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  • Anne

Le Chardon


Étymologie :

  • CHARDON, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. 1086 bot. agn. cardun ([élément français dans le Domesday Book ou Liber Censualis de Guillaume le Conquérant] F. Hildebrand ds Z. rom. Philol., t. 8 [1884] p. 333) ; ca 1200 chardon (Renart, éd. M. Roques, branche X, 10843) ; 2. 1er tiers du xvie s. chardons de fer (F. Blanquart, Comptes de dépenses pour la construction du pavillon d'entrée du doyenné d'Évreux, 5). Du b. lat. cardo, -onis, lat. impérial carduus.


Lire aussi la définition du nom pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Onopordon acanthium => Artichaut sauvage ; Barbe rouge ; Chardon aux ânes ; Chardonnette ; Pet d'âne

Chardon-Marie (Silybum marianum) ; Artichaut sauvage ; Cardon à 1a Vierge ; Carline angélique ; Chardon Argenté ; Chardon de Notre-Dame ; Chardon Lochar ; Epine de Notre-Seigneur ; Herbe aux points de côté ; Lait de Notre-Dame. Le Chardon à foulon (Dipsascus Fullonum) ; Baignoire de Vénus ; Brûloto ; Cabaret des oiseaux ; Cardon ; Chardon bonnetier ; Cardère ; Cardoul ; Gardon ; Tsardon ; Peigne-de-loup ; Eicharpaut ; Fourdon ; Cardon-foulon ; Espinar.

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Botanique :


D'après Lionel Hignard et Alain Pontoppidan, auteurs de Les Plantes qui puent, qui pètent, qui piquent (Gulf Stream Éditeur, 2008) :

"Facilement reconnaissable avec son habit de feutrine blanche, le chardon aux ânes fleurit l'été. Chez lui, tout inspire la méfiance : sa longue tige équipée de huit membranes ailées bordées d'épines, ses feuilles tout aussi menaçantes, et même ses grosses fleurs pourpres, directement posées sur une couronne de pointes épineuses.


Pourquoi fait-elle ça ? Les chardons poussent souvent à proximité d'autres plantes griffues, comme l'églantier ou la ronce, et protègent alors de leurs épines les jeunes arbres sans défense qui poussent parmi eux. par le même occasion, ils évitent eux-mêmes de se faire trop facilement manger.


Des fleurs très appréciées : Les fleurs du chardon aux ânes sont riches en nectar et reçoivent la visite d'un grand nombre d'abeilles et de papillons.

Le chardon est une plante de la famille de l'artichaut. Cuites à l'eau bouillante une dizaine de minutes, débarrassées de leurs écailles, ses fleurs peuvent être consommées comme de minuscules artichauts, tout juste grands comme l'ongle d'un pouce d'adulte.


Les ânes péteurs : Même en mangeant de l'avoine, l'âne rêve de chardons. Il en est si friand qu'il ne craint pas de se frotter à ses méchants aiguillons. L'historien et naturaliste romain Pline pensait que cela n'allait pas sans inconvénients, car selon lui la consommation excessive de ces chardons faisait péter les ânes à grand bruit."

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Croyances populaires :


Dans Le Folk-Lore de la France, tome troisième, la Faune et la Flore (E. Guilmoto Éditeur, 1906) Paul Sébillot recense nombre de légendes populaires :


Suivant les paysans girondins, les chardons coupés le jour saint Laurent, d'après ceux du Brabant wallon, entre les deux Notre-Dame, ne repoussent plus dans la Gironde on croit les extirper en enterrant un chat vivant dans le champ envahi.

[...] Les paysans du Tarn-et-Garonne recueillent dans le cœur des chardons un ver spécial à cette plante qui, écrasé sur les gencives, est efficace contre le mal de dents.

