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  • Anne

Le Perroquet





Étymologie :

  • PERROQUET, subst. masc.

Étymol. et Hist. I. 1. a) 1395 [ms. du xive s.] «oiseau des pays chauds à gros bec très recourbé, capable d'imiter la parole humaine» (Thomas de Saluces, Le Chevalier errant [ms. Turin R 1680, fo218 ro] ds Romania t. 21, 1892, p.76 : Et quant il sçot que son vieil paroquet, c'est son papegaut, n'est mie mort, si s'en ala a lui) ; 1537 perroquet (Bonaventure des Périers, Cymbalum mundi, Réimpr. de l'éd. de 1537, foE 2 vo) ; b) 1585 fig. «personne qui parle abondamment et sans réfléchir» (Noël du Fail, Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 147) ; c) 1835 vert-perroquet (Stendhal, loc. cit.) ; 2. a) 1554 [éd.] «sorte de labre» (Rondelet, Libri de piscibus marinis, p. 176) ; b) 1776 perroquet de mer «macareux» (Valm. d'apr. FEW t. 8, p. 330b) ; 3. a) 1862 étouffer un perroquet «prendre un verre d'absinthe» (Larchey, loc. cit., avec citat. d'aut.) ; b) 1957 «mélange de pastis et de menthe» (FEW t. 8, p. 331a). II. 1525 mar. voile de perroquet (Doc. ds Jal1, s.v. treu). Prob. dér. hypocoristique du prénom Pierre. Le subst. perroquet, d'abord att. comme nom propre d'un perroquet (1395, Thomas de Saluces, loc. cit. ds Romania t. 21, p. 74), a évincé papegai, usuel jusqu'au xive s. Le sens 3 s'explique par une allus. à la couleur verte de l'absinthe ainsi que du pastis auquel on a ajouté de la menthe (cf. aussi tomate «mélange de pastis et de grenadine» et mauresque «mélange de pastis et de sirop d'orgeat», v. Vie Lang. 1971, p. 636). L'emploi de perroquet comme terme de mar. est à rapprocher d'autres noms de voiles que l'on désigne par des noms d'oiseaux, v. p. ex. pacfi.


Lire aussi les définitions de perroquet et inséparable pour amorcer la réflexion symbolique.

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Zoologie :


Pour connaître le comportement du perroquet, découvrez la fiche de l'Encyclopédie Larousse.

Le perroquet et les mathématiques documentaire réalisé par Hervé Lièvre, 1988 :


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Dans son Atlas de zoologie poétique (Éditions Arthaud-Flammarion, 2018) Emmanuelle Pouydebat nous expose les caractéristiques du Kakapo (Habroptila), "le perroquet qui ne vole pas" :


Laissez-moi vous présenter une autre merveille de mystère évolutif et adaptatif : le perroquet qui ne vole pas ! Le kakapo, « perroquet de nuit » en maori, est le plus lourd perroquet du monde (jusqu'à kilos), doté qui plus est d'ailes et de plumes courtes qui l'empêchent de voler. Mais les oiseaux n'ont pas toujours volé. Les plumes sont probablement apparues, non pas en lien avec le vol, mais avec une meilleure isolation corporelle ou communication entre les individus. Le kakapo n'est donc pas une aberration, mais plutôt une réminiscence de certains oiseaux disparus qui n'ont jamais volé.

