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  • Anne

A voir en replay : les Abeilles

Documentaire très intéressant sur les abeilles qui permet de mieux comprendre la puissance de cet insecte quand il devient animal de pouvoir !

A voir en replay ou demain samedi 18 juillet à 22 heures sur Public sénat : "Miel en banlieue" réalisé par Florent Kolandjian et Adrien Urbin et produit par Images et solidarité.


Étymologie :

  • ABEILLE, subst. fém.

Étymol. − Corresp. rom. : a. prov., port. abelha ; ital. pecchia ; esp. abeja ; cat. abella. 1re moitié xive s. « insecte qui produit le miel et la cire » (Établ. de St Louis, appendice, éd. P. Viollet, t. II, 488, n. 36, ms. I : de mouchees. I. [id est] abueilles pardues et de leur sorte, sete, sans perdre ; local. : centre de la France); 1352 (Gloss. lat.-gall. ex. cod. reg. 4120 ds Du Cange s.v. abeilla : alveolus [ruche] = abeles). Empr. de l'a. prov. abelha « id. » dep. 1268 (Livre de Sydrac, fol. 117 ds Rayn.), du lat. apicula, cf. sup. ital. et lang. hisp. (lat. apicula « abeille », du domaine prov., continuation du lat. apicula, Plaute, ou, strate rom. superposée à un sous-sol apis, voir Meyer-L. ds Lit. Blatt, XL, no11-12, pp. 371-386 et Jud ds Arch. St. n. Spr., CXXVII, 1911, 419-421). La répartition des types dans le domaine gallo-rom., établie par Gilliéron (Généalogie des mots qui désignent l'abeille et Pathologie et thérapeutique verbales) reflète les réactions opposées aux collisions homon. subies par les représentants du lat. apis, du type a. fr. ef (puis é), plur. es (dep. début xiie s. Ps. d'Oxford, éd. Fr. Michel, 117, 12 ds T.-L.) s.v. es : Avirunerent mei sicumees, [circumdederunt me sicut apes] (cf. vegl. guop, ital. ape, log. abe, frioul. af, gröd. eva). S'étendant d'abord à toute la France septentr., l'emploi de ef se limite à la Flandre fr. (Corblet : ès « abeille ») et à une partie des îles anglo-norm. (plus l'estuaire de la Gironde dans domaine d'oc). Ef est remplacé en fr. par mouchette (demeuré en lorr. cf. Zéliqzon, Dict. pat. rom. Moselle, mohhate « abeille ouvrière », et en fr.-comtois, cf. Monnier, Vocab. ... Séquanie, Mouchetè, s. f. « Abeilles, petites mouches » Montagnes du Doubs et Contejean, Gloss. Montbéliard, Môtchotte « abeille »), attesté en Lorraine dep. févr. 1291 (Coll. de Lorr., Not. des mss., XXVIII, 224 ds Gdf. s.v. troigh : troigh de mouxates « essaim d'abeilles »). Mouchette serait issu de mouche-ep (Gilliéron) (ep par influence de guêpe sur é, FEW; par latinisation de é d'apr. apis, E. Gamillscheg, Z. rom. Philol., XLIII, 529), hyp. controversée par Jaberg (Rom. 46, 121 : mouchette, dimin. de mouche). Mouchette aurait eu ensuite pour successeurs mouche à miel (attesté dep. 1422, dans la lang. litt. : Alain Chartier, Quadrilogue invectif ds Littré s.v. essaim : Les mouches à miel, qui chascune en leur exain ... et dominant encore dans les dial. septentr., cf. Corblet : mouches « mouches à miel ») puis abeille par l'intermédiaire de mouche-abeille (Gilliéron; contesté par Meyer-L., op cit.). − Abeille l'emporte sur son concurrent momentané avette (dimin. de af, ef), formé en Anjou. (Cf. Ronsard, Odes, II, 7 ds Hug. : Et du miel tel qu'en Hymette, La desrobe-fleur avette Remplit ses douces maisons). Forme rég. représentée par fr.-prov. aveille (dep. xives. ds Du Cange s.v. avillarium ; voir Terracher ds Mél. Thomas, 1927, pp. 445-446). Répartition types apis, apiarium, apicula dans la Romania, voir Jud., Op. cit.


HISTORIQUE I.− Pas de sens disparus av. 1789. II.− Hist. des sens attestés apr. 1789.