[...] Plusieurs pratiques sont fondées sur la façon dont poussent les plantes ; en voici une du XVIIe siècle : Pour connoistre entre trois ou quatre personnes celle qui nous aime le plus, il faut prendre trois ou quatre testes de chardons, en couper les pointes, donner à chaque chardon le nom de chacune de ces personnes, et les mettre ensuite sur le chevet de son lit celuy des chardons qui poussera la personne qui aura le plus d'amitié poussera un nouveau jet et de nouvelles pointes. En Lorraine, le commencement de cette épreuve était le même an milieu du siècle dernier ; le lendemain, celle des têtes qui avait poussé pendant la nuit le plus beau fleuron, indiquait Celle des trois personnes qui, par la constance de son affection, avait le plus de droits à un tendre retour. En Poitou, on coupe les fleurons un peu au-dessous du limbe de la corolle et où porte le bouton dans sa poche ; si au bout d'un ou deux jours les fleurs ont poussé, on est aimé de la personne que l'on a eu l'intention de désigner cette expérience peut être faite pour un tiers. [...] Dans ta Vienne, elles choisissent dans les champs un Certain nombre de chargions, attribuent à chacun le nom d'an de leurs amoureux ou des jeunes gens qu'elles connaissent, puis leur coupent la barbe ; la première barbe qui repousse donne le nom de leur futur mari.

[...] Un poète du XVe siècle fait allusion à la croyance d'après laquelle les plantes qui poussent sur une fosse sont en relation avec celui qui l'occupe :

Pourquoy ne croïst sur son tombeau

Que du chardon qui l'environne ?

Un corps qui n'a bu que de l'eau

Ne produit herbe qui soit bonne.


[...] Les pèlerins rapportent, comme souvenir de leur visite à des sanctuaires, généralement éloignés de leur demeure, des emblèmes empruntés à la flore champêtre : [...] ceux qui ont assisté au pardon de Saint Cornély a Carnac rapportent un bouquet de ce chardon très épineux et argenté qui croit sur les dunes.

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Symbolisme :


Selon Pierre Zaccone, auteur de Nouveau langage des fleurs avec la nomenclature des sentiments dont chaque fleur est le symbole et leur emploi pour l'expression des pensées (Éditeur L. Hachette, 1856) :


DIPSACUS (CHARDON) - J'AI SOIF.

Le chardon frisé s'élève fort peu et buissonne beaucoup ; il ajoute à l'aridité du sol qu'il couvre : ses maigres houppes de fleurs purpurines disposées au long de ses branches, sont plutôt un symbole de sécheresse que de fraîcheur. On pourrait à quelques égards trouver ce chardon assez doux : conservez néanmoins une sage méfiance ; le calice de ses fleurs est armé de fortes épines : boursouflé par tant de lames qui se rangent autour de lui, il ressemble à un petit hérisson. Le chardon-bonnetier, que l'on cultive pour l'usage qu'on en fait dans l'industrie des lainages, forme une exception dans la famille nombreuse des chardons. Sa tige droite et haute est fort branchu , et chargée sur tous ses côtés de véritables épine . Les feuilles ne se trouvent qu'à la naissance des branches. La tête du chardon a la forme d'un pompon hérissé de crochets pointus et sert à peigner les draps. Mille fleurs délicates se trouvent entre les épines imposantes, et sécrètent un suc dont les abeilles sont très friandes ; les feuilles bienfaisantes conservent aux oiseaux la douce rosée du matin et fournis sent une eau salutaire pour les maux d'yeux.

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D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


"Le chardon est généralement considéré comme d'un abord revêche, désagréable ; et aussi comme la nourriture des ânes. Il est, comme toutes les plantes à piquants, un symbole de défense périphérique, de protection du cœur, contre les assauts pernicieux du dehors. Qui s'y frotte s'y pique : c'est la devise de la Lorraine, dont l'emblème est un chardon. A ce titre, il est devenu l'emblème de l'austérité, d'une certaine misanthropie et de l'esprit vindicatif.