S'il ne vole pas, le kakapo marche et, grâce à ses griffes acérées, grimpe parfaitement aux arbres. Il a cependant bien du mal à survivre, malgré une longévité de 90 ans et une grande expérience en matière de séduction. Car si le kakapo ne sait pas voler, il sait faire « boum » ! Qu'est-ce donc que ce « boum » ? Imaginez cet oiseau nocturne faire un trou dans le sol pour se coucher, gonfler son sac thoracique, battre des ailes et produire des cris inimitables, dont le fameux « boum » visant à attirer les femelles... Et ça marche ! Car monsieur kakapo crée souvent sa propre cuvette pour amplifier ce cri. Il enlève toute brindille susceptible de le perturber, le tout placé près de zones qui font raisonner le son, comme des parois rocheuses ou des troncs d'arbres. Tenez-vous bien ! Il va produire des milliers de « boums » pendant environ huit heures, chaque nuit, durant trois ou quatre mois, ce qui lui fait perdre jusqu'à la moitié de sa masse corporelle. Et madame kakapo peut entendre ces « boums » à 1 voire 5 kilomètres de distance selon le vent ! De n'importe quel endroit qui plus est, car monsieur prend la peine d'envoyer ses « boums » dans toutes les directions. Attirées par les cris, les femelles marchent plusieurs kilomètres pour rejoindre les mâles qui se battront jusqu'à la mort pour parader en se dandinant, cliquant du bec, toutes ailes déployées. Malheureusement, le charme s'arrête là. Car les « boums » de monsieur attirent également... les prédateurs ! Comme son odeur de... moisi. Ainsi, le pauvre perroquet est menacé d'extinction. Chassé par les hommes, victime de l'introduction de prédateurs comme le char, le rat ou le chien, de la déforestation, de l'urbanisation, ou encore des collectionneurs, le kakapo a pratiquement disparu. Mais c'est sans compter les humains, capables de grandes choses, parfois. En 2012, la cinquantaine de survivants a été regroupée sur trois îles dépourvues de prédateurs et la nourriture leur a été distribuée en continu. Une tâche complexe : le kakapo présente un très faible taux de reproduction et le sexe du poussin dépend du régime alimentaire de la maman. S'il est très calorique, il engendre davantage de mâles et s'il est trop riche en protéines, la satiété des femelles est rapide et elles ne consomment pas assez de calcium pour la confection des coquilles. En nourrissant abondamment et richement les kakapos, trop de mâles sont nés et le déséquilibre entre les sexes s'est avéré inquiétant pour la survie de l'espèce. Il faut trouver le bon régime alimentaire, sans compter que chaque île ne peut abriter que cent individus. Le défi est lancé, tant pour ces oiseaux que pour les humains qui, ensemble, luttent pour trouver des solutions et survivre.

« Les oiseaux, c'est comme l'amour, ça a toujours existé.Toutes les espèces disparaissent, mais pas les oiseaux. Comme l'amour. » (Marguerite Duras)

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Dans le même ouvrage, elle présente également le Cacatoès noir (Probosciger aterrimus), c'est-à-dire selon elle "le musicien de ces dames" :


La musique pour séduire... Une stratégie humaine ? Pas uniquement. Voici le sublime cacatoès noir. entièrement noir, bec et pattes inclus, il possède une tache rouge sur chaque joue. Elle correspond à une zone dépourvue de plumes qui peut changer de couleur si le perroquet est stressé ou malade. Contrairement au kakapo, ce perroquet d'un kilo maximum vole ! Quant à son bec, il est puissant et lui permet de casser facilement des noix pour les manger. sa langue, dont la dextérité est proche de celle des aras que j'ai étudiés, est fort utile pour manipuler. Ainsi, loin d'avoir un régime alimentaire spécialisé, il consomme également des graines, des plantes, des baies, des insectes et même leurs larves. Les oiseaux et les baleines produisent de superbes chants musicaux. Mais ce cacatoès ne se contentent pas de chanter, monsieur joue d'un instrument de musique...

Plus précisément, le mâle cacatoès noir de cette région de l'Australie serait un batteur ! Pour attirer et séduire les femelles, il fabrique une baguette, une branche d'environ 20 centimètres. Ensuite, il la saisit avec ses pieds et la percute sur les troncs d'arbres. Le son est entendu à plus de 100 mètres. Pourquoi parler de musique et pas seulement de bruit ? Parce que chaque mâle tape avec des cadences quasiment parfaitement régulières et ce pendant très longtemps. Les humains font pareil lorsqu'ils jouent de la batterie. Ils gardent un rythme régulier. Là où cela devient encore plus intéressant, c'est que chaque individu a son propre style et son propre rythme. Chacun tape à sa propre cadence, certains étant toujours rapides pendant que d'autres sont lentes ou encore un peu fantaisistes. Il est tout à fait probable que ces identifications musicales personnelles aident les autres perroquets, en particulier les femelles, à savoir qui joue et interpelle les femelles. La percussion de ces mâles est un véritable rituel de séduction individualisé.

Quand leur stratégie musicale fonctionne, l'accouplement a lieu. La femelle pond un œuf très en hauteur et dans le creux d'un arbre. Le mâle cacatoès n'est pas uniquement bon musicien. Il est également un bon père puisqu'avec la mère, il va alternativement couver l’œuf pendant trente jours. Une fois éclos, l’œuf laisse apparaître un oisillon qui restera au nid pendant environ cent jours. Il pourra vivre jusqu'à 100 ans, voire plus ! Enfin, si tout va bien... car ces oiseaux sont menacés par un faible taux de reproduction et la fragmentation de leur habitat due aux activités minières.


