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Le Hibou Grand-Duc



Étymologie :


  • DUC, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 homme de haut rang qui porte ce titre de noblesse » (Roland, éd. J. Bédier, 170) ; 2. 1165 « oiseau de nuit » (Chr. de Troyes, Philomena, 21 ds T.-L.) ; 3. 1877 « luxueuse voiture à cheval » (Littré Suppl.). Empr. au lat. class. dux, ducis « chef », d'où b. lat. « gouverneur d'une province de l'empire » puis chez les Mérovingiens « délégué du roi pour les affaires militaires et la justice sur une circonscription formée de plusieurs comtés » (667 ds Nierm.) ; v. aussi Hollyman, pp. 109-114.


Lire également la définition du nom Duc pour amorcer la réflexion symbolique.

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Symbolisme :


Selon Ted Andrews, auteur de Le Langage secret des animaux, Pouvoirs magiques et spirituels des créatures des plus petites aux plus grandes (Édition originale, 1993 ; traduction française, Éditions Dervy, 2017), la chouette répond aux caractéristiques suivantes :


Le grand-duc et le petit-duc sont les deux chouettes les plus communes. Les deux ont des aigrettes qui ressemblent à des oreilles, mais n'en sont pas. Ces « oreilles qui n'en sont pas » les ont rendus symboliques de la capacité d'entendre ce qui est tu. [...]

Par exemple, on peut associer des plumes de chouette et de buse pour un bouquet à rêves afin de stimuler le rêve lucide. Une plume de buse à queue rousse pourra ainsi être nouée entre deux plumes de grand-duc et suspendue au-dessus du lit pour vous aider à imposer votre volonté dans un état de conscience onirique Cela pourra servie à opérer une projection astrale ou simplement à contrôler le scénario de votre rêve pendant votre sommeil. [...]

La première chouette que nous allons examiner est un hibou, en l'occurrence le grand-duc d'Amérique. C'est le prédateur le plus féroce et le plus efficace de toute la famille des chouettes en Amérique. Aussi puissant que rapide, il peut briser aisément le cou d'une marmotte. Il n'hésitera pas à attraper n'importe quelle proie se présentant. Il va même s'en prendre à d'autres oiseaux de proie. Ses serres formidables et son bec puissant impressionnant.

La buse à queue rousse est le plus souvent considérée comme l'équivalent solaire ou diurne du grand-duc lunaire et nocturne. C'est parce qu'ils peuvent l'un et l'autre nicher dans la même portion de territoire. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'ils s'entendent. A dire vrai, le grand-duc harcèle tellement la bue à queue rousse que, si l'occasion se présente, cette dernière essayera quand même d'éliminer le hibou. Mais, en vérité, l'aigle royal est le seul rapace qui n'est ni intimidé ni effrayé par le grand-duc.

Cette férocité a permis au hibou de survivre et de s'adapter aux constants changements de l'environnement. Il attaque toute vie avec ferveur Malheureusement, cette agressivité a interféré avec la réintroduction du faucon pèlerin sur ses anciens territoires. En l'absence du pèlerin, le grand-duc a élu résidence dans cet espace et n'entendait plus partager ni son habitat, ni ses ressources alimentaires.

Pour beaucoup, le hululement du grand-duc, particulièrement puissant et fréquent au moment de l'accouplement, est annonciateur du printemps. Son habitat favori est constitué par les zones boisées et denses de feuillus et de conifères. Mais il peut vivre pratiquement partout où il y a une source de nourriture.

La nourriture favorite du grand-duc est la moufette (sconse) et tous ceux qui ont le grand-duc pour totem pourront étudier le signification de la moufette. Ce hibou n'a pas un odorat très développé et c'est probablement la raison pour laquelle il est le prédateur le plus redoutable de ce petit animal malodorant. Il sera bon aussi d'étudier les corneilles et les corbeaux car ceux-ci se liguent souvent pour assaillir les chouettes dans leur environnement. Les corvidés savent que si la chouette trouve leur habitat pendant la journée, il est probable qu'elle reviendra les visiter la nuit, quand les corbeaux ne seront en état ni de les voir, ni de les entendre approcher.