Il est toutefois probable que l'aspect rayonnant de la tête est susceptible de lui conférer une tout autre valeur, en rapport avec le rayonnement de la lumière.

Dans la Chine ancienne, le chardon était considéré comme un fortifiant, capable de procurer la longévité, sans doute en raison de la survie illimitée de la plante après séchage."

Selon Ted Andrews, auteur de Le Langage secret des animaux, Pouvoirs magiques et spirituels des créatures des plus petites aux plus grandes (Édition originale, 1993 ; traduction française, Éditions Dervy, 2017), qui écrit à propos des chardonnerets :


Même leurs habitudes de nidification reflètent ce lien avec les zones « frontières », les « lieux jumeaux ». Ils construisent leurs nids dans la fourche d'une branche haut perchée. Le nid est d'ordinaire fait de duvet de chardon. Le chardon est associé de longue date avec les esprits de la Nature et les aspects curatifs des animaux. Un chardon béni était jadis utilisé pour invoquer le dieu Pan. Le chardon a été un symbole d'endurance. C'est grâce à l'endurance et à la persévérance que nous pouvons ré-ouvrir le royaume des fées. Les chardonnerets peuvent nous aider à nous connecter à ces esprits de la Nature susceptibles de nous montrer comment guérir les animaux - tant sauvages que domestiques.

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Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), les Chardons ont les caractéristiques suivantes :


«- Or tiens, Renaud, voilà ton fils !

Quel nom lui donras-tu, mon fils ?

- À l'enfant lui donne un nom ;

À la mère mauvais renom !


Prend l'enfant par le maillot,

Le jette contre le carreau.

Prend sa femme par les cheveux,

A la queue du cheval la neu’.


Depuis les portes de Paris

Jusque celles de Saint-Denis,

N'y avait brousse ni chardon

Qui n'eût sang de Marianson. »


Chardon, on le voit, est aussi imprécis que « brousse » : on a fini par donner ce nom à toutes les plantes qui ont des feuilles épineuses et une grosse fleur en brosse. La famille des « Chardons » est on ne peut plus hétéroclite ; elle rassemble diverses espèces des genres Carduus ; Cirsium ; Cnicus ; Silybum ; Carlina ; etc. Nous ne citons que les plus connus, les « têtes de file » en quelque sorte :

Le Chardon béni (Cnicus benedictus) ; Chardon bienheureux ; Centaurée du Saint-Sacrement ; Crédole ; Chardon bourra ; Centaurée laineuse.

Cette variété, souvent éclipsée par d'autres plus hautes et plus vigoureuses, est cependant la plus célèbre du point de vue de la tradition. Depuis le Moyen Âge, il est le Chardon magique par excellence.

Le Chardon Marie (Silybum marianum) ; Chardon de lait ; Chardon blanc ou gris ; Chardousse blanche ; Carline angélique ; Chardon Argenté ; Chardon Lochar ; Epine de Notre-Seigneur ; Cardon à 1a Vierge ; Lait de Notre-Dame ; Artichaut sauvage ; Herbe aux points de côté.

Son nom lui vient des taches blanchâtres, laiteuses, qui maculent ses feuilles en suivant chaque nervure : ce sont les gouttes de lait tombées du sein de Marie lorsque, fuyant les persécutions d'Hérode, elle s'enfuit de Judée en emportant l'enfant Jésus dans ses bras.

Le Chardon à foulon (Dipsascus Fullonum) ; Chardon bonnetier ; Cardon ; Cardère ; Cardoul ; Gardon ; Tsardon ; Peigne-de-loup ; Eicharpaut ; Fourdon ; Cardon-foulon ; Espinar ; Brûloto ; Baignoire de Vénus ; Cabaret des oiseaux.