"Les poètes sont des oiseaux : tout bruit les fait chanter." (François-René de Chateaubriand).

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Symbolisme :


Si l'on en croit le site http://artifexinopere.com/ :


"Le perroquet est un exemple parfait de symbole à deux faces, selon qu’il se situe dans un contexte profane ou dans un contexte sacré." Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée à cet oiseau.

De plus, le perroquet s'oppose au serpent comme le montre l'analyse du tableau La Chute de l'Homme de Albrecht Dürer, inspirée des travaux de Panofsky tandis qu'il est très souvent couplé avec le chien (cf les diverses études du même site).

Pas d'article dans le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant à l'entrée perroquet mais il y en a une à l'entrée ara.

Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995 et 2019), Éloïse Mozzani nous propose la notice suivante :


Le perroquet, auquel on attribue une longévité extraordinaire - pour certains, il vivrait cent ans et un jour exactement -, figurait parfois, dans les hiéroglyphes égyptiens, l'âme de l'homme.

Selon Martin Luther (mort en 1546), le perroquet était diabolique : "Je crois que le Diable habite dans les perroquets et les perruches, [...] pour qu'ils puissent si bien contrefaire les humains !"

Les Anglo-Saxons prétendent que posséder un perroquet est maléfique et qu'une jeune fille qui en aime un restera célibataire. Ce qui n'empêche pas que tuer un perroquet porte malheur et entraîne une incendie.

Il ne faut jamais séparer une paire de perroquets nains ; si l'un d'eux meurt, l'autre mourra, sauf si l'on place un miroir dans la cage (États-Unis).

En Inde, où le perroquet est respecté, on dit parfois qu'apprendre à cet oiseau à dire le nom d'un chien attire la chance.

Un perroquet qui devient bavard indique que le temps est incertain ; un orage va éclater s'il lisse ses plumes et ne parvient pas à dormir (Belgique).

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Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes ( (Hachette Livre, 2000) :


"Il en existe plus de 300 espèces, dont la plupart vivent en Australie, en Afrique centrale et orientale, en Égypte, au Moyen-Orient, en Inde et dans le sud-est de la Chine? Ainsi, la perruche et le cacatoès, pour ne citer qu'eux, sont des oiseaux percheurs, dont es pattes, préhensiles, ont la particularité d'être pourvues de deux doigts tournés vers l'arrière, ce qui leur permet de se tenir fermement et solidement sur une branche d'arbre, par exemple. A l'aide de leur bec épais et crochu, ils coupent les fruits et arrachent les bourgeons dont ils raffolent, mais ils e nourrissent aussi d'insectes et de leurs larves. A l'instar du chien et de l'éléphant, mais aussi du corbeau, il semble bien que le perroquet ait la faculté de décoder le langage des hommes, grâce à une espèce de récepteur des mots humains. Mais qui plus est, il possède une langue cornue et charnue, qui lui permet parfois d'imiter la voix humaine. Chez la plupart des espèces, la femelle pond de 2 à 6 œufs, qu'elle couve seule, même si, durant toute la nidification, les perroquets vivent en couple.

Dans les contes et légendes du folklore français, de même que la pie fut souvent surnommée Margot, diminutif de Marguerite, prénom issu du latin margarita qui signifie "perle" - parce que la pie a la réputation d'aimer s'emparer de tout ce qui est blanc et brillant -, le perroquet, oiseau des îles, animal exotique, a hérité du surnom de Perrot, diminutif de Pierre disent certains, ou, prétendent d'autres, jeu de mots avec ledit diminutif et une contraction de l'ancien français perore, du latin perorare, qui signifie 'discuter, exposer, plaider", ou de perorele qui, en ancien français toujours, désignait un discours frivole. A propos du perroquet, il est inutile d'expliquer pourquoi on s'est plu à lui donner un tel surnom..."

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D'après Madonna Gauding, auteure de Animaux de pouvoir, Guides, protecteurs et guérisseurs (Éditions Véga, 2006) :

"Guide d'interprétation

En tant que symbole onirique

Magie ; Discernement ; Charisme ; Couleur ; Imitation ; Discours ; Beauté ; Soleil.


En tant que gardien ou protecteur

Protège en se servant d'une voix forte ; Garde contre les rumeurs malignes.