A.− Sém. A I − 1. Accept. 1, grande stab. dep. la 1re moitié du xiv e s. cf. étymol. et aussi : − 2e moitié du XIVe s. : Que toutes les aboilles qui seront trouvees en la forest de Nichier seront amadame. Tit. de la mais. de Sully [1369], (Gdf.). − xves. : Le suppliant et Colin Vallee trouverent une bezanne d'abeulles, la leverent, et en prirent tout le couppeau et miel de dedans. A. N. JJ 190, pièce 69 [1460], (Gdf.). −xvies. : Dessus cest arbre par moult grandes merveilles se posa lors une turbe d'abeilles. Oct. de Sainct-Gelays, VIIe liv. de l'Énéide [1540], 60 vo., (Quem). − xviies. : Comme on voit les frelons, troupe lâche et stérile, Aller piller le miel que l'abeille distille? Boil., Sat., Le départ du poète, 1966, (Rob.). − xviiies. : Qu'importe au genre humain que quelques frelons pillent le miel de quelques abeilles Volt., Lett. 30/8/1755, (DG). 2. Accept. 2, le 1ersens fig., ,,par allusion à la douceur du miel``, est mentionné pour la 1re fois ds Fur. 1701 : Abeille, se dit quelquefois figurément de ceux qui parlent, ou qui écrivent élégamment. Xénophon a été la Muse et l'Abeille Athénienne, à cause de la douceur de son stile. Mle Sc. Les ex. de l'art. sém. montrent que le mot d'abord devenu nom propre qualificatif (« surnom ») est devenu ensuite chez qq. auteurs un nom commun à valeur symbolique désignant une catégorie d'écrivains. Le sens fig., terme d'affection, n'est apparu qu'au xxes. (cf. sém. B 2).

B.− Sém. B (technol.). − A partir du xviiies. apparaît une série de sens techn. (les uns p. anal. avec la forme de l'insecte ou de son alvéole, les autres par référence aux diverses qualités de l'abeille) ; ils sont cités ci-dessous dans l'ordre chronol. de leur apparition. 1. Astronomie : Abeille est l'une des douze constellations australes qui ont été observées par les modernes depuis les grandes navigations. Oz. Fur. 1701. 2. Héraldique : Abeille, symbole de l'autorité impériale. Ac. Compl. 1842. − Rem. On sait que l'abeille, symbole du travail, fut adoptée comme emblème par Napoléon Ier (qui voulait aussi rattacher par là la dynastie qu'il venait de fonder à la première qui eut régné sur la France, l'abeille ayant déjà été l'emblème des Mérovingiens). 3. Titre de sociétés et de périodiques : Mich., Journal, 1857, (cf. sém.). 4. Joaillerie : épingle-abeille, attesté en 1858 (cf. sém.) ; abeille continue à s'employer au xxes. (Ph. Hériat, Les enfants gâtés, 1939, IV, 3). 5. Danse : Pas de l'abeille, danse lascive de l'Égypte. La Châtre 1865. 6. Text. dans l'expr. tissu ou serviette nid(s)-d'abeilles que le DG définit ainsi : ,,Travail d'un tissu qui ressemble aux cellules d'une ruche.`` 7. Autom., aviat., abeille appliqué à ces techniques (début du xxes.?) n'est empl. que dans l'expr. radiateur en nids d'abeilles (cf. sém.). 8. Arg., « fille galante » (Bruant 1901). 9. Milit. « petit éclat d'obus », Esn. Poilu 1919. 10. Ébénisterie, apparaît ds Lar. 20e: Bois d'abeille, nom donné à un bois dur, très apprécié en ébénisterie, et qui provient de la Guyane, des Indes et des Iles de la Sonde. − Rem. Pour la répartition géogr. des appellations de l'abeille, cf. les travaux de Gilliéron et FEW s.v. apicula et musca.

  • AVETTE, subst. fém.

ÉTYMOL. ET HIST. − 1. Ca 1170 evete « abeille » (B. de Ste Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 335 : Dunc autresi com les evetes De lor diverses maisonnetes Gitent essains granz e pleners) ; 2. 1385 avette (Cout. d'Anjou et du Maine, 1, 216, Beautemps-Beaupré ds Quem., s.v. abeille : Cil qui emble avettes, que l'on appelle eps en France et veilles en Poitou, l'en li doit crever les œilz) ; souvent attesté au xvie s. ; qualifié de ,,vieux mot`` dep. Fur. 1690 ; bien attesté dans les dial. mod. du Nord-Ouest : norm. (Moisy), ang. (Verr.-On.), v. FEW t. 252, p. 11b. À noter également dans les mêmes régions la forme apette. 1 dér. de l'a.fr. ef (abeille*) ; suff. -ette* (EWFS2, REW3). 2 du lat. vulg. *apitta (dimin. du lat. apis) (DG, Dauzat 68) corresp. dans le nord du territoire gallo-roman, au type apicula, en usage dans le sud, v. abeille.