C'est lui dont les têtes sont de véritables petites brosses dures qui servaient autrefois à carder la laine. Même avec l'essor industriel du XIX e siècle; les machines à carder des usines textiles ont longtemps été équipées de têtes végétales. Encore en 1900, on pratiquait la culture intense du « Cardon-foulon » dans plusieurs régions de France et de Belgique.

Le Panicaut (Eryngium campestre) est lui aussi un « Chardon ». Il sera toutefois étudié séparément car, seul de ce groupe, il appartient au genre féminin et son signe zodiacal n'est pas celui des autres Chardons.


Genre : Masculin

Planète : Mars

Élément : Feu

Divinité : Thor ; Athéna-Minerve.

Pouvoirs : Force ; Protection ; Guérison ; Exorcisme.


Utilisation magique : Placée dans n'importe quel local, une corbeille d'osier dans laquelle on a déposé treize grosses têtes de Chardon stimule les esprits, active les vibrations positives et purifie toute l'atmosphère. Pour se servir plein d'énergie, débordant de vitalité, il est recommandé de porter sur soi des graines de Chardon Marie. Autrefois, dans les campagnes, le grand Chardon Marie servait à l'alimentation, non seulement du bétail mais aussi des humains ; ses jeunes feuilles entraient dans les salades ; le fond de la capitule, cuit à l'eau, à un goût d'artichaut. Manger beaucoup de cette plante produit un effet similaire : force ; dynamisme ; vitalité ; puissance sexuelle. Les vaches nourries au Chardon Marie ne sont jamais malades, elles donnent davantage de lait, et leur lait est d'une qualité supérieure.

Qui s'y frotte s'y pique : les Chardons (comme les cactées) devaient naturellement faire partie des plantes qui chassent les voleurs. Ceux-ci n'enjambent jamais le mur d'un jardin où il en pousse.

Cultivées en jardinières que l'on dispose devant la maison, autour de la porte d'entrée, sur les marches du perron, ils refoulent les influences négatives qui pourraient essayer de s'introduire à l'intérieur.

Brûlées dans l'âtre pendant un orage, des têtes de Chardons détournent la foudre.

Les tiges des plus grandes variétés de Chardons ont de fortes fibres ligneuses que l'on peut rouir comme le lin ou le chanvre. Simplement la filasse obtenue est peu solide. Si l'on vous a jeté un sort, voici ce qu'il faut faire : mettez de grands et forts Cardons (Chardon Marie, Chardon à foulon) à rouir dans l'eau croupissante d'une mare où un animal domestique s'est noyé accidentellement. Quand les tiges commencent à se désagréger, étalez-les, la nuit, sur un chemin où passera un boiteux ; terminez l'opération de rouissage en laissant vos fibres s'imprégner de la rosée d'un pré, trois nuits avant et trois nuits après la Saint-Michel. La filasse est alors prête à filer. Faites-vous confectionner par votre femme une chemise que vous porterez à même la peau. Le sort n'aura plus aucune prise sur vous, même s'il avait été jeté par le Malin en personne (Ardennes belges).

En Savoie, les hommes qui mangeaient beaucoup de Chardon Marie étaient très recherchés comme amants.

Le Chardon béni est utilisé depuis de longs siècles dans les rites de guérison. Il y a encore des régions où l'on en fait des infusions que boivent les déprimés, les mélancoliques.

En Angleterre rurale, les sorciers ont des recettes secrètes pour faire pousser certains Chardons « comme des noisetiers » ! Ils en font leur bâton de marche, sur lequel ils gravent des formules cabalistiques.

Dans le Devonshire, pour invoquer les esprits, on plonge plusieurs têtes de Chardons dans l’eau bouillante. On les met à refroidir dans une écuelle en bois d'épine-vinette. Le devin s'assoit devant cette écuelle, il observe attentivement la vapeur qui monte des Chardons, il en inhale ; puis il invoque les esprits. Dès que ceux-ci commencent à répondre, toutes les personnes présentes peuvent leur poser des questions et obtenir des réponses.

