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  • Anne

Bachelard, l'imaginaire de la terre




Les Nouveaux Chemins de la Connaissance :

"La dialectique du dur et du mou commande toutes les images que nous nous faisons de la matière intime des choses": c'est ainsi que Bachelard propose de penser la terre, dans son ambivalence fondamentale, entre agression et invitation. L'occasion d'évoquer avec Julien Lamy le travail du forgeron, la maison de nos rêves et surtout, le concombre de mer ! LECTURES : - Emile Zola, L’Assommoir, chapitre VI, Gallimard (Pléiade) p. 533 - Bachelard, La Terre et les rêveries du repos, (Corti) p 109-110 - Bachelard, La Terre et les rêveries de la volonté (Corti) p 17-18 REFERENCES MUSICALES : - Melodium, Felt melt - Charlie Hunter, You don’t know what love is - Leos Janacek, Sur un sentier broussailleux - Barbara, Ma maison Steve Jablonsky, Launch Invité(s) : Julien Lamy, chargé de cours à l'Université de Lyon, spécialiste de l'œuvre de Bachelard et de la philosophie française contemporaine.

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Étymologie :


Étymol. et Hist. A. 1. Ca 980 terra « planète du système solaire habitée par l'homme » (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 6); 1588 et 1671 remuer* (le) ciel et (la) terre* ; 2. déb. xiies. terre « les habitants de la terre » (Psautier Cambridge, éd. Fr. Michel, II, 10). B. 1. Ca 980 terra « surface du globe terrestre portant les êtres vivants » (Passion, 328) ; id. loc. a terra « sur le sol » (ibid., 60) ; 1160-74 metre a teree « arraser (une forteresse) » (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, III, 4503) ; 1176-81 a terre venir « descendre (de cheval) » (Chrétien de Troyes, Lion, éd. M. Roques, 5663), supplanté par l'expr. metre le pié a terre 1377, v. mettre ; 1176-81 par terre « sur le sol » (Id., ibid., 5628) ; spéc. ca 980 terra « croûte terrestre » (Passion, 322) ; 1924 électr. prise* de terre; 2. p. oppos. à la mer ca 1050 prendre terre « aborder » (Alexis, éd. Chr. Storey, 80), supplanté par toucher* (la) terre 1623 et 1642 ; 1539 terre ferme « continent » (Est.) ; 1671 armée de terre (Pomey, s.v. armée) ; 1678 vent de terre (Guillet, p. 317) ; 3. ca 1050 terre « vaste étendue, territoire, pays » (Alexis, 112) ; ca 1208 Terre sainte d'outremer (Villehardouin, Constantinople, éd. E. Faral, § 27) ; 4. ca 1050 « étendue de terrain d'un propriétaire, domaine foncier » souv. au plur. (Alexis, 402). C. 1. Ca 1050 « matière constituant la partie superficielle de l'écorce terrestre » spéc. metre an terre « ensevelir » (ibid., 579) ; 2. ca 1100 désigne la terre du point de vue de ses qualités agricoles terre gaste « terre inculte » (Roland, éd. J. Bédier, 3127) ; 3. ca 1145 désigne un des éléments tere (Wace, Conception N.-D., éd. W. R. Ashford, 700) ; 4. ca 1210 « élément où poussent les végétaux » (Herbert Le Duc de Danmartin, Folque de Candie, éd. O. Schultz-Gora, 10306) ; 1252 fonz de tarre (Reg. cueill. du Temple, f°3 rods Gdf. Compl.) ; 1690 en pleine terre (Fur.) ; 5. ca 1150 désigne une matière destinée à certains empl. (Wace, St Nicolas, éd. E. Ronsjö, 164) ; 1536 terre cuite, terre cuycte (Inventaire de Charles Quint ds Havard) ; 1676 chim. (Charas, Pharmacopée royale, p. 10) ; 1904 terres rares désigne certains oxydes (Nouv. Lar. ill.). Du lat. terra « globe terrestre », « matière » (pour cultiver ou matière première), « un des éléments », « surface, sol », « continent (p. oppos. à la mer) », « pays, contrée », « territoire appartenant à une personne », « support de la vie terrestre ».


Lire également la définition du nom terre afin d'amorcer la réflexion symbolique.




Symbolisme onirique :


Selon Georges Romey, auteur du Dictionnaire de la Symbolique, le vocabulaire fondamental des rêves, Tome 1 : couleurs, minéraux, métaux, végétaux, animaux (Albin Michel, 1995),


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