Les houppes sur le haut de la tête du grand-duc ne sont pas ses oreilles. Ce sont simplement des aigrettes de plumes. Les oreilles elles-mêmes sont positionnées plus bas sur la tête et, comme toutes les chouettes, il a une ouïe extrêmement fine. Il peut entendre aussi bien, voire mieux qu'il voit.

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Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes ( (Hachette Livre, 2000) :


"Le hibou grand duc et le hibou moyen duc sont présents dans toute l'Europe et en Asie, en Russie notamment, ainsi qu'en Afrique. ce sont donc des oiseaux familiers pour les peuples de ces trois continents. Toutefois, le hibou grand duc est le plus impressionnant, sa taille pouvant atteindre 1, 70 mètre. Il est très difficile de le voir le jour, car il se terre au sommet des arbres ou dans les anfractuosités des rochers, tandis qu'à la nuit tombée on entend souvent son célèbre hululement, qu'il pousse d'une manière obsédante à la période des amours, au mois de février ou de mars. La femelle pond 3 ou 4 œufs dans un nid confectionné sous un arbre ou dans le creux d'un arbre. C'est un chasseur redoutable qui fond sur ses proies dans la nuit, se nourrissant surtout de petits rongeurs et d'autres oiseaux qu'il attaque parfois dans leur nid. Il raffole des lièvres, perdrix et faisans. Son plumage fauve et ses yeux ronds, orange, qui brillent dans la nuit, sont eux aussi très impressionnants.

Vivant la nuit et se dissimulant le jour, le hibou fut assimilé à l'obscurité, la nuit, la tristesse, la solitude et la mort. En Chine, en revanche, il est considéré comme un oiseau sacré, terrifiant, figure de la foudre, emblème des forgerons, consacré aux solstices d'hiver et d'été, à la renaissance et au triomphe de la lumière."


 

Pierre Sauzeau, dans un article intitulé "Les guerriers hiboux dans l’imaginaire grec archaïque." (MOM Éditions, 2006, vol. 35, no 1, pp. 77-87) rapproche la chevêche d'Athéna et le Grand-Duc d'Arès :


L’étude de la fonction de quelques-uns de ces rapaces dans l’imaginaire grec va nous permettre d’y retrouver la structure théologique de la fonction guerrière, dominée par l’opposition entre Athéna et Arès. [...]

— D’autres rapaces nocturnes, plus puissants, figurent du côté d’Arès. Dans l’Iliade, et dans la tradition argonautique, un personnage fils d’Arès porte le nom d’un oiseau ajskavlafo". Quel oiseau désigne ce nom d’Askalaphos ? Ce que nous en dit Aristote (Hist. An., II, 17) serait insuffisant, mais une histoire d’Ovide (Mét., V, 538-550) nous permet de l’identifier. Il s’agit d’un «autre » personnage homonyme, fils d’Obscurité (Orphnè) et de l’Achéron, «enfanté sous de noirs ombrages». Cet Askalaphos a vu Proserpine commettre une faute (consommation du pépin de grenade), et l’a dénoncée, empêchant son retour sur terre. Ce traître aux yeux perçants sera transformé en ignauus bubo, « en lourd hibou ». Ainsi nous pouvons affirmer qu’askalaphos – l’étymologie est inconnue – est l’un des noms du hibou grand-duc. [....]

« Le Hibou grand-duc dispose d’une grande capacité de vol, de perceptions hors-pair et de serres redoutables qui font de lui le plus puissant des oiseaux de proie nocturnes d’Europe. » Son rival est l’aigle, qu’il égale en puissance. Ses ennemis, dans la réalité comme dans le mythe, sont aussi les corvidés : une histoire indienne, qui apparaît dans le Mahâbhârata, a suscité le thème du troisième chapitre du Pañcatantra, « la guerre des corbeaux et des hiboux ». Le hibou, en tant que « corbeau de nuit » (cf. grec nuktikorax), est l’ennemi de ses « cousins » diurnes.