En tant que guérisseur

Soigne la dépression ; Guérit par la luminothérapie colorée.


En tant qu'oracle ou augure

Réfléchissez avant de parler ; Ne vous laissez pas avoir par la flatterie.


Mythes et contes

L'un des quatre clans sacrés de la tribu amérindienne Hopi est le Perroquet. Le dieu indien de l'amour, Kâma, est associé au perroquet.

Si le perroquet est votre animal de pouvoir

Vous êtes alerte, très intelligent, curieux, aimez la compagnie de la famille et des amis. Vous aimez parler et bavarderez tard dans la nuit, en racontant des histoires, ais savez aussi être silencieux et écouter. Grâce à la capacité d'amuser et à la compassion, vous avez beaucoup d'amis. Vous êtes toujours celui que tout le monde connaît à une soirée, même s'ils ne se connaissent pas entre eux. Vous êtes le lien entre vos différents groupes d'amis. Original et charismatique, vous élevez le moral de votre entourage, lui apportant espoir et promesse d'avenir. Vous stimulez et suggérez le sentiment que tout est possible.


Demandez au perroquet de vous aider

- à redécouvrir vos rêves et à les traduire dans la réalité

- à apprécier votre famille et vos amis et à passer plus de temps avec eux.


Accéder au pouvoir du perroquet en

- vous habillant de couleurs éclatantes qui vous font paraître extrêmement beau

- essayant la chromothérapie.


Le perroquet gris utilise des mots humains pour communiquer des sentiments tels que la faim, la peur ou l'ennui. A quel point pouvez-vous communiquer vos sentiments aux autres ? Savez-vous toujours ce que vous ressentez ?


Élément Air."

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Dans Vert, Histoire d'une couleur (Éditions du Seuil, 2013) Michel Pastoureau s'attache à retracer l'histoire de la perception visuelle, sociale, culturelle de cette couleur en Occident, de l'Antiquité au XIXe siècle. C'est aussi l'occasion d'évoquer d'autres éléments et leur symbolique particulière. Ainsi en est-il du perroquet :


"La robe verte de Frau Minne n'est cependant pas le seul attribut de cette couleur que les artistes mettent en scène pour exprimer la relation amoureuse. Un arbre et un animal jouent un rôle voisin : le tilleul et le perroquet. Dans les images, ce dernier montre toujours un plumage parfaitement vert ; l'amant l'offre à sa bien-aimée comme il lui offrirait un rameau de verdure, et la couleur de l'oiseau suffit pour exprimer une déclaration d'amour. L'iconographie est ici fidèle à une certaine réalité : dans la seconde moitié du XIIIe siècle et les premières décennies du XIVe, le perroquet est dans la classe noble, partout en Europe, un oiseau à la mode. Il est de bon ton d'en offrir ou d'en posséder, d'autant qu'il s'agit d'un oiseau rare et précieux, importé de fort loin (Inde, Maroc) et doté d'une propriété remarquable : il parle. Le perroquet passe ainsi pour un oiseau courtois, attribut de la beauté, de la parole et de l'amour. Plus tard, à la fin du Moyen Âge et au début de l'époque moderne, les peintres européens figureront des perroquets de toutes couleurs. Ce sera l'oiseau coloré par excellence. Avec les fleurs, les papillons et les pierres précieuses, les perroquets représenteront ce que la nature peut produire de plus séduisant dans le domaine de la polychromie. Mais plus tôt, dans les miniatures du XIIIe siècle, le perroquet est toujours vert ; sans doute alors n'en connaît-on pas d'autres. D'où, en français, une expression qui n'est pas rare pour qualifier un vert très vif : " plus vert que papegeai (perroquet)", comme on dit à la même époque "plus noir que corbeau".

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Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique (LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017), le Perroquet est défini par les caractéristiques suivantes :


Traits : Le Perroquet symbolise le fait d'être alerte, d'avoir le sens du mimétisme, de la communication et le don de prophétie. Le perroquet est un oiseau très sociable qui communique avec des cris perçants et des braillements. Seuls les perroquets domestiqués peuvent imiter ; à l'état sauvage, ils ne le font pas. Le perroquet n'a pas de cordes vocales, il fait donc ses imitations en soufflant de l'air par sa trachée. Les perroquets sont zygodactyles, ce qui veut dire que les premier et quatrième doigts de leurs pattes sont orientés vers l'arrière alors que les deuxième et troisième vont vers l'avant - ce qui les aide pour attraper les choses et pour grimper. Cela signifie que parfois vous devez avancer dans deux directions différentes ou bien reculer d'un pas tout en allant de l'avant. Restez dans votre originalité et dans ce que vous avez d'unique au lieu d'imiter les autres. Sinon, vous risquez de vous retrouver comme si vous étiez gonflé d'air chaud.


