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  • Anne

Le Tremble





Étymologie :

  • TREMBLE, subst. masc.

Étymol. et Hist. Ca 1140 subst. masc. (Geffrei Gaimar, Hist. des Anglais, éd. A. Bell, 6315). Du b. lat. tremulus, de même sens ives. ds Gaff., subst. de l'adj. lat. class. tremulus « qui tremble, agité », dér. de tremere « trembler », à cause de ses feuilles très mobiles (André Bot.).


Lire également la définition du tremble pour amorcer la réflexion symbolique.

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Botanique :

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Fleurs du Dr Bach :


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


"Des peurs vagues et inconnues, sans raison ou explication. Pourtant, le patient peut être terrifié par quelque chose de terrible sur le point d’arriver, sans qu’il ne sache quoi.

Ces craintes vagues et inexplicables peuvent le hanter de nuit ou de jour. Ceux qui en souffrent craignent souvent de parler de leur trouble aux autres."

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Selon Mechthild Scheffer, auteure du coffret de cartes Les Fleurs du Dr Bach, le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française : Médicis-Entrelacs, 2001), la fleur de tremble est "la fleur de la prescience" qui nous guide dans le processus de transformation "du sombre pressentiment... vers la sensibilité lucide".


Message de la carte :

Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Sur le chemin de notre vie, notre Moi supérieur soumet notre conscience à différentes expériences, utiles à notre processus individuel de croissance, il importe d'entraîner et de développer sciemment ses instruments de perception afin d'apprendre à distinguer les impressions reçues du monde extérieur de ses propres impulsions intérieures et de ses peurs imaginaires. Si l'on est prêt à accepter ce défi, on sera plus en mesure de reconnaître ses zones d'ombres intérieures ; on pourra les intégrer et s'en sentir renforcé.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Dans les situations imprécises,, indéterminées, je me décide à écouter ma voix intérieure, à aller de l'avant, à utiliser toutes les capacités que m'offre ma raison et à demander protection à mon Moi supérieur.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif d'Aspen s'accroît :

Je peux clairement distinguer maintenant les différents niveaux de conscience. Je suis de plus en plus en mesure de reconnaître si un pressentiment est le produit de mon propre imaginaire ou si je capte des influences extérieures.


État d'âme négatif : Peurs : On est sujet à des angoisses vagues et inexplicables, ou à des prémonitions ; on craint secrètement une quelconque catastrophe.

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Selon le site http://lesouffledessimples.com/, le tremble pourrait s'exprimer ainsi :


"Avec moi, tous les élans, tous les sentiments, toutes les capacités à aimer encore inemployées se libèrent.

Dans le vent, au Nord, au Sud, à l'Est et à l'Ouest, l'envol, la question, la quête...

Je suis une protection contre la peur du surnaturel.Je relie à l'autre, à soi-même, au divin.Je transcende comme un symbole d'amour puissant. Émergent alors de nouveaux sentiments comme l'estime, la fidélité, le plaisir et la sensualité. Le cœur se remplit, la plénitude et l'harmonie retrouvent une place qu'on aime appeler : la grâce.


Les détails du geste de l'arbre décrivent l'état émotionnel : les feuilles tremblent et vibrent à la moindre brise.

Edward Bach disait de la fleur du tremble qu'elle peut calmer une peur du type : "que quelque chose de terrible ne se produise" bien que l'on ne peut pas dire quoi.


Par son élixir :

Les angoisses telles que "peurs vagues inexplicables" qui "peuvent hanter nuit et jour" s'apaisent. La sensibilité éthérique, cachée et mystérieuse, retrouve en nous une place acceptable et posée. Le monde invisible est de nouveau toléré par nos sens avec calme.

L'étape d'entrer dans le sommeil, parfois perturbée par ces peurs, redevient paisible, tout comme celle de la découverte du "sexuel", gênée parfois par un excès de contrôle. S'envisage intérieurement une curiosité libre de retenue. Les tensions frémissantes s'apaisent.


Mots-clefs : Ouverture – Espérance – Liberté".

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Selon Annie Guibert, auteure de Fleurs de Bach, fleur de soi (éditions Médicis 2008, 2017),


"Aspen est une fleur de peur, donc du premier groupe, et elle appartient à la dernière série trouvée par le Dr Bach entre mars et septembre 1935. Cet arbre fleurit tôt dans l'année et il est possible que cette "Fleur" ait été trouvée en mars, en même temps que le Prunus (Cherry Plum), une autre Fleur de peur.

A cette époque, le Dr Bach avait acheté la maison qui allait être le cadre de ses dernières années de vie à Mount Vernon, près de Sowell dans l'Oxfordshire, et il peaufinait la dernière version de son ouvrage de référence : "Guéris-toi toi-même".