Son cri « évoque un souffle violent, un lointain mugissement de taureau [...]. C’est une présence d’une rare grandeur... » « Face à un ennemi terrestre, le grand-duc prend une attitude défensive impressionnante : penché en avant, le plumage gonflé, il écarte ses ailes arquées comme une roue autour du corps. Il semble avoir triplé de volume et son aspect est vraiment formidable quand il se balance d’un pied sur l’autre en entrechoquant ses mandibules... » Ce balancement, qui se retrouve chez d’autres strigiformes, a pu être assimilé à une danse et à une mimique guerrières. (1)

À la différence de la chouette, ambivalente, les grands hiboux sont des « personnages » antipathiques, dont le cri est associé à un présage lugubre. L’avis général se conforme à celui du corbeau du Pañcatantra : « Nez crochu, yeux de travers, air méchant et désagréable, tel est son visage quand il n’est pas en colère ; comment est ce visage lorsqu’il est en fureur ? » Finalement vaincus par les corbeaux qui apportent des brandons devant leur caverne, les hiboux y finiront tous rôtis.

Un texte du Catalogue des Vaisseaux va nous mettre sur une piste :


Les habitants d’Asplédon, comme ceux d’Orchomène la Minyenne, ont à leur tête Askalaphos et Ialménos, fils d’Arès. Astyochè les a, au palais d’Actor l’Agéide, enfantés à Arès le Fort. La noble vierge était montée à l’étage, et Arès vint, furtif, s’étendre à ses côtés… (Il., II, 511 sq.)


Il s’agit de frères jumeaux, dont l’un s’appelle Grand-duc, et l’autre Ialmenos, « qui bondit, qui s’élance ». Si l’on lit leurs noms à la suite, on obtient un syntagme, « le hibou grand-duc qui s’élance » (sur sa proie). L’envol du grand-duc est un spectacle impressionnant. Il est inutile de commenter le sens de la paternité d’Arès. Les jumeaux rappellent Romulus et Rémus, fils de Mars, nourris par la louve. Le poète insiste sur les conditions de l’union nocturne et furtive d’Arès avec Astyoché, qui annoncent le caractère des jumeaux. Nous retrouvons les deux frères au chant IX de l’Iliade, v. 82, parmi les kouroi auxquels Nestor ordonne de monter la garde la nuit. Gardes, dont la vision nocturne est une qualité essentielle, et parmi lesquels figure Lykomèdès « aux pensées de loup ». Ce n’est pas par hasard que sont nommés ici les frères hiboux, dans ce contexte de « chasseur noir », de surveillance et de guerre de commando, où rôdent Dolon, Ulysse et Diomède, devenus des guerriers loups.

Mais Ialménos, le frère jumeau, disparaît étrangement quand on aurait besoin de lui, au chant XIII : Déiphobe atteint Askalaphos par erreur, en visant Idoménée (v. 518), et tente de le dépouiller de ses armes. C’est Mérion, son compagnon de veille, et non son frère, qui bondit sur le Troyen « comme un vautour ». … Ainsi les mots du Poète rétablissent virtuellement le personnage, et la vérité du nom propre.

L’Iliade (V, 385) et l’Odyssée (XI, 308) font référence à un couple tout à fait comparable : celui d’Ôtos et d’Éphialtès, les Aloades, qui, un jour, ont lié Arès et l’ont enfermé dans une jarre de bronze ; une histoire qui trouve une correspondance en Inde, où le Ravanide Indrajit capture et enchaîne Indra 45. Or les deux noms sont parallèles à ceux d’Askalaphos et d’Ialménos. Ôtos, c’est – d’après ce que nous en disent Aristote et Pline 46 – le nom du moyen-duc ou du hibou des marais; un hibou plus petit que le grand-duc, mais qui peut atteindre ou dépasser un mètre d’envergure. Le mot – dérivé du nom de l’oreille – désigne évidemment un hibou, caractérisé, comme l’expliquent très bien Aristote (Hist. An., VIII, 12) et Pline (XI, 137), par ses aigrettes de plumes en forme d’oreilles. Le nom du frère d’Ôtos, Éphialtès, dérive soit de... (cf. "ejpalmevno", supra) soit de ... (cf. ijavlmeno"), ce qui ne change guère le sens 48. Nous retrouvons les noms jumeaux formant un syntagme de sens équivalent au couple précédent, « le hibou qui s’élance ». Le parallélisme fait preuve.

