissa officinalis, la mélisse appartient à la famille des Lamiacées. Sa force, c'est le sourire.

La mélisse est une plante calmante. On la préconise contre les troubles digestifs d'origine nerveuse, l'irritabilité et l'insomnie. Antispasmodique, elle soulage les douleurs menstruelles ou rhumatismales, les crampes d'estomac, les maux de dents ou de tête. Elle est efficace contre l'anxiété, la nervosité et les dépressions légères, grâce à son effet bénéfique sur le moral. Elle diminue l'émotivité et apaise les palpitations cardiaques. Elle soigne les herpès et en diminue la fréquence.

La mélisse active dans le cerveau une substance appelée acétylcholine, responsable de la mémoire, de la vigilance, de l'attention et de la présence. Cela lui permet de renforcer les performances lors des études en agissant comme un accélérateur de l'esprit.


Sur le plan psychique : La mélisse est comme une douce caresse qui apporte lumière et confiance sans les pensées du quotidien. Favorisant l'attention, elle aide à poursuivre un but tout en gardant une vue d'ensemble. Cette plante procure un sentiment de paix profonde, également en cas de peur de la violence. Elle ouvre le cœur à des pensées pleines d'amour. Elle contribue à surmonter les traumatismes, y compris ceux d'ordre sexuel.


Grâce à la Mélisse, je peux affirmer :

  • Je fais confiance à mon intuition.

  • J'atteins mes objectifs avec aisance et légèreté.

  • La paix de mon cœur crée une vie harmonieuse.

  • La force unie à la légèreté me donne confiance.

  • L'écoute de mon âme me procure la sécurité qui me permet d'être adulte.

La méditation de la Mélisse : Au plus profond du jardin, entre ombre et soleil, entre chaleur et humidité, une petite odeur citronnée vous fait tourner la tête. La mélisse vous accueille, simplement. Dans le vert intense de ses feuilles apparaissent de délicates petites fleurs blanches.

Vous vous installez dans la mousse, confortablement, à côté d'elle. Respirez votre parfum rafraîchissant et profond. Détendu, vous sentez le souffle de la vie couler en vous. Vous flottez dans les airs, léger comme un papillon, toujours plus loin, aérien. Vous ressentez le rythme harmonieux de l'instant. Porté par le parfum de la mélisse, vous accédez à la source de son essence, où la lumière du soleil, l'eau de la pluie, la force de la terre et la légèreté du vent dansent ensemble joyeusement. La mélisse boit à cette source et, dans un doux murmure, vous offre sa chaleur vivifiante. Tout vous paraît alors plus clair.

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Mythologie :


Selon Jean-Louis Moret, auteur de l'article intitulé "Etymologie onomastique ou les noms de genres de la flore suisse dédiés à des personnes. Complément." (in : Bulletin du Cercle vaudois de botanique n°39 : pp. 103-108, 2010) :


D’autres noms de genres sont parfois réputés provenir de noms de personnes. Je ne les ai pas retenus comme tels : –Melissa. Gentil (1923) écrit que le nom vient de celui de la nymphe Melissa qui, la première, découvrit le travail des abeilles et fut changée en cet insecte, ou que le nom vient du gr. μέλισσα, l’abeille, la plante plaisant aux abeilles. Pour Rey (1998) et le TLFi, le nom est issu du lat. melissophyllon (gr. μελισσόφυλλον), issu de melissa, l’abeille (de meli, miel) et phullon, la feuille: littéralement feuille à abeilles, parce que la plante attire cet insecte.


Littérature :

Le Lis, l’Amaryllis, le Volubilis, la Mélisse

Monsieur de la Palice,

Dégourdi sans malice,

Cultive avec délices Les lis, les amaryllis

Et les volubilis,

La réglisse pour Alice :

Méli, mélilot, mélisse.


Robert Desnos, "Le Lis, l’Amaryllis, le Volubilis, la Mélisse" in Chantefables et Chantefleurs, 1952

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