Éthologie :

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Zoologie :


Selon Joël de Rosnay, auteur de La Symphonie du vivant, Comment l'épigénétique va changer votre vie (Éditions Les Liens qui libèrent, 2018),


"Notre intérêt pour les abeilles ne date pas d'hier. Dans la Grèce antique, le venin d'abeille était déjà utilisé comme remède antidouleur. Le philosophe grec Démocrite, mort à 109 ans, vers 370 ac. J. C., tout comme son compatriote le poète Anacréon, décédé à l'âge de 115 ans, n'attribuaient-ils pas leur longévité à la consommation du miel ? Outre les vertus médicinales de cet insecte, ce sont plus encore ses capacités surprenantes et ses comportements sociaux très élaborés qui fascinent depuis toujours les chercheurs du monde entier.

Le naturaliste suisse François Huber (1750-1831) fut le premier scientifique à comprendre que la reine de la ruche était fécondée dans les airs. Il découvrit également le rôle des antennes et l'origine de la cire d'abeille. Il démontra que les larves nourries à la gelée royale par les abeilles nourricières se transformeraient à coup sûr en reines. Il ouvrit ainsi la voie à des générations de passionnés qui dévoileraient à leur tour les fantastiques performances de ces insectes pleins de ressources.

Dans leur laboratoire de l'université de l'Arizona, aux Etats-Unis, Andrew Feinberg et Gro Amdam réalisent avec leurs étudiants Brian Herb et Florian Wolschin de singulières expériences. En comparant les cerveaux d'abeilles butineuses (en quête de fleurs et de nourriture) et ceux de nourrices. Herb constate des différences dans les niveaux de "méthylation" de 155 gènes. La méthylation, comme nous le verrons, est le processus permettant d'activer ou de désactiver certains gènes à partir d'un même génome (l'ensemble des gènes de l'organisme) sans le modifier.

Lorsque Florian profite de l'absence des butineuses pour retirer les nourrices des ruches, quelle n'est pas sa surprise de constater que la moitié des butineuses se sont métamorphosées en nourrices ! Cette métamorphose est d'autant plus intéressante que l'aspect physique et les comportements des nourrices et des butineuses sont extrêmement différents et font appel à des compétences particulières.

Au cours de cette transformation des butineuses en nourrices, les niveaux de méthylation ont été modifiés dans 107 gènes. Il est à noter que ces gènes interviennent dans la régulation d'autres gènes qui entraîneront des changements physiques et comportementaux. Plus étrange encore, ces transformations sont réversibles. Si l'on tente l'expérience inverse en faisant disparaître les nourrices, on s'aperçoit que les butineuses retrouvent leur état d'origine.

Ces travaux sont une parfaite illustration des changement "épigénétiques" : une information extérieure (la disparition des nourrices) déclenche le processus de méthylation. A partir d'un même code génétique, ce processus permet de réguler l'activité des gènes des butineuses de façon à faciliter ou empêcher l'expression de certains d'entre eux. Dans le cas qui nous occupe, la méthylation a donc permis de compenser la perte d'une caste d'abeilles par l'apparition d'une autre (des nourrices devenant butineuses, et inversement). Brian et Florian ont été les premiers à démontrer que le comportement des abeilles était réversible, de même que la méthylation.

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[...] Savez-vous que les larves d'abeilles naissent toutes avec le même ADN, comme les jumeaux monozygotes génétiquement identiques ? Elles possèdent exactement le même patrimoine génétique, et pourtant certaines d'entre elles seront reines alors que d'autres deviendront ouvrières. Quelle est donc la clé de ce mystère ?

Des expériences menées en laboratoire ont mis en évidence l'influence de la nutrition sur le développement des larves; On sait depuis longtemps déjà que la gelée royale a pour effet de diminuer la méthylation de l'ADN. Des chercheurs sont allés plus lin en étudiant l'impact de l'apport en gelée royale sur une durée plus ou moins longue. L'alimentation allait-elle engendrer des différences significatives ? Ils ont observé que des larves nourries pendant au moins cinq jours avec de la gelée royale se transformaient systématiquement en reines. Soumises au même régime alimentaire pendant trois jours maximum, 55% des larves de la colonie devenaient ouvrières, 25% intercastes (faux bourdons) et seulement 20% reines. Selon qu'ils recevront ou non un repas de roi - ou plutôt de reine -, certains gènes vont s'exprimer pour produire une abeille plus grosse et capable de vivre plus longtemps que les autres. Au cours de sa vie royale, qui peut durer quatre ou cinq ans, la reine se consacrera presque exclusivement à la ponte. Les ouvrières, elles, petites, très mobiles et stériles, ne vivront que quelques semaines, mais participeront à des activités beaucoup plus variées.