Ce travail a soudain été bousculé par l'apparition, chez le Dr Bach, de symptômes et malaises physiques, émotionnels et mentaux, qui l'ont conduit cette fois à s'approcher - puis expérimenter directement - d'autres végétaux, d'abord que lui-même et ensuite, pour vérification, sur d'autres patients. Il en découvrit ainsi, en six mois, de cette manière totalement intuitive cette fois, une série de dix-neuf nouveaux, qui sont venus compléter la série initiale des dix-neuf précédents.

C'est ainsi qu'il put écrire en juillet 1935 à son ami Victor Bullen qui partageait avec lui l'avancement de ses travaux : "Il ne fait aucun doute que ces nouveaux élixirs agissent sur un plan différent des précédents. Ils sont plus spiritualisés, nous aidant à développer en nous ce puissant moi intérieur qui a le pouvoir de surmonter toutes peurs, toutes difficultés, tous soucis et toutes maladies".

Ce terme "spiritualisés" a finalement été étendu à toute la série, et d'autres ouvrages utilisent le terme "spirituelles" pour les désigner. Comme toute terminologie, ces termes ont leurs limites, et ne sous-entendent pas en particulier que les autres fleurs ne le seraient pas.

[...]

Symbolique : Les racines s'enfoncent loin dans le sol, comme au centre de la terre, dans des zones inconnues. Le tremblement des feuilles suggère une très grande sensibilité, un frissonnement à l'invisible, un ressenti subtil de forces que nous ne pouvons pas connaître, ni encore moins nommer. La stabilité de cet arbre si dépouillé l'hiver, sa floraison tendre et précoce alors que l'hiver est à peine fini, invitent à la confiance face à l'inconnu.


Reconnaître un état négatif Aspen : Dans la même lettre que citée précédemment, le Dr Bach ajoute : "Il se peut que nous ayons ultérieurement une plus ample connaissance de cette différence, mais alors que nous connaissons tous des peurs physiques précises dont nous sommes si conscients, il existe aussi des peurs de nature inconnue, plus effrayantes que les peurs physiques". Tout est dit dans sa définition du remède et dans cette phrase.

A la différence de Mimulus, chaque fois que nosu avons peur pour nous-mêmes, mais que nous ne savons pas de quoi nous avons peur, car nous ne pouvons le nommer, il peut bien s'agir de la peur Aspen. L'angoisse est là, diffuse, le sentiment de peur aussi, cela vient de loin et ce n'est pas possible de l'identifier.

Victor Bullen, l'ami du Dr Bach dont nous parlions plus haut, citait à propos de l'usage de Aspen un koan zen : "La peur frappa à la porte, le courage lui ouvrit, et il n'y avait personne".


Que nous rappelle cette Fleur d'Aspen ? Eh bien, en effet, qu'il n'y a personne et que, bien souvent, nos peurs sont vaines. Notre sensibilité peut nous amener, en effet, par notre nature personnelle ou au cours de notre cheminement de conscience à ressentir ces appréhensions vagues, ces pressentiments, ce climat diffus de peur qui nous environne et nous imprègne, d'autant plus que nous ne pouvons y mettre des mots.

La prise de cette fleur va apaiser ce sentiment et nous amener au courage de faire confiance sereinement autant que faire se peut, dans l'ordonnancement de la vie à l'oeuvre, quoi que nous ayons à traverser comme événements.

Le Dr Bach parlait-il de lui-même, lorsqu'il terminait sa lettre en ajoutant : "tous ceux qui s'efforcent d'aider leurs semblables et de faire un peu de bien au cours de leur voyage terrestre, ressentent sans doute plus fréquemment ces peurs imprécises" ?"

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Symbolisme :


Eliot Cowan, auteur de Soigner avec l'Esprit des Plantes, Une voie de guérison spirituelle (Édition originale ; traduction française Éditions Guy Trédaniel, 2019) raconte plusieurs histoires de guérison dont il a fait l'expérience et explicite les vertus des plantes en fonction de l'Esprit qui les habite. A la fin de son ouvrage, il présente divers guérisseurs avec l'esprit des plantes qu'il a eu la chance de rencontrer. Ainsi en est-il de Grand-maman Bertha Grove dont il retranscrit les paroles :


Eliot : Pourriez-vous me parler d'un expérience personnelle de soins avec une plante ?

Bertha : Okay..., voyons, il y en a tellement... Ah, oui, je ne vais pas te la raconter en entier, seulement en partie. Une fois, il y avait une famille à Taos, et l'oncle de cette femme avait des difficultés, parce que quelqu'un avait mis le feu à sa maison et à son magasin. Il se trouve que deux ou trois ans plus tôt j'étais déjà allée à cet endroit, et cette femme m'avait appelée "Mère". Elle m'avait emmené voir son oncle, que l'on ne connaissait pas à l'époque, dans son magasin. Elle nous avait présenté à lui, et il m'avait fait cadeau d'un châle, un châle rouge et bleu pour une cérémonie où on allait. Là aussi il y a des histoires derrière, bref... Il avait aussi donné une gourde à mon mari, et une plume à mon amie, différentes choses comme ça. Aussi l'avions-nous remercié.

