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  • Anne

La Corneille


Pour Armelle...


Étymologie :

  • CORNEILLE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1174-87 corneille (Chr. de Troyes, Perceval, éd. W. Roach, 479). Du b. lat. *cornĭcŭla, lat. class. cornīcŭla, dér. de cornix « corneille ».


Lire aussi la définition des noms corbeau et corneille pour envisager les premières pistes symboliques.




Expressions populaires :

Claude Duneton, dans son best-seller La Puce à l'oreille (Éditions Balland, 2001) nous éclaire sur le sens d'expressions populaires bien connues :


Il y a bâiller et bayer ! Bâiller d'ennui, ou de sommeil, avec ou sans discrétion, et bayer, de l'ancien baer, ou béer, qui est tenir la bouche ouverte, de surprise ou d'innocente attention, lequel a donné la bouche bée, la gueule béante, les badauds (par l'occitan badar), et les bégueules (bée gueule) !


Et Galopin, la bouche bée,

Qui a la gorge longue et crème

Tretout giefe en comme en la beuse


dit Le Roman du comte d'Anjou, quand le messager avale une grande « hennapée » de bon vin. Pantagruel naquit au temps d'une telle sécheresse, après trente-six mois sans pluie, que « les loups, les regnards, cerfs, sanfgliers, daims, lièvres, connilz, bellettes, foynes, blereaulx et aultres bestes, lon trouvoit par les champs mortes, la gueulle baye », dit Rabelais.

Bayer aux corneilles est donc une « manière de parler proverbiale, pour exprimer un homme oisif, et qui s'amuse à regarder niaisement toutes choses. » (Furetière). Pourquoi les corneilles ?... Parce qu'elles sont en l'air probablement, et que ça donne l'air encore moins futé… Rabelais disait aussi "bayer aux mouches", mais il disait n'importe quoi !

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Croyances populaires :


Selon Ignace Mariétan, auteur d'un article intitulé "Légendes et erreurs se rapportant aux animaux" paru dans le Bulletin de la Murithienne, 1940, n°58, pp. 27-62 :


Dans la région de Porrentruy si les Corneilles noires volent près d'une maison on dit que quelqu'un de la maison va mourir.

Selon Grażyna Mosio et Beata Skoczeń-Marchewka, auteurs de l'article "La symbolique des animaux dans la culture populaire polonaise, De l’étable à la forêt" (17 Mars 2009) :


"Des propriétés toutes différentes étaient attribuées aux corbeaux et aux corneilles. On leur accordait des qualités qui les situaient à la limite de l’au-delà et du monde humain (Tomicki 1981 : 34). On disait qu’ils provenaient des échardes du bois dont le diable avait taillé le loup (Tomicki 1981 : 34). En raison de leur plumage noir, de leur rapacité, du fait qu’ils se nourrissaient de charogne, ils étaient traités comme impurs, on voyait en eux la personnification des démons, des aides des magiciens et des sorcières. “Lorsque des corneilles, des freux et des choucas se posent quelque part sur un champ et y restent assez longtemps, on dit que ce sont des diables qui se préparent à enlever un damné” (Kolberg 1962b : 145) – comme on le croyait dans la région de Lublin. Leurs nombreuses volées au coucher du soleil éveillaient la crainte. On soupçonnait que ce sont des mauvais esprits qui vont prendre une âme perdue (Kolberg 1962b : 145). En raison de leurs propriétés médiatrices ils étaient aussi utilisés dans les augures. Leurs rapports avec le monde chtonien causaient néanmoins que les informations qu’ils apportaient étaient le plus souvent mauvaises. Leur voix criarde était considérée comme un signal de malheur (Kolberg 1962a : 112). Aujourd’hui encore l’expression “ne croasse pas” signifie “ne provoque pas le malheur”. On leur imputait aussi de savoir parler d’une voix humaine, ce qu’ils utilisaient quelquefois pour transmettre aux gens des informations sur leur sort, tout particulièrement sur l’approche de la mort (Kolberg 1962a : 112). On croyait que le battement d’aile de la corneille à la fenêtre prédisait la mort d’un habitant de la maison. De même son vol trois fois répété et son croassement au-dessus de la maison étaient de mauvais signes. La présence d’un nombre impair de corneilles sur un sentier prédisait une querelle (Kowalski 1998: 261). On les pensait très utiles dans divers procédés magiques. Dans les nids de corneilles on pouvait trouver des pierres magiques, grâce auxquelles la personne qui les possédait devenait invisible (Kolberg 1962b : 141). Ces oiseaux ou des éléments de leur corps étaient aussi employés dans les pratiques thérapeutiques."