Talents : Liant ; Coloré ; Communicatif ; Déjà-vu ; Diplomatie ; Guidance ; Supérieurement intelligent ; Espoir ; Sait impressionner ; Interactif ; Joie ; Mystique ; Promesse ; Prophétie ; Renouveau ; Pense avant de parler ; Sagesse.


Défis : Arrogant ; Perturbateur ; Moqueur ; Exagérément bavard ; Réactif ; Escroc.


Élément : Air.


Couleurs primaires : Bleu ; Vert . rouge ; Jaune.


Apparitions : Lorsque le Perroquet apparaît, cela signifie que vous devez occuper le devant de la scène et vous distinguer des autres. Il est temps à présent de briller dans tout ce que vous faites. Cela veut dire aussi que quelqu'un a besoin de votre aide et de votre compréhension. On peut vous demander d'être médiateur entre des personnes qui ne sont pas d'accord. Votre lumière intérieure brille avec éclat, votre personnalité étincelle et votre sourire est contagieux. Ces qualités attirent les autres à vous. Ils accordent de la valeur à votre opinion, veulent avoir votre avis, ou apprécient simplement d'être en votre présence parce que vous les faites sourire. Vous êtes plein de joie, une joie que vous partagez avec chacun de ceux que vous rencontrez. Le perroquet vous encourage à prendre votre envol et à poursuivre vos rêves. Ils sont à votre portée ; tout ce que vous avez à faire est est de vous y accrocher. Le perroquet est diplomate et vous incite à avoir du tact. Évitez de répandre des rumeurs ou ragots. Il y a des moments pour parler et d'autres pour rester tranquille. Prenez conscience de ces moments et faites attention à ne pas parler lorsque vous devez écouter. Le perroquet veut dire aussi de s'écouter soi. Vous êtes très bon pour donner des conseils aux autres, mais est-ce que vous vous écoutez et tenez compte de votre propre avis ? parfois le seul avis qui soit nécessaire, c'est le vôtre.


Aide : Vous avez besoin de donner sans attendre une réponse intelligente. Vous est-il déjà arrivé, après une conversation, de penser : "J'aurais dû dire... " ? Le perroquet vient vous donner ces paroles puissantes lorsque vous en avez besoin. S'il vous faut mettre de la couleur dans votre vie, dans votre maison, ou sur vous, le perroquet peut vous guider pour choisir les couleurs qui vont renforcer et mettre en valeur certains aspects chez vous. Lorsque vous avez besoin de ire bonne impression au premier abord, ou si vous êtes en train de planifier un événement que vous voulez exceptionnel et extraordinaire, le perroquet va prendre son envol pour vous aider à le rendre phénoménal. Si vous apprenez une nouvelle langue, ou essayez de perfectionner vos capacités de communication., le perroquet peut vous aider dans votre apprentissage. Il peut vous amener à être davantage positif dans votre expression et plus conscient de l'effet que produisent vos paroles ainsi que la façon dont les exposez.


Fréquence : L'énergie du perroquet est un hurlement haut perché qui vous fait frémir. Cela vous traverse complètement comme le crissement d'une craie sur le tableau. Et cela vrombit avec des intervalles surprenants entre les cris.


Voir aussi : Perruche (cacatoès) ; Loriquet à tête bleue (arc-en-ciel).


Imaginez...

Vous êtes en train de faire des courses et, dans un magasin, à côté de la caisse, il y a une grande cage avec un perroquet. Ce magnifique perroquet vert arpente son perchoir en bois en agitant ses ailes et en caquetant. Il fait claquer son bec plusieurs fois puis e met à manger des graines dans son bol. Vous observez sa façon d’œuvrer avec sa langue pour apprêter les plumes de ses ailes. Il vous remarque et s'approche du bord de la cage pour vous gratifier d'un "Hello !". Vous le saluez à votre tour d'un "Hello !" et vus souriez en le voyant se basculer d'avant en arrière comme s'il dansait, puis hocher la tête de haut en bas et de gauche à droite. Il a l'air de faire son numéro rien que pour vous. Il vous siffle une petite mélodie, puis se tourne, étend largement ses ailes pour faire plusieurs battements. Une musique rythmée s'élève en fond sonore dans le magasin et l'oiseau commence à se mettre à danser en rythme! Vus vous décidez enfin à partir du magasin tout en continuant à observer du coin de l’œil ce perroquet amical et heureux.