Ôtos et Éphialtès étaient deux géants qui menaçaient l’Olympe ; ils n’étaient pas assez mûrs pour un tel défi, et Apollon les tue tous les deux ; selon le ps.-Apollodore (I, 7, 4), Éphialtès désirait s’unir à Héra, et Ôtos à Artémis. Selon une version, cette dernière les élimine par la ruse, en s’arrangeant pour qu’ils se tuent l’un l’autre. Aux Enfers, ils sont attachés avec des serpents à une colonne, où un hibou petit-duc (styx 49) vient les tourmenter en criant (Hygin, Fab., 28).

La Gigantomachie, racontée par le même ps.-Apollodore (I, 6), connaît un doublet de cet Éphialtès, sans son frère, mais accompagné d’autres drôles d’oiseaux – Alkuoneus, Porphurion – et qui finit lui aussi fort mal: «Apollon, d’une flèche, creva l’œil gauche d’Éphialtès, et Héraklès l’œil droit… » Ce thème de l’aveuglement est naturellement associé à des guerriers-hiboux, et d’autant plus que les rapaces nocturnes s’attaquent aux yeux de leur ennemi. L’histoire de Polyphonté, racontée par Antoninus Libéralis (XXI) d’après l’Ornithogonie de Boios, entre dans la même série, avec des variantes : « celle qui massacre beaucoup », petite-fille d’Arès, compagne d’Artémis, devient folle d’amour pour un ours ; après s’être unie à lui, elle doit fuir les bêtes sauvages, et elle met au monde deux enfants, Agrios (le Sauvage) et Oreios (le Montagnard), géants très comparables à Ôtos et Éphialtès, violents, impies, cannibales. Au moment d’être frappés, ils sont, grâce à Arès, transformés en oiseaux: Polyphonté en styx (petit-duc), « présage de guerre et de sédition », ses fils en vautour lagôs et en vautour gups.

Ces guerriers hiboux sont des frères, et font souvent partie de groupes de jeunes, de kouroi, comme d’autres guerriers loups, lynx, etc. ; ils se caractérisent par leur qualification guerrière : ils sont aptes à une forme de guerre non hoplitique, sorte de chasse nocturne. Ces caractères sont ceux qu’avaient bien mis en lumière L. Gernet, H. Jeanmaire et Pierre Vidal-Naquet ; ils se signalent, comme les Hommes de bronze d’Hésiode (Trav., 144-145), les Géants, les Spartes de Thèbes, les Phlégyens, les Prétendants de l’Odyssée, et comme tant de groupes guerriers dans les traditions i.-e., par leur hybris, intrinsèquement liée à leur fonction, qui entraîne leur destruction, souvent réciproque ; en tant qu’oiseaux de nuit, leur punition peut être l’aveuglement. Rappelons que l’hybris donne l’un de ses noms au grand-duc.

Ce type de guerriers est en rapport avec le monde de l’obscurité, avec les forces de l’Autre Monde. Ceci est un trait bien connu dans plusieurs domaines de l’espace i.-e., bien attesté dans le monde germanique, mais aussi en Grèce : Héraklès acquiert au cours de ses Travaux la maîtrise des forces infernales (par ex. les flèches au poison incurable, parce que trempées dans le fiel de l’Hydre). Cette proximité avec l’Autre Monde facilite une sorte de contagion dont les meilleurs se défendent, sans pouvoir toujours y résister. La double personnalité d’Askalaphos illustre bien la double appartenance des nocturnes. ∆Efiavlth" (ou ∆Epiavlth"), c’est aussi un nom commun qui désigne le cauchemar, imaginé comme un démon qui « saute » sur le dormeur pour l’écraser, croisé avec le nom du frisson de la fièvre – la fièvre s’accompagne de cauchemars.

[...]

Le grand hibou constitue une représentation archaïque du guerrier, toute différente de l’image hoplitique ou chevaleresque, un guerrier « contaminé » par la violence obscure des forces animales et nocturnes que son initiation et sa fonction l’amènent à requérir, et qui menacent toujours de se retourner contre la société, et contre lui-même.