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Symbolisme :


La Corneille n’est plus que l’ombre d’elle-même. L’Ombre de la Corneille, c’est le gardien gaucher. Si vous regardez au plus profond de l’œil de la Corneille, vous découvrirez l’entrée vers le surnaturel. Ce grand oiseau noir connaît les mystères insondables de la création ; il est gardien de toutes les lois sacrées.

Dans le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée, Robert Laffont 1982) proposé par Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on apprend que :


"La corneille ou Bodh est, en Irlande, l'un des noms de la déesse de la guerre qui, du reste, apparaît souvent sous cette forme. Elle peut, à son gré, se transformer en de nombreux animaux et c'est ce qu'elle fait pour combattre Cuchulainn qui a repoussé ses avances. On en retrouve le nom en Gaule dans le théonyme Cathubodua, la corneille du combat.

Aspect nocturne du corbeau, elle est, en Grèce, consacrée à Athéna tandis que celui-ci l'est à Apollon.

Selon Ted Andrews, auteur de Le Langage secret des animaux, Pouvoirs magiques et spirituels des créatures des plus petites aux plus grandes (Édition originale, 1993 ; traduction française, Éditions Dervy, 2017), la colombe répond aux caractéristiques suivantes :

Points clés : La magie secrète de la création nous appelle.

Cycle de puissance : Toute la journée, toute l'année.


Ma grand-mère m'a dit un jour que la corneille était l'oiseau le plus intelligent. Mieux encore, elle le savait et exploitait pleinement cette qualité. En réalité, elle était si maline qu'elle choisissait de rester corneille plutôt que de passer à d'autres stades d'évolution. La corneille manifeste une aptitude unique à surpasser et à duper la plupart des oiseaux, des animaux, et même parfois des humains. Elle sait parfaitement se créer une vie merveilleuse. En un sens, elle nous fait penser à un autre être qui préférait régner en enfer au lieu de servir au paradis. Les corneilles semblent avoir parfaitement intégré ce principe.

Les corneilles nous intriguent et nous agacent même. Elles et d'autres membres de leur famille comme les corbeaux sont associés à un très grand mysticisme et à une mythologie importante. A dire vrai, il existe cinq espèces de corvidés, les corneilles comme les corbeaux en faisant partie. Parce qu'ils sont donc de la même famille (la seule différence entre corneille et corbeau étant en fait la taille), il sera profitable à ceux qui ont la corneille pour totem d'étudier aussi les qualités et les aspects mystiques du corbeau.

La première caractéristique évidente de cet oiseau est sa couleur noire éclatante. Parfois, elle aura aussi des nuances de bleu foncé ou de violet sur les plumes. Le noir est la couleur de la création. Il est la matrice d'où sort ce qui est nouveau. Il est aussi la couleur de la nuit. Le noir est la couleur maternelle et c'est de la nuit noire que naît le jour. Si la corneille est un oiseau diurne, elle nous rappelle que la magie et la création sont potentiellement très actives au cours de la journée. Du fait de sa couleur, la corneille était un symbole commun de l'alchimie médiévale. Elle représentait le nigredo, l'œuvre au noir, l'état initial de la substance - informée, mais riche de potentiel.

Dans la mythologie romaine, le corbeau et la corneille étaient couramment aussi blancs que des cygnes. En réalité, un corbeau blanc veillait sur Coronis, la compagne enceinte d'Apollon à Delphes. Un jour, le corbeau s'étant montré négligeant dans sa surveillance et rapportant de mauvaise nouvelles au dieu, Apollon changea son plumage en noir.

Cette connexion avec la vigilance est encore très forte aujourd'hui. Les hordes de corneilles ont toujours des sentinelles postées autour d'elles pour monter la garde. Elles construisent leurs nids au sommet des arbres pour avoir une vue sur toute la zone dans laquelle elles vivent et se nourrissent. Il est arrivé que l'on voie des corneilles attaquer et tuer un membre de leur propre espèce. Une vieille croyance laissait entendre qu'une corneille prose à partie de cette manière était une sentinelle qui s'était montrée défaillante. Cela peut aussi être un rappel de ce qui est susceptible d'arriver si nous ne cherchons as la magie et la création chaque jour.