Des recherches récentes indiquent que, outre la gelée royale, d'autres facteurs nutritionnels interviennent dans la transformation des larves en reines, notamment l'acide coumarique, une substance phytochimique présente dans de nombreuses plantes et de nombreux fruits.

Une expérience fondatrice, réalisée en 2008 par des chercheurs australiens, a démontré que la suppression d'une enzyme nécessaire a la méthylation de l'ADN (l'ADN méthyltransférase) modifiait le destin des larves. Il apparaît que, privées de cette enzyme déterminante, les larves, nourries comme les futures ouvrières qu'elles étaient destinées à devenir, se sont transformées en reines. Bien qu'ayant reçu du miel et du pollen, elles se sont comportées comme si elles avaient été nourries avec de la gelée royale !"

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Croyances populaires :


Selon Jean Baucomont, auteur d'un article intitulé "Les formulettes d'incantation enfantine", paru dans la revue Arts et traditions populaires, 13e Année, No. 3/4 (Juillet-Décembre 1965), pp. 243-255 :


La tradition orale se perpétue dans le folklore de la vie enfantine. […] Une des catégories les plus curieuses de ces formulettes est celle des formulettes d'incantation.

L'incantation, nous disent les dictionnaires, signifie étymologiquement : un enchantement produit par l'emploi de paroles magiques pour opérer un charme, un sortilège. Le recours à l'incantation postule une attitude mentale inspirée par l'antique croyance au pouvoir du verbe, proféré dans certaines circonstances.

[…]

« L'incantation, dit Bergson, participe à la fois du commandement et de la prière. »On constate effectivement, que la plupart des formulettes d'incantation comportent à la fois une invocation propitiatoire : promesse d'offrande en cas de succès et une menace de sacrifice expiatoire, d'immolation en cas d'échec. Ce qui est proprement le caractère de l'opération magique traditionnelle.

[…]

Loge, ma belle, loge. (Vendée)

Bella belle paousa-te (Gard)


Se disent, par les enfants, qui frappent dans leurs mains ou sur une casserole quand ils voient passer un essaim d'abeilles.

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Selon Grażyna Mosio et Beata Skoczeń-Marchewka, auteurs de l'article "La symbolique des animaux dans la culture populaire polonaise, De l’étable à la forêt" (17 Mars 2009) :


"L’abeille - insecte volant, produisant du miel et de la cire, était nommée dobry robacek - bonne bête - ou même święty robacek - sainte bête -, ce qui exprimait l’admiration pour son utilité et son assiduité au travail. Sa nature la situait entre le monde des mortels et le domaine appartenant à l’ordre du sacré. La conviction assurant la relation de l’abeille avec le ciel est exprimée entre autres par les paroles suivantes : “Le miel tombe des nuages, c’est Dieu qui cause tout ça, il tombe sur les feuilles, sur les fleurs, et les abeilles le ramassent” (Olędzki 1961 : 42). L’origine de la cire, qui servait entre autres à la production des chandelles pour les autels ou des objets votifs, était dérivée de la rosée céleste. Le sommeil hivernal de l’abeille la reliait au domaine de la mort. Il était interdit de la tuer, elle imposait un comportement de grande estime et délicatesse. On disait que l’abeille “travaille à la gloire de Dieu et au profit des hommes” (Dworakowski 1964 : 207). Elle ne “crevait” pas, mais elle “mourait”, ou “s’endormait” (Olędzki 1961 : 39-40, Grybel, Madzik 1965 : 121). On conversait avec les abeilles. L’essaim était informé de la mort de l’apiculteur et réveillé au moment de ce décès. Ceci par la crainte que les abeilles ne se réveilleraient pas elles non plus, comme leur patron. On croyait que l’apiculteur devait “vendre le rucher avant la fin de sa vie (...), parce que le restant de la famille n’aura plus d’aussi bons résultats et les perdra. Les abeilles réussissent encore moins bien chez quelqu’un qui les achète après la mort du propriétaire précédant” (Kolberg 1962b : 150). De même le voleur d’un essaim ne pouvait s’attendre à ce qu’il prospère, il pouvait même perdre les abeilles qu’il possédait. Les apiculteurs et leurs précurseurs nommés bartnicy - éleveurs d’abeilles sauvages -, étaient considérés comme des sorciers, surtout lorsqu’ils avaient du succès dans leur travail. On les soupçonnait d’employer dans ce but diverses opérations magiques, parmi lesquelles le sacrilège consistant à placer dans la ruche une hostie prise en secret. Des propriétés magiques étaient accordées aux ruches faites de troncs évidés, aux formes anthropomorphes (par exemple de Saint Ambroise, ou de moines) ou zoomorphes (d’ours). Une telle ruche attirait le mal sur elle, tout en protégeant les abeilles et leurs produits."