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Symbolisme onirique :


Selon Georges Romey, auteur du Dictionnaire de la Symbolique, le vocabulaire fondamental des rêves, Tome 1 : couleurs, minéraux, métaux, végétaux, animaux (Albin Michel, 1995),


Agrippé aux barreaux de sa cage, répétant de façon lancinante son pauvre vocabulaire, Jacquot peut bien avoir beau plumage, il demeure un étranger au monde de l'imaginaire. Ce prisonnier de la civilisation n'a rien de commun avec le perroquet du rêve. Ce dernier est un oiseau libre. Il est couleurs, cri, chant, espace, nature, gaieté. Sur quatre mille séances de rêve éveillé, pas une seule image de perroquet en cage ! Son décor naturel est celui des arbres, de la lumière, de la hutte, de la vie simple et neuve.

Le perroquet du rêve ne parle pas. Il crie, il chante, il répand les couleurs dans un monde qui sent le renouveau. Une approche logique dirige naturellement l'investigation vers les deux grandes caractéristiques de l'oiseau : sa capacité à émettre des paroles et son plumage bariolé. L'observation oblige à renoncer radicalement à la première. Ce qui ne signifie pas que l'aspect vocal n'intervient pas dans la composition du symbolisme du perroquet, mais c'est le cri qui est l’élément fort, pas la parole. Pour les couleurs, elles sont constamment présentes et font presque du perroquet le prototype de l'oiseau bariolé.

Pour pénétrer le sens profond d'une image, il est souvent utile de se reporter à l'élémentaire. Avant tout, pour le rêveur européen, le perroquet c'est l'oiseau exotique. Et c'est ce mot qui livre accès à la compréhension du symbole. La racine grecque exos signifie : dehors, étranger. Le perroquet, aimable chanteur coloré, perché dans les frondaisons vertes, nous parle du plus universel des exodes : celui de l'enfant quittant sa mère. Le lecteur éprouve probablement une surprise égale à celle que nous avons ressentie au fil de la recherche. Rien, dans les considérations intellectuelles que l'on peut réunir autour de l'oiseau multicolore, ne laissait soupçonner un sens de cette nature. Pourtant, les corrélations offrent de nombreux indices qui orientent d'emblée vers cette traduction. Par ailleurs, la lecture des textes apporte des éléments de conviction qui se renforcent à mesure de l'investigation. Les convergences symboliques ont si nettes que l'erreur ne semble pas possible.

Ce qui frappe à première lecture de l'ensemble des textes où figure le perroquet, c'est la fraîcheur des scènes qui ramènent, pour la plupart, aux conditions élémentaires de la vie de Robinson dans son île. Comme le célèbre naufragé, les patients vivent des séquences dans lesquelles ils prennent un grand recul par rapport aux conditions de la vie quotidienne. Les personnages mis en scène évoluent au cœur de la nature, ne gardant avec la civilisation occidentale que des contacts très espacés et concernant l'essentiel pour l'information et l'indispensable pour la survie matérielle.

Pour chaque symbole étudié, lorsque l'on a déterminé les éléments essentiels de l'interprétation, il est aisé de choisir un ou deux rêves qui en exposent le sens de manière explicite.

C'est au cours de sa cinquante-troisième séance que Cédric va évoquer le perroquet : « … et puis... je vois un sein de femme, aspergé d'eau bleue. Le sein est tout bleu maintenant... je vois une bouche de bébé qui s'approche... pour téter, mais il ne peut pas, à cause de la couleur bleue... [long silence]. Le cordon ombilical qui le relie à ce sein l'empêche de trop s'éloigner... alors qu'il en a envie... il finit par prendre les ciseaux et par couper le cordon... il regarde dans le cordon et reçoit en pleine face le sang maternel... ce n'est pas un flux régulier... [long silence]... je me retrouve en pleine jungle, en pleine forêt vierge. Un perroquet se trouve à côté de moi... un perroquet muet qui ne sait ni chanter ni voler... il est rejoint par d'autres perroquets qui, comme lui, ne savent pas chanter... […] Là, c'est une pyramide en forme de sein... j'y monte... difficilement... ce n'est pas du lait qui s'y trouve mais de l'alcool... un alcool très fort, enivrant, qui me prend dans son piège... je perds un peu connaissance jusqu'au point de voir les perroquets s'envoler autour de moi et chanter. »