Et donc, des années plus tard, il a un problème, et on nous demande de venir chez eux faire une cérémonie pour lui. Nous y sommes donc partis mon mari et moi. J'ai roulé vers Tres Piedras et grimpé sur cette grande montagne. Quand je suis arrivée au sommet, quelque chose m'a dit soudain : "Demi-tour !" J'ai donc vite fait demi-tour et me suis arrêtée. Il y avait ce tremble, et j'ai dit à mon mari : "Je dois prendre quelque chose ici." Il a dit "d'accord". C'est un truc avec lui, il ne pose jamais de questions. Alors on est sortis de la voiture, et je lui ai dit : "Il nous faut quatre branches, quatre rameaux du sommet de l'arbre".

Eliot : L'arbre vous a dit ça ?

Bertha : Oui. En fait, je ne sais pas pourquoi je fais cela, je fais seulement ce que l'arbre me dit. Alors mon mari se suspend là-haut, et nos petits-enfants rigolent : "Hé, grand-père, tu fais le singe !" Puis il plie les branches vers moi, je les coupe et je fais mes prières. Je mets de l'eau sur la serviette que j'ai avec moi et je les emballe dedans, mais je ne sais pas encore ce que je vais en faire.

Et nous redescendons vers Taos ; ils sont en train de faire leur cérémonie, et les branches sont toujours dans la camionnette. A minuit passé : "Hé, ces plantes parlent de nouveau !" Je dis à mon mari : "Va chercher ces plantes et ramène-les moi", et il y va. Je fais seulement ce que les plantes me disent de faire, et donc je monte chez ces gens que je ne connais pas et je leur dis : "Vous, gens de Taos, vous utilisez le tremble dans vos cérémonies, vos fêtes, vos kivas, et maintenant je vous demande d'utiliser ces branches de tremble pour aider cette personne qui est là ; utilisez-les, bénissez-le avec." Ils disent : "D'accord !" et vont tout chercher.

A l'époque, je ne connaissais pas l'homme (à qui j'ai donné à ce moment-là les rameaux)?. Je savais qu'il était l'oncle de la personne pour laquelle on faisait une cérémonie, mais je ne savais pas qu'il n'aimait pas son neveu et qu'l lui avait causé toutes sortes d'ennuis. Tout ce que je savais, c'est que la plante m'avait dit de la donner à cet homme-là. Alors voilà que cet homme se lève et se met à prier. Il s'est exprimé dans sa propre langue, mais les femmes m'ont dit le matin suivant : "Comment saviez-vous ? Comment saviez-vous que c'était lui qui avait mis le feu à la maison et au magasin ?" et je leur ai répondu : "Je ne le savais pas, je faisais seulement ce que les plantes m'ont dit de faire." Et elles m'ont expliqué que dans sa prière, il avait avoué qu'il regrettait d'avoir nui ainsi à son neveu.

Le lendemain matin, cet homme m'a dit : "Quand j'ai été touché par ces branches, c'était vraiment puissant. une énergie est venue et m'a secoué, j'avais envie de crier ou de hurler, mais je me suis retenu. Je pouvais ressentir cette force. Elle m'a fait trembler comme si j'étais foudroyé ou quelque chose de ce genre."

J'ai dit au neveu qui avait reçu cette bénédiction : "Gardez-les (les rameaux), et avant trois jours ramenez-les dans la montagne, là où personne ne va, et remerciez pour la bénédiction que vous avez reçue."

Le matin suivant, son oncle essaya de lui faire donner les branches, en disant : "Je vais les mettre dans la kiva, elles sont réellement puissantes." Mais je lui ai dit : "Ça ne va rien faire du tout si l'esprit n'est pas avec. Ça ne va rien faire, à moins que vous ne fassiez ce que l'on vous dit de faire. La plante a dit de venir ici, et maintenant elle doit remonter là-haut, das la montagne, à l'endroit auquel elle appartient."

Et cet homme pour lequel avait été organisée la cérémonie, il est très bien maintenant - il a construit un autre magasin, il est devenu le chef de guerre, le gouverneur. Il va très bien, si tu vois ce que je veux dire ? C'est ce que la plante fait pour vous : ouvrir un chemin pour vous de cette façon. Il faut juste garder votre pensée, votre cœur et votre esprit suffisamment ouverts aux Créatures pour pouvoir entendre ce genre de choses. Ça c'était la fois où j'ai utilisé les feuilles du tremble pour aider. Parfois aussi j'utilise la sauge."

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Ogham :


Voir la fiche dédiée à l'Ogham Eadha.