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Symbolisme :


Dans le Dictionnaire des symboles (1969 ; édition revue et Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on apprend que :

"Innombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l'abeille ne serait qu'une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l'inexorabilité du destin - homme ou dieu - qui l'enchaîne, si, de surcroît, elle n'avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs. Ce qui suffit, à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme. Ouvrières de la ruche, cette maison bourdonnante que l'on compare plus naturellement à un joyeux atelier qu'à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l'espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu'animatrices de l'univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l'âme. C'est ce double aspect - collectif et individuel, temporel et spirituel - qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté. Commentant Proverbes, 6, 8 : Va voir l'abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément D'Alexandrie ajoute : Car l'abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n'en former qu'un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théolepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.


Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d'Allah, est le prince des abeilles qui, selon certaines versions, seraient les anges, et, selon d'autres, les croyants : les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs.

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l'abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu'il recherche. De même dans certains textes de l'Inde, l'abeille représente l'esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royale en Chaldée, bien avant que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l'ancienne Égypte l'atteste, d'une part en l'associant à la foudre, d'autre part, en disant que l'abeille serait née des larmes, de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

Symbole de l'âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l'âme descendue aux enfers ; ou bien, au contraire, elle matérialise l'âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d'Amérique du Sud, ainsi qu'en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d'abeille.

Figuration de l'âme et du verbe - en hébreu le nom de l'abeille, Dbure , vient de la racine Dbr parole - il est normal que l'abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Éleusis et à Éphèse, les prêtresses portent le nom d'abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaires. Car l'abeille devient symbole de résurrection. La saison d'hiver - trois mois - durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps - trois jours - durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d'apparaître de nouveau ressuscité.

L'abeille symbolise encore l'éloquence, la poésie et l'intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise par Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Âge. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l'abeille.

Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n'enfantent pas ; grâce au travail de leurs lèvres elle deviennent mères ; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

Par son miel et par son dard, l'abeille est considérée comme l'emblème du Christ : d'un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l'autre, l'exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen âge évoquent souvent cette figure ; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l'Esprit Saint.

[...] L'ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l'abeille apparaît essentiellement comme douée d'une nature ignée, c'est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l'Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l'ordre et de la prospérité, toi ou empereur, non moins que l'ardeur belliqueuse et le courage. Elle s'apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l'harmonie par la sagesse et par le glaive."

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995 et 2019), Éloïse Mozzani nous propose la notice suivante :


Pour la plupart des Anciens (Égyptiens, Grecs, Romains, Indiens, Scandinaves, ou Celtes), la nature divine de l'abeille ne faisait aucun doute. Plusieurs raisons expliquent son caractère sacré : l'organisation de la ruche et le caractère laborieux de l'insecte - semblant prouver une intelligence supérieure -, sans oublier la production du miel, qui constituait, avant l'utilisation du sucre de canne et de betterave, la source unique et abondante en substances sucrées. Consid.éré comme un don céleste, le miel servait en outre à fabriquer les breuvages d'immortalité.

L'abeille était non seulement un symbole de sagesse et de clairvoyance - les prêtresses d'Éleusis (en Grèce) comme d'Éphèse (en Asie Mineure) s'appelaient d'ailleurs "abeilles" - ais aussi, en vertu de son appartenance à la classe des insectes ailés et de son rôle de messagère des dieux, un symbole de l'âme immortelle et de résurrection : pour Virgile (IVe livre des Géorgiques), l'abeille qui est une partie de l'esprit de Dieu, ne peut mourir et, seule de tout le monde animal, monte vivante au ciel, tandis que, selon Platon, les âmes des hommes sobres se réincarnent en mouches à miel.

Dans de nombreuses traditions africaines et asiatiques (notamment au Cachemire, au Bengale et en Sibérie), ainsi que chez les Indiens d'Amérique du Sud, l'abeille  représente souvent l'âme qui s'échappe du corps. Elle peut aussi, en Europe, figurer une âme qui va voir le jour dans l'année.