Les Écossais racontent que si les jeunes filles du village sortent en procession, chacune portant un collier de Chardons Marie, tous les serpents des bois et des prés environnants se jetteront les uns sur les autres pour se battre à mort.

A Miedzyrzec Podl, en Pologne, dans un endroit sauvage où un assassinat particulièrement horrible avait été commis, tous les jours à midi poussait un Chardon d'une forme étrange, où l'on remarquait des bras, des mains, plusieurs têtes d'hommes. Lorsque ces têtes avaient atteint le nombre de douze, le Chardon disparaissait.

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


A cause de ses feuilles épineuses, le chardon est une arme contre le démon et les influences négatives : c'est pourquoi il est recommandé d'en faire pousser devant sa maison. On dit aussi que jeter au feu, en temps d'orage, des têtes de la plante met à l'abri de la foudre et que les voleurs "n'enjambent jamais le mur d'un jardin où il en pousse". De plus, avoir chez soi une corbeille d'osier contenant treize gros chardons "stimule les esprits, active les vibrations positives et purifie l'atmosphère".

Les chardons secs, cloués sur les portes des granges, protègent des sorciers le bétail. En Estonie, ils sont placés sur le premier blé qu'on fait sécher car ils en chassent le mauvais génie. Surnommé "casso-diable" en Provence, le chardon à foulon trifide trouvé dans la nature est détesté du diable et de ses suppôts. Dans les Ardennes belges, porter une chemise faite avec les fibres des grands chardons permet de lutter contre un maléfice : "Mettez de grands et forts chardons à rouir dans l'eau croupissante d'une mare où un animal domestique s'est noyé accidentellement. Quand les tiges commencent à se désagréger, étalez-les, la nuit, sur un chemin où passera un boiteux ; terminez l'opération de rouissage en laissant vos fibres s'imprégner de la rosée d'un pré, trois nuits avant et trois nuits après la Saint-Michel, la filasse est alors prête à filer ". Toujours dans cette région, on parlait d'une sorcière qui avait pris la forme du chardon ce qui s'explique peut-être par l'aspect déplaisant de cette plante. Ce fait est cependant isolé, les sorciers ayant toujours préféré emprunter l'apparence d'un animal. Dans la région de Liège, on croit encore que si on retire un chardon avec sa racine entière, une pièce d'or est attachée au bout.

Le chardon séché est une amulette précieuse favorisant l'amour et les bonnes rencontres. La plante a de plus le pouvoir d'aider une jeune fille, courtisée par plusieurs prétendants, à effectuer le meilleur choix. La nuit du 24 juin (Saint-Jean), il lui faut prendre trois chardons, chacun baptisé du nom de l'un des fiancés, et les placer sur le lit, avec trois rubans ou ficelles, une rouge, une verte, une rose. Le chardon qui fleurit le premier indique le nom le plus approprié. Cette utilisation du chardon dans le domaine amoureux remonte au moins au XVIIe siècle où une recette les mentionnait pour reconnaître entre trois ou quatre personnes celle qui nourrissait le plus de sentiments.

Par ailleurs, si le bouton de chardon que l'on conserve en poche fleurit un ou deux jours après, il prouve que les sentiments qu'on porte à quelqu'un sont réciproques. Autrefois, les jeunes Bretonnes utilisaient les chardons pour savoir si elles seraient mariées dans l'année. Elles éparpillaient les pétales de la fleur dans leur chambre, laissant la tige au pied du lit. Si le chardon était refleuri le lendemain, le mariage aurait lieu.

Chez les Anglo-saxons, le chardon qui pénètre par la fenêtre est signe de bonnes nouvelles. Si, en un seul souffle, on parvient à faire s'envoler tous les duvets d'un chardon fleuri, il faut faire un vœu. Mais en piétiner par inadvertance porte malheur. Le chardon est particulièrement bénéfiqu