Cédric, comme beaucoup de patients ayant émis des images de perroquets, a perdu son père alors qu'il était encore enfant. Le bleu qui recouvre le sein maternel et l'empêche de téter symbolise probablement la voie d'approfondissement qu'il a entreprise et qui lui commande de se détourner du retour au sein maternel. La rupture symbolique du cordon ombilical, cet acte psychologique déterminant, que doit accomplir l'adolescent pour devenir une personne autonome est tendue plus difficile lorsque la mère est la seule survivante du couple parental. La prise d'indépendance, toujours délicate, engendre de surcroît, dans ces circonstances, une résonance coupable. Le geste symbolique accompli, Cédric boit, non du lait, nourriture du bébé, mais un alcool fort qui ne peut convenir qu'à l'adulte. Aussitôt les perroquets retrouvent leur vitalité. Leur vol et leurs chants sont bien expressifs de la liberté acquise par Cédric, ce que l'ensemble de sa cure et son développement ultérieur confirmeront. « Filles et garçons sont concernés par ces observations, même si le jeu œdipien les renforce chez le garçon. Reine, qui a également perdu son père très tôt, a des images très proches de celles de Cédric :

« … Je vois maintenant un perroquet vert... je vois très bien la queue verte... je vois le derrière de l''oiseau... il fait sortir un petit de son derrière, en gros plan, je vois le petit oiseau, les ailes repliées... aussi bien la tête que les pieds... la maman oiseau pousse énormément, en piaillant et... boum ! le petit tombe... dans un seau... le seau est tout rouge... le petit se débat, il ne peut pas voler... il piaille énormément... il s'appelle Cui-Cui... on remet le petit oiseau avec la maman. C'st pas très évident, mis il se fait une petite place... la maman souffre énormément... elle le lèche... ils se transforment tous les deux... lui comme un petit chat... elle en chatte ou en panthère... il veut téter... il ne peut pas... il est maladroit... et puis, il s'en va, dans la nature... tout seul, il fait beau..."

Ces deux séquences reproduisent imparfaitement l'ambiance de fraîcheur joyeuse de la nature à laquelle j'ai fait référence plus haut. Mais elles rendent indéniable la relation entre le perroquet imaginaire et la rupture du lien symbolique à la mère. Les deux rêveurs expriment l'impossibilité de téter. Cela renvoie au bec particulier du perroquet. Le bec est une bouche cornée. Dans l’article concernant le bec nous insistons sur cette caractéristique, liée à une sorte d'interdit jeté sur le baiser. Avec le bec de perroquet, ce bec replié qui paraît se refuser au contact, c'est non seulement le baiser, mais la succion qui devient impossible. La très forte corrélation que l'on constate entre la tortue et le perroquet a probablement pour base principale l'analogie de forme de leurs becs. Rapprochées par ce détail morphologique, les deux images ont en commun le rapport à l'image maternelle, mais une divergence profonde existe au niveau du sens : la tortue imaginaire tend à ramener à l'origine, elle symbolise un élan de rentrée dans la mère. Le perroquet du rêve survient au moment où se réalise un dégagement de l'emprise maternelle, où le cordon ombilical psychologique doit être coupé.

La tortue est retour à la source, le perroquet es t départ. Si Cédric évoque explicitement le cordon ombilical, beaucoup d'autres rêveurs expriment ce dernier par des images de cordes ou de lianes auxquelles ils sont suspendus ou qui les relient à un symbole représentant la mère. Tarzan, l'homme-singe, n'est jamais bien loin lorsque la jungle retenti des cris du perroquet. Hervé, à quarante ans, subit une dépression sévère due à la difficulté qu'il éprouve à s'affranchir de l'image maternelle. Orphelin de père à l'âge de dix ans, Hervé dirige l'entreprise familiale depuis une dizaine d'années. Dans chacun de ses rêves apparaît le Marsupilami, cet étrange anima de bande dessinée, sorte de panthère qui se sert de sa queue extensible comme d'un lasso. Plusieurs séquences montrent clairement le rôle du cordon ombilical joué par cet étonnant appendice. Au cours de la septième séance, alors qu'Hervé s'exerce à vivre une autonomie nouvelle, le Marsupilami rétracte sa queue, lâche Hervé et un peuple de perroquets multicolores se mettent à voler et à chanter autour de lui !