Notes : 1) Des textes tardifs citent des noms de danses empruntés à ceux de rapaces nocturnes : glaux, Athénée, 629 F. Skôps et skôpeuma (cf. le nom du hibou petit-duc) sont aussi des noms de

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Dans Le Bestiaire du Chaman, 36 cartes divinatoires A la rencontre de votre animal totem (Édition originale, 2019 ; Éditions Larousse, 2020), Maïa Toll propose les correspondances symboliques suivantes associées au Hibou Petit-Duc (Megascops spp.) :


Mot clef : Soyez créatif


Le hibou est malin et il sait prendre soin de son intérieur. Il apporte dans sn nid un petit serpent aveugle (qui se nourrit exclusivement de fourmis et de mouches) pour manger les insectes qui risqueraient de s'attaquer à ses réserves de nourriture. Le hibou petit-duc est extrêmement inventif. Il joue les caméléons et n'a pas son pareil pour se fondre dans les arbres grâce à son plumage qui imite parfaitement l'écorce. Quand il cherche un meilleur camouflage, il se transforme en branche, s'amincissant et se balançant doucement pour ressembler à un rameau agité par la brise. Si vous entendez le trille mélancolique du hibou, il est temps de faire preuve d'astuce et de créativité face aux défis de la vie.


Rituel : Abordez vos problèmes autrement

La créativité permet au serpent de vivre dans le nid d'un hibou, et au hibou d'imiter un arbre.

Pour réaliser ce type de sauts cognitifs, vous devez changer votre manière habituelle d'aborder les problèmes. Surtout si elle consiste, comme chez la plupart des gens, à réfléchir si fort à un problème que vos neurones pourraient se mettre à sentir le caoutchouc brûlé !

Voyons comment votre cerveau peut travailler autrement :

  • Prenez un crayon et du papier et dessinez votre problème. Il ne s'agit pas de faire une œuvre d'art, mais de court-circuiter la partie de votre cerveau dédiée à la résolution des difficultés.

  • Faites des essais pour voir si vous vous sentez plus à l'aise dans l'abstraction ou la bande dessinée. L'idée est de traduire des concepts compliqués ou des émotions en images.

Exprimez vos sentiments, à propos d'une dispute avec votre partenaire ou d'une décision concernant votre travail, en utilisant des dessins plutôt que des mots. Cela changera vos schémas de pensée. Résultat, vous aborderez les problèmes d'une manière nouvelle et plus créative.

Vous n'avez pas envie de dessiner ? Essayez les collages !


Réflexion : Où se niche votre créativité ?

Les humains étant infiniment créatifs et inventifs, vous l'êtes aussi. Comment la créativité s'exprime-t-elle dans votre vie ?

Êtes-vous un crack en cuisine ?

Est-ce que vous adorez recevoir et réunir des gens ?

Êtes-vous capable de réparer n'importe quoi avec des baguettes, du ruban adhésif et un ressort de stylo ?

Si vous enviez la créativité des autres, commencez par observer de quelle manière la vôtre s'exprime. Souvenez-vous, il n'est pas question de peinture ou de poésie ; la créativité ne concerne que votre aptitude à faonner votre vie au quotidien.


« La créativité ne s'use pas. Plus vous vous en servez, plus vous en avez. » (Maya Angelou)

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Symbolisme celte :


Selon Gilles Wurtz, auteur de Chamanisme celtique, Animaux de pouvoir sauvages et mythiques de nos terres (Éditions Véga 2014),


"Le Hibou grand duc est le plus grand des rapaces nocturnes d'Europe.

Il a une vision nocturne parfaite et peut tourner la tête à 180 degrés : il n'a pas besoin de se retourner pour voir ce qui se passe dans son dos. Son envergure va de 1, 6 mètre à 1, 8 mètre.

Il est très friand de petits animaux, des rongeurs comme des oiseaux et se menus sont donc extrêmement variés, souris, lapins, lièvres, hérissons, corbeaux, pigeons, perdrix, oiseaux marins... voire d'autres rapaces diurnes et nocturnes auxquelles notre hibou n'hésite pas à s'attaquer.

La femelle couve les œufs, le mâle chasse et lui apporte la nourriture. après l'éclosion, tous deux élèvent les petits ensemble.

Le vol du hibou grand-duc est l'un des plus discrets et silencieux : la nuit, il peut passer parfaitement inaperçu à quelques centimètres à peine au-dessus de notre tête.


Applications chamaniques celtiques de jadis : Pour les Celtes, le hibou grand-duc était celui qui avait les capacités de sonder en profondeur n'importe quel être. Il était impossible de lui mentir ou de lui cacher quoi que ce soit. Rien d'étonnant donc à ce qu'il ait toujours été lié au domaine du surnaturel, de la magie. Si vous avez un jour la chance de voir un hibou grand-duc vous constaterez que ses deux gros yeux ronds et orange sont très intimidants et mystérieux.