Cette vigilance leur permet non seulement de prévenir leurs congénères, mais aussi d'autres animaux, contre l'irruption d'intrus ou de menaces - qu'il s'agisse d'humains ou d'animaux. On a pu fréquemment les observer en train de faire du remue-ménage à l'approche de chasseurs, avertissant ainsi les cervidés et les autres oiseaux du secteur. Les corneilles identifient les dangers potentiels et elles postent toujours des guetteurs quand elles se nourrissent - moment où elles sont les plus vulnérables.

Cette aptitude à avertir est connectée à la seconde caractéristique la plus remarquable de la corneille, à savoir sa voix. La corneille appartient à la famille des oiseaux chanteurs, du fait de la structure de son larynx. Même si peu de personnes la voient comme tel, des témoignages (non prouvés) ont régulièrement prétendu qu'elle chantait d'une douce voix mélodieuse quand elle était seule.

Les corneilles ont un langage complexe. Si elles ont une gamme vocale remarquable, elles ne chantent pas réellement. Elles peuvent croasser de bien des manières différentes, chacune ayant sa propre signification. Nous pouvons tous apprendre à comprendre le langage des corneilles avec de la pratique. Si elle a une langue, elle ne s'en sert pas pour produire des sons. Pline a écrit jadis que si la langue d'une corneille était coupée, elle apprendrait à parler comme les humains. Ce n'était bien évidemment pas vrai. Tout ce qui arriverait, c'est que l'oiseau serait saigné à mort. Le croassement de la corneille doit nous rappeler que la magie et la création nous appellent quotidiennement.

Le grand-duc est probablement le plus grand ennemi de la corneille. Si un hibou pénètre dans le secteur d'une corneille, elle attaque l'intrus et le chasse. Les corvidés savent que si le rapace nocturne découvre ses nids, la nuit suivante peut amener la mort. De nombreux corbeaux et corneilles ont perdu la vie au cours de chasses nocturnes silencieuses des hiboux.

La corneille, je l'ai dit, a une grande intelligence. elle s'adapte à son environnement et mange presque tout. Cet aspect omnivore constitue d'ailleurs une part de son aptitude à la survie. Les corneilles ont un don unique pour communiquer et collaborer.

Leur vigilance et leur intelligence ont contribué à leur conférer une réputation de brigandage. Elles volent la nourriture d'autres oiseaux ou de n'importe quelle source disponible dans les parages - y compris les réserves de nourriture des humains.

Les corneilles et tous les corvidés s'imprègnent aisément de l'image de ceux qui les gardent. Ceux qui ont une corneille pour animal domestique constatent qu'elles sont très facilement éducables, avec un véritable don pour compter et développer une relation complexe avec leur propriétaire. Mais dans la nature, même si on peut les voir et les entendre constamment, elles se laissent difficilement approcher. Encore une fois, j'ai pu constater que la plupart des individus avaient très peu conscience que les corneilles reflétaient la magie nécessaire pour créer ou recréer leur vie.

Les processus de courtise et d'accouplement en disent en revanche beaucoup sur l'association de la corneille avec la magie. Le mâle s'efforce de se faire aussi beau que possible et c'est au cours de cette période que sa voix prend une tonalité chantante (l'amour fait chanter le monde entier). Le mâle et la femelle construisent leur nid ensemble. Il est positionné en hauteur pour des questions de sécurité et est tenu en grande propreté et très en ordre. Même les jeunes corneilles ne le salissent pas. Une petite méditation sur cet aspect révélera quantité d'éléments sur la santé, le logis et le respect.

De très nombreux récits mythologiques concernent les corneilles. Avoir cet oiseau pour totem peut non seulement indiquer des connexions avec des vies passées dans ces temps-là, mais cela peut aussi exprimer certaines forces archétypales avec lesquelles la corneille est susceptible de nous relier. Comme de nombreux animaux, les corneilles seraient connues pour prédire les tornades, la pluie et d'autres changements climatiques à leur façon de voler. Travailler avec les corneilles peut vous permettre de voir comment les vents vont souffler dans votre vie et comment ajuster les trajectoires de votre existence. Cela fait bien longtemps que les corneilles sont considérées comme des oiseaux magiques et mon grand-père m'a dit un jour que même la découverte d'une corneille morte était un bon présage.