L'abeille, vénérée dans les pays musulmans, fut également un symbole solaire chez les Égyptiens qui la faisaient naître des larmes de Rê, et l'emblème de la royauté chez les Chaldéens, avant de devenir, des siècles plus tard celui de l'Empire de Napoléon Ier. On a même cru voir dans la fleur de lys (en réalité une fleur d'iris) une abeille stylisée.

Symbole du Verbe et de l'éloquence, elle représente en Inde et en Grèce les enseignements secrets : un essaim se posa sur les lèvres de Sophocle - d'où, dit-on, la beauté de ses vers - et sur celles de Platon, tandis que le poète lyrique Pindare, durant sa jeunesse, reçut du miel des abeilles elles-mêmes.

Dans la tradition chrétienne, l'abeille est l'emblème du Christ. D'une part parce qu'on a associé les trois mois d'hiver pendant lesquels elle reste dans sa ruche aux trois jours où  « le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d'apparaître de nouveau ressuscité ». D'autre part à cause de son miel et de son dard, le premier apparaissant comme le symbole de la douceur et de la miséricorde du Sauveur, le second comme « l'exercice de sa justice, en tant que Christ-juge ». Le fait que la cire, longtemps seule matière plastique utilisée par les hommes, ait servi à façonner les cierges d'église n'a pas peu contribué au prestige de 'linsecte, dont le patron est d'ailleurs saint Pierre ; saint Ambroisie, sur les lèvres duquel des abeilles se sont aussi posées, et souvent représenté avec une ruche, est, quant à lui, le protecteur des apiculteurs. Mais, bien qu'associées étroitement à la religion chrétienne, les mouches à miel répugnent, dit-on, à s'établir en Irlande, et « même sur un lopin de terre qu'on aurait fait venir de là-bas ».

A suivre

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Selon le site http://www.signification-reves.fr/ spécialisé dans l'interprétation des rêves :


Tout le monde aime l’abeille, et pourtant ce symbole n’est pas toujours aussi positif qu’on l’imaginerait.


La communication des abeilles

Une abeille découvre un champ de fleur. Elle rentre à la ruche ou croise une autre abeille en chemin. Là, par sa danse, elle va pouvoir expliquer le chemin de sa découverte, les directions, les distances. Les autres abeilles pourront ainsi suivre ces indications pour trouver du pollen.

En revanche, imaginons qu’une abeille à qui l’on a donné toutes les indications nécessaires, croise une autre abeille sur son trajet. Elle sera alors incapable de lui transmettre ces informations, de lui dire où elle va finalement. L’abeille a besoin d’avoir fait l’expérience du chemin à parcourir pour accéder à la capacité de l’expliquer à autrui. L’image est magnifique !

Les abeilles, qui vivent dans une harmonie étonnante, ne disposent pourtant pas d’un développement psychologique leur permettant d’avoir conscience de leur organisation. Elles symbolisent l’inconscient qui, en suivant les instincts, engendre un fonctionnement global parfaitement harmonieux.


Une abeille peut dissimuler une anima blessée

Cependant, l’abeille apparaît aussi dans les rêves pour faire réfléchir sur la façon dont le rêveur sublime sa vie, sublime dans le sens de : rêve sa vie. Or, dans ce sens, la sublimation ("sublimation" ayant par ailleurs un lourd sens dans la théorie freudienne) est toujours une protection.

L’insecte merveilleux qu’est l’abeille peut alors intervenir pour cacher une réalité beaucoup plus sombre. En particulier, l’abeille peut cacher un complexe venant de la relation du rêveur à sa mère ou à son anima.

Le développement parfait que suggère l’abeille est ainsi souvent un paravent derrière lequel le rêveur cache une histoire et une relation à la mère beaucoup plus anarchique et conflictuelle que ne le montrent à première vue les abeilles.

La couleur d’une abeille

Une abeille est noire et jaune. Or ces deux couleurs renvoient plutôt à la relation au père, et à l’animus. Alors que faire d’un symbole qui dit deux opposés ? On se rapporte alors à la chaîne symbolique notée dans le rêve, au groupe de symboles qui donne son sens au rêve.