Les Celtes interrogeaient souvent le hibou grand-duc lorsqu'ils devaient répondre à de grandes questions. sa clairvoyance révélait toujours une autre vision de la situation, et faisait émerger de nouvelles possibilités. Sa sagesse et sa connaissance rassuraient et donnaient de précieux conseils.

Quand un chef avait une décision à prendre qui pouvait mettre en danger de nombreuses vies, il consultait toujours l'esprit du Grand-duc et prenait ensuite les recommandation très au sérieux. Lorsque des disputes ou des conflits semaient la zizanie, c'est également l'esprit du grand-duc que l'on sollicitait pour connaître son point de vue. Le Grand-duc était pour les Celtes le conseiller par excellence en qui tout le monde avait confiance.


Applications chamaniques celtiques de nos jours : Nous pouvons faire appel à lu dans notre pratique chamanique quand nous avons besoin d'avoir l'esprit clair, quand nous avons besoin de lucidité ou quand nous avons besoin d'élargir notre angle de vue, de voir les choses autrement.

Nous pouvons alors revoir avec lui un sujet qui nous pose problème ou qui nous perturbe et pour lequel nous avons du mal à entrevoir une solution. Nous pouvons, comme nos ancêtres, lui demander de nous montrer ce problème sous un autre angle, de nous en donner une autre vision pour nous guider vers la solution la plus juste. Aujourd'hui, la clairvoyance, la sagesse et la connaissance du hibou grand-duc pourraient sans contexte apporter bien des solutions aux problèmes politiques, sociaux, économiques, environnementaux, etc. auxquels notre monde est confronté. Nous pourrions renouer avec ses qualités, qui sont sources d'apaisement et de sérénité. Il pourrait être la voix de la sagesse au sein d'une famille. Il pourrait être la voix de la sagesse au sein d'une famille. il pourrait être le parfait médiateur pour gérer des conflits. Le Grand-duc pourrait retrouver, comme au temps des Celtes, sa place de parfait conseiller impartial à l'éthique irréprochable.


Mots-clefs : La clairvoyance ; La sagesse ; La connaissance."

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Littérature :


Les Hiboux :

Ce sont les mères des hiboux Qui désiraient chercher les poux De leurs enfants, leurs petits choux, En les tenant sur les genoux.


Leurs yeux d’or valent des bijoux, Leur bec est dur comme cailloux, Ils sont doux comme des joujoux, Mais aux hiboux point de genoux !


Votre histoire se passait où ? Chez les Zoulous ? les Andalous ? Ou dans la cabane Bambou ? À Moscou ou à Tombouctou ?


En Anjou ou dans le Poitou ? Au Pérou ou chez les Mandchous ? Hou ! Hou ! Pas du tout c’était chez les fous.


Robert Desnos, "Les Hiboux" in Chantefables, 1970 (posthume)

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Sylvain Tesson entreprend grâce à Vincent Munier une véritable quête initiatique qu'il relate dans un récit de voyage qu'il a intitulé La Panthère des neiges, (Éditions Gallimard, 2019). Ce faisant, il rencontre également d'autres animaux :


"Je lisais mes aphorismes à mes compagnons et récoltais un sourire gêné ou une approbation polie :


Grand duc : le soleil finit par se lever pour voir qui a chanté toute la nuit.

[...]

Les enfants rentraient le troupeau, des cris montaient, l'obscurité fut totale. Un grand duc montait la garde dans la falaise d'en face, sur l'autre rive. Son hululement annonçait l'ouverture des chasses. « Hou ! Hou ! dormez, gros herbivores, et cachez-vous ! disait le hibou, les rapaces vont décoller, les loups sortir et rôder dans le noir, pupilles dilatées, et la panthère viendra tôt ou tard, plonger son mufle dans le ventre de l'un d'entre vous. »

En montagne, les efforts du ciel ne sont pas de trop, au petit matin, pour cacher sous une couche de neige la trace des orgies de la nuit.

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Arts visuels :


Street Art à Grenoble, rue Mozart, de l'artiste Etien' :


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