J'ai parlé des corneilles et de leur lien avec la mythologie grecque et romaine, mais elles apparaissent dans bien d'autres. En Chine, on vénérait comme une divinité solaire une corneille à trois pattes. Elle était un symbole de solitude. Pour les Indiens athabaskans d'Alaska, une corneille (sous la forme d'un corbeau) fut le créateur du monde. Pour les Celtes, la corneille (ou le corbeau) était également associée avec la Création. Dans la tradition biblique, le prophète Elie fut nourri par des corbeaux et des corneilles tandis qu'il se cachait dans le désert. Et dans la tradition nordique, le dieu Odin avait deux corbeaux pour messagers.

Partout où il y a des corneilles ou des corbeaux, il y a de la magie. Ce sont des symboles de création et de force spirituelle. Ils nous rappellent de chercher des occasions de créer et manifester la magie de la vie. Ce sont des messagers nous annonçant que la création et la magie sont actives quotidiennement dans nos existences et nous sont accessibles.

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Selon les Cartes médecine, Découvrir son animal-totem (édition revue 1999, traduction française 2010) de Jamie Sams et David Carson,


"Une histoire de médecine raconte comment la Corneille est fascinée par son ombre. Elle la regarde constamment, la griffe, la gratte jusqu'à l'érafler ; l'ombre s'éveille alors, s'avive et dévore la Corneille. La Corneille n'est plus que l'ombre d'elle-même.

L'Ombre de la Corneille, c'est le gardien gaucher. Si vous regardez au plus profond de l’œil de la Corneille, vous découvrirez l'entrée vers le surnaturel. Ce grand oiseau noir connaît les mystères insondables de la création ; il est gardien de toutes les lois sacrées.

Puisque la Corneille est la gardienne des lois sacrées, elle peut se permettre de bouleverser les lois de la physique en se métamorphosant. L’art de la métamorphose est rare et unique et il a peu d’adeptes dans le monde actuel. Moins de gens encore ont maîtrisé cet art « cornélien » de la transformation ; dédoublement ou faculté d’être à deux endroits à la fois ; possibilité de se transformer physiquement et de devenir la "mouche sur le mur" afin d’observer ce qui se passe au loin, etc.

Lente Tortue désigna les Européens qui arrivèrent sur l’Île de la Tortue du nom de « gens des bateaux ». Même s’ils connaissaient l’alchimie, ces « gens des bateaux » n’avaient jamais pris conscience d’une puissance de métamorphose égale à celle des chamans qui utilisaient la médecine de la Corneille. Plusieurs « gens des bateaux » furent terrifiés par l’apparition dans leur demeure d’animaux qui semblaient venir étudier leurs mœurs. Les adeptes de la médecine de la Corneille sont passés maîtres dans l’art de l’illusion. Tous les textes sacrés sont sous la protection de la Corneille. Le Livre des Lois du Créateur (ou le Livre des sceaux) est relié avec des plumes de ce grand oiseau noir. Les plumes de la Corneille évoquent l’esprit fait chair. La Corneille est aussi la protectrice de « l’ogallah » ou des annales anciennes.

Les ceintures de la Loi sacrée (ou ceintures Wampum), perlées par les femmes autochtones bien avant que les Européens n’arrivent sur ce continent, renferment le savoir du Grand Esprit ; on les conserve dans les Loges noires, les loges des femmes. C’est la Corneille qui proclame la loi qui énonce que "les femmes mettent toute chose au monde".

On enseigne aux enfants à se comporter selon les lois d’une culture particulière. La plupart des systèmes religieux orthodoxes ont créé un code de comportements acceptables pour la conduite des choses du monde. Faites ceci, vous irez au ciel. Faites cela, vous irez en enfer. La formule du salut varie selon chaque « vraie foi ».

