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  • Anne

La Carline




Étymologie :

  • CARLINE, subst. fém.

Étymol. et Hist. [1538 ds Est. d'apr. FEW t. 2, p. 371b] ; 1545 bot. (G. Guéroult, Histoire des plantes, trad. de Léonard Fuchs, De historia stirpium commentarii insignes, Lyon d'apr. DG). Empr. à une lang. rom. − soit au prov. carlino, Mistral (DEI ; Dauzat 1973 ; EWFS2), au cat. carlina, Alc.-Moll. ou à l'esp. carlina « id. », 1555 ds Cor., prob. issus du type cardina (prov. cardino, bot., Mistral ; cat. cardina id. Alc.-Moll. ; esp. cardina « jachère », Cor., s.v. cardo) − soit à l'ital. carlina « id. » (DG ; FEW t. 2, p. 372b ; Wind, p. 123) issu d'un dér. de cardo.


Lire également la définition du nom carline pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Baromètre du berger.




Botanique :


Selon Peter Wohlleben, auteur de L'Horloge de la nature, Prévoir le temps, comprendre les saisons, les animaux et les plantes (édition originale 2012 ; traduction française Macro Éditions 2017),


"La situation [le fait que la pluie empêche une plante mère d'essaimer] est comparable pour les fleurs nouvellement écloses : le pollen mouillé ne peut être recueilli et utilisé par les abeilles pour la pollinisation. Quand l'air devient humide et que l'arrivée de la pluie est imminente, les fleurs de certaines plantes réagissent en adoptant une mesure de précaution : elles se ferment pour se protéger. Un exemple caractéristique : la carline. Ses grandes fleurs, très décoratives; permettent d'observer très clairement les phénomènes que nous venons de décrire, ce qui lui vaut son surnom, dans le langage populaire, de "baromètre du berger". Sa capacité à prédire le temps fonctionne même lorsque la plante est fanée, car ce phénomène est basé sur un processus purement mécanique : lorsque l'humidité augmente, les bractées gonflent et se soulèvent. Autrefois, on accrochait ces fleurs - qi aujourd'hui figurent au nombre des espèces protégées - aux portes d'entrée afin d'être informé à temps de l'arrivée imminente d'une pluie."

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Légendes :


Selon Roger Phillips in The Random House Book of Herbs (Random House, 1990, cité par Wikipédia),


Tabernaemontanus aurait relayé une légende qui veut qu'un ange [D'autres précisent qu'il s'agit de l'archange Saint-Michel] aurait informé Charlemagne des propriétés de la carline concernant la guérison de la peste bubonique qui décimait alors les armées en campagne.

Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Emblème du soleil, cette espèce de chardon des lieux secs passait dans l'Antiquité pour protéger l'amour des sortilèges. Ses pouvoirs de protection contre la sorcellerie furent utilisés au cours des siècles dans le sud de la France où on en mettait à l'entrée des maisons et des étables.

Dans la Chine ancienne, la plante symbolisait la longévité.

On raconte qu'au cours d'une de ses campagnes, Charlemagne, devant faire face à une épidémie qui emportait beaucoup de ses soldats, pria Dieu de lui venir en aide. Un ange apparut alors et tira avec son arc : à l'endroit où tomba la flèche poussa une plante, la carline, censée être le remède souverain contre la maladie qui faisait des ravages chez les hommes de l'empereur ; en effet, la légende dit que la carline enraya l'épidémie et guérit de nombreux maladies.

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Selon le site http://mieux-se-connaitre.com


"Depuis le Moyen Âge, on attribue à la carline le pouvoir de guérir les maladies contagieuses comme la peste ou d’être un contrepoison aux morsures de serpent, le don de procurer une force prodigieuse et d’autres effets magiques. Fleur solaire clouée au dessus d’une porte, elle écarte ici les créatures de l’ombre et les forces néfastes et par là, elle porte bonheur."

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