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Dans l'Encyclopédie des symboles , édition française établie sous la direction de Michel Cazenave (1989, trad. 1996), on peut lire que :


"Peu d'animaux ont un rôle aussi important en symbolique. On récoltait déjà le miel des abeilles sauvages aux époques les plus reculées de l'humanité. Les hommes découvrirent très tôt qu'ils pouvaient, pour la sauvegarde de leur propre espèce, tirer avantage de l'élevage des abeilles : le miel ne servait pas seulement à sucrer et à faire fermenter les boissons, il était aussi utilisé pour fabriquer des médicaments. La cire servait de son côté à confectionner des bougies ; elle fut utilisée ensuite pour faire fondre les métaux "à cire perdue" et c'est avec elle qu'on momifiait les cadavres en Égypte. On possède aujourd'hui la preuve que les Égyptiens pratiquaient l'apiculture dès 2600 av. J.C et l'abeille formait dans le royaume de Basse Égypte un symbole hiéroglyphique.

Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes ( (Hachette Livre, 2000) :


"L'abeille, la "mouche à miel" symbolise l'âme, la résurrection, l'oeuvre accomplie en commun ou l'accomplissement de soi. On a souvent figuré l'abeille comme l'âme d'un mort qui s'envole ou comme le souffle de Dieu redonnant la vie en pénétrant dans la bouche d'un mort. On pensait aussi que les abeilles mouraient durant l'hiver et qu'elles renaissaient au printemps.

En Grèce, les prêtresses des mystères d’Éleusis étaient surnommées les abeilles, formant ensemble une entité intelligente, œuvrant pour la survie et a prospérité de la communauté et produisant le nectar des dieux : l'ambroisie, à base de miel. Le pharaon de Basse-Egypte était surnommé "le favori des abeilles". Childéric, le roi mérovingien, avait choisi les abeilles pour emblème. Enfin, Napoléon Ier, en fit orner le manteau du sacre.

Lorsqu'une abeille vous apparaît, c'est un signe de mort et de renaissance, de renouveau, de régénération. Elle révèle aussi le dévouement désintéressé pour l'accomplissement d'une oeuvre en commun, un sens communautaire développé, une action à entreprendre ensemble pour la sauvegarde ou le développement de la communauté, du clan ou de la famille. Lorsque l'abeille pique, elle meurt. Ce sacrifice ultime et douloureux doit être perçu comme l'éveil d'une volonté créatrice qui sommeille en vous et qui ne pourra s'exprimer librement et pleinement que sous l'effet d'un choc, d'une piqûre.

[...] Si le miel est souvent en analogie avec la douceur, le raffinement, les nourritures terrestres, tout ce dont la nature nous fait cadeau, il ne faut jamais oublier qu'il est le fruit d'un labeur colossal, d'un travail en commun et d'une subtile transformation dont les abeilles sont évidemment les ouvrières et les alchimistes.

De ce fait, ce pur produit de la nature présent dans l'un de nos rêves peut être un signe de douceur, d'état de grâce, de richesses obtenus facilement, mais il peut aussi annoncer les mêmes choses qui ne seront acquises qu'après avoir produit de longs et durs efforts. De même, voir une personne qui porte une cuillère de miel à ses lèvres, ou dont les lèvres sont enduites de miel, annonce aussi bien des paroles douces comme du miel qui nous seront dites, que des propos mielleux, et donc hypocrites, qui nous seront tenus. Par ailleurs, ils ne faut jamais négliger la connotation érotique du miel, ni ses vertus régénératrices que nos ancêtres les Celtes connaissaient bien, eux qui réalisaient une boisson d'immortalité à base de miel : l'hydromel !

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Nicki Scully dans Méditations de l'Animal pouvoir, voyages chamaniques avec les alliés esprits, (éditions originales 1991, 2001 ; traduction française : Guy Trédaniel Éditeur 2002) nous apprend que :


"Les abeilles représentent la puissance féminine de la nature ; leur miel est la douceur de l'amour. Elles sont sacrées pour la Déesse et vivent dans un matriarcat dirigé par une reine. Les prêtresses d'Aphrodite étaient appelées melissae, abeilles, et les prêtresses, au pays des Amazones étaient aussi parfois appelées abeilles.

Le bourdonnement que font les abeilles est souvent associé avec la montée de l'énergie menant à l'extase du nirvâna, et une personne allongée dans une fosse, recouverte d'abeilles, est symbole d'illumination. L'abeille est un symbole sacré très important dans le bouddhisme, et le bouddha est parfois représenté comme fait d'abeilles.

Les nombreux attributs curatifs des abeilles contribuent au travail de la Déesse, favorisant la guérison et renforçant et protégeant notre système immunitaire. La piqûre d'abeille est, dit-on, un remède contre l'arthrite, et beaucoup d'autres possibilités médicinales apparaissent à la lumière d'une recherche nouvelle.