La loi humaine ne ressemble pas à la Loi sacrée. Plus que toute autre médecine, la Corneille perçoit l’illusion qui réside dans l’interprétation que l’humanité donne aux mondes, tant physique que spirituel. Il existe des milliards de mondes et une infinité de créatures. Le Grand Esprit les habite tous et toutes. Si une personne obéit aux lois parfaites de la Corneille, telles qu’émises par le Créateur, alors elle meurt d’une bonne mort – elle passe à l’incarnation suivante en se rappelant clairement son passé. La Corneille augure le changement ; cet oiseau noir habite le vide et n’a pas le sens du temps qui s’écoule. Les Chefs anciens nous révèlent que la Corneille voit simultanément les trois destins – le passé, le présent et l’avenir. La Corneille intègre la lumière et l’ombre ; elle voit à la fois les réalités extérieures et les réalités intérieures.

Si la Corneille s’est présentée dans votre tirage, arrêtez-vous et réfléchissez à la façon dont vous percevez les lois du Grand Esprit par rapport aux lois de l’humanité. La médecine de la Corneille est source première d’une plus haute vérité sur le bien et le mal que celle qu’indiquent les lois créées par les humains. Avec la médecine de la Corneille, vous parlez d’une voix puissante pour tenter de résoudre les questions qui vous semblent peu harmonieuses, peu équilibrées, détraquées ou injustes. Rappelez-vous que la Corneille regarde le monde d’abord d’un œil ; puis, de l’autre – en louchant. Dans la culture des Mayas, on accordait aux gens qui louchent le privilège et le devoir de scruter l’avenir. En participant à la médecine de la Corneille, vous avez donc acquis ce droit vous aussi et vous devez repousser la crainte d’être une voix dans le désert et vous permettre de « grailler » comme vous l’entendez. À mesure que vous vous laisserez guider par votre intégrité personnelle, vous cesserez de vous sentir seul au monde. Votre volonté personnelle s’affirmera et votre vérité occupera l’espace qui lui revient. Les vrais adeptes de la Corneille doivent d’abord être attentifs à leurs opinions et à leurs actions. Acceptez que vos actions appuient vos paroles, dites ce que vous pensez vraiment, prenez conscience de votre mission dans la vie et équilibrez le passé, le présent et l’avenir dans l’ici et maintenant. Transformez l’ancienne réalité en un nouvel être. Permettez-vous de bousculer les lois de la physique pour aider à transformer le monde actuel en un monde de paix.

A l’envers : Alors comme ça vous êtes un hors-la-loi ? Voilà l’un des divers messages de la Corneille à l’envers. Le rebelle qui vous habite vient de lancer le cri d’alarme et le diable est aux vaches ! Une opportune parole de sagesse : si vous avez l’intention d’écraser les pieds de quelqu’un, assurez-vous que vous avez quelque appui. Celui qui fomente la bagarre se retrouve souvent avec deux yeux au beurre noir. Quelle humiliation ! Si vous n’avez pas l’intention d’aller aussi loin, la Corneille à l’envers indique peut-être que vous « trichez » un tant soit peu sur votre régime amaigrissant ; ou que vous épiez, sans en avoir l’air, bien sûr, les voisins qui se querellent ; ou encore, que vous pensez secrètement : « Les promesses sont faites pour être brisées. » Dans chacune de ces situations, c’est vous qui êtes le grand perdant. Si vous vous leurrez à quelque niveau que ce soit, vous avez perdu contact avec la puissance de la Corneille. Pensez-y bien et vous entrerez peut-être en contact avec votre vérité intérieure.

En cherchant la vérité, vous devrez peut-être arracher certaines croyances, certaines idées périmées pour mieux vivre au rythme d’aujourd’hui. La Corneille à l’envers nous rappelle que la Loi divine ne juge pas, ni ne rejette les vérités personnelles. La Loi divine respecte l’harmonie qui découle d’un esprit serein, d’un cœur ouvert, d’une parole vraie, d’un pas léger, d’une nature qui pardonne et d’un amour qui s’étend à tous les êtres. Appréciez le passé qui vous a appris ; le présent que vous créez ; l’avenir qui vous inspire. Si vous refusez de reconnaître les transformations de votre réalité, cela entraînera des douleurs émotionnelles. Rébellion et implosion d’énergie vont de pair, et la Corneille à l’envers parle de lois défiées. La suppression brime la loi de l’expansion : ce principe s’applique à une situation, à une vieille habitude, à la personne à qui vous avez délégué votre autorité et même à vos propres peurs. Il s’agit toujours de quelque chose que vous avez créé, alors, faites appel à la Corneille et transformez cette création en une nouvelle réalité."


Mot clef : Loi.

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