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La multiplication colorée, c'est la création, l'explosion de l'énergie originelle, de la lumière première, dans les formes multiples du monde manifesté. Le cri, c'est le premier acte du bébé séparé de sa mère. Tout concourt à l faire du perroquet le symbole de la séparation.

Comme toutes les images associées à la renaissance, le perroquet peut exprimer, on le sent dans le cas de Reine, un revécu de la naissance oui, telles les images de Cédric, un symbolisme de renaissance accompagnant un devenir adulte. Les deux sens peuvent évidemment se superposer dan la même séquence.

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Contes et légendes


La cage et l'oiseau (conte soufi)


Un marchand vivait avec sa femme et sa fille ; il possédait un perroquet très intelligent. Ce dernier s’entretenait avec ses maîtres et on le considérait comme un membre de la famille. Un jour, le marchand décida d’aller en Inde pour son commerce, et, la veille de son départ, il demanda aux siens ce qu’ils désiraient qu’il leur rapportât. La même offre fut faite au perroquet. Celui-ci répondit : - Je n’ai besoin de rien ; seulement en chemin, tu passeras près d’une forêt où habitent mes amis perroquets. Transmets leurs mes salutations, et informe-les de l’état où je me trouve. A cours de son voyage, le marchand arriva à la forêt dont lui avait parlé son oiseau favori. Il se souvint de la commission dont il l’avait chargé, et, s’adressant à un groupe de perroquets perchés sur les arbres il leur dit : - Je viens d’Iran, et j’ai dans ma maison un perroquet dans une jolie cage. Il fait partie de votre famille et m’a chargé de vous transmettre le message. Quand le marchand eut fini de parler, il vit un perroquet, pareil au sien, qui poussa un cri, trembla et tomba du haut de l’arbre, mort. Le marchand en fut attristé, pensant que le perroquet était mort de chagrin en apprenant la captivité de l’un de ses proches. Désolé de cette aventure il retourna chez lui. Là, il distribua les cadeaux qu’il avait rapportés de l’Inde. Le perroquet lui dit : - Maître, as-tu oublié ce que je t’avais demandé ? - - Non, répondit le marchand, mais j’ai regretté de l’avoir fait. - Pourquoi donc ? interrogea le perroquet Le marchand lui raconta alors ce qui s’était passé. L’oiseau écouta attentivement, puis, comme le perroquet de la forêt, il se mit à gémir et à trembler, pour finalement s’écrouler mort au fond de sa cage. Le marchand se désola et s’adressa des reproches. Il ouvrit la cage et jeta dans le jardin le corps du perroquet. Aussitôt, celui-ci prit son envol et alla se poser sur le mur. Stupéfait, le marchand courut vers lui et lui dit : - Ô mon cher perroquet, qu’est-ce que cela ? Pourquoi cette mort, cette comédie ? Reviens mon cher ami, dans ta jolie cage, tu nous amuses et nous avons besoin de toi. Le marchand le supplia de lui expliquer le secret de cette affaire. Le perroquet lui dit : - C’est vrai, il y avait un sens caché dans tout cela. En fait, par ton entremise, j’avais envoyé un message disant que j’étais prisonnier et triste, que je vivais dans un monde qui n’était pas le mien, qu’ils m’aident à me sauver. Tu as vu qu’un des perroquets de la forêt est mort. En réalité il ne l’était pas, il voulait me faire comprendre qu’il fallait, tant que l’on se trouve encore dans la cage de ce monde qui n’est pas le nôtre, mourir à soi-même avant que n’advienne la mort fatale. Alors j’ai fait ce qu’il m’avait enseigné, et voilà que je suis libre pour aller vivre dans un monde auquel j'appartiens Mathnawi Jalâl-ud-Din Rumî


Ce récit a bien sûr une signification symbolique. Le perroquet enfermé dans la cage est l’esprit prisonnier de son identification au corps. selon Le Soufisme regarde l’Occident, Volume 1 – Philippe Moulinet.

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Littérature :


Jules Renard nous propose dans ses Histoires naturelles (1874) de petits portraits ou historiettes relatives aux animaux les plus communs mais pourtant tous plus étonnants les uns que les autres :


Le perroquet


Pas mal ! et il avait bien quelque mérite au temps où les bêtes ne parlaient pas, mais aujourd’hui toutes les bêtes ont du talent.