Sans l'abeille, nous n'aurions pas de fleurs ni de fruits, car la pollinisation est une fonction nécessaire dans la prolifération des espèces naturelles - ce qu'elles donnent est beaucoup plus important que ce qu'elles prennent. Les êtres humains peuvent apprendre, auprès des abeilles à ne pas être avides.

Les abeilles donnent aussi l'inspiration aux gens qui étudient les motifs environnementaux, l'architecture du paysage, l'architecture générale ou la planification urbaine sous n'importe quelle forme. Quand nous considérons l'utilisation naturelle et appropriée de l'espace dans la ruche, nous commençons à réaliser combien l'architecture humaine est devenue factice et combien nous avons altéré notre environnement planétaire pour ce que nous pensons être pratique.

Ce voyage est pour les gens qui voudraient travailler avec la terre d'une façon plus harmonieuse et plus saine, utilisant des moyens naturels et rendant à la terre. Il leur permet de butiner une seule idée ou un seul aspect de leur service en l'examinant soigneusement et venant à le connaître mieux.

ci, nous nous efforçons de comprendre comment nous, en tant que communauté, du niveau familial au niveau mondial, pouvons vivre en harmonie les uns avec les autres. Nous explorons de façon de résoudre les problèmes du monde ensemble, et non pas séparément. Chaque fois que vous viendrez, il vous sera donné une tâche que vous pouvez réaliser dans le monde.

Mais tout d'abord, le voyage de l'Abeille est pour tous ceux qui sont activement intéressés à donner plus à la Terre que ce qu'ils lui prennent.


[Le Voyage de l'Abeille comme celui du Papillon, du Léopard persan, de la Chouette, du Léopard des neiges, du Crocodile, du Morse et du Kangourou fait partie des] Voyages de transformation. Dans cette section, vous pouvez travailler sur des situations et des problèmes de votre vie qui requièrent un changement, apprenant à changer l'adversité en avantage, et à utiliser l'alchimie pour créer ce dont vous avez besoin dans votre vie.


Voyage de l'Abeille

[Faites l'alchimie du Chaudron...]

Thoth est assis dans un beau jardin rempli de différents types de fleurs. Des arbres fruitiers avec des fleurs blanches et roses dansent dans une brise douce et chaude. C'est un jour chaud, et le soleil bénit la terre. Thoth ouvre lentement sa main, révélant une abeille assise sur sa paume. Il est fascinant d'examiner cette abeille. Étudiez les bandes velues jaunes et noires sur son corps. Ses ailes, si rarement immobiles, battent maintenant sur un rythme lent qui capture votre conscience. Tandis que vous regardez dans ses yeux intemporels, transformez-vous et entrez dans le corps de l'abeille...

Partageant le corps de votre nouvelle amie l'abeille, vous volez vers sa ruche, qui se trouve dans le creux d'un arbre voisin. Le son bourdonnant généré par vos ailes produit une vibration qui est de la même fréquence que les autres dans la ruche. C'est une signature auditive qui leur fait connaître qui vous êtes.

Entrez dans la ruche. Vous êtes soudainement conscient des vibrations d'une résonance bourdonnante. Elle imprègne complètement la ruche et se répand dans la région environnante... Notez comment l'architecture naturelle crée un parfait environnement vivant. Cette architecture naturelle complexe utilise des motifs concaves et convexes. Le bourdonnement parcourt les formes, créant des ondes qui circulent dans votre corps.

[Pause]

Remarquez aussi que les abeilles vivent en harmonie avec l'environnement qu'elles créent et qu'il y a une sensation d'espace dans la ruche. Elle ne donne pas l'impression d'être bondée, bien qu'il y ait beaucoup d'abeilles, chacune travaillant à sa tâche respective pour l'entretien de la ruche. Prenez conscience de la montée du désir de fournir votre propre contribution...

Vous devez maintenant quitter la ruche et collecter du pollen. Tandis que vous vous frayez un chemin vers la sortie, l'activité industrieuse est partout. A l'extérieur de la ruche, le jardin force votre présence. Le soleil est un guide absolu pour vous, qui volez de fleur en fleur, vous arrêtant à dessein au centre de chacune pour collecter le pollen. L'arôme entêtant des fleurs, mêlé à l'extase de vos vols, est ce qu'il y a de plus délicieux...

Quand vous êtes alourdi de tout le pollen que vous pouvez transporter, retournez à la ruche. Tandis que vous déposez le pollen à l'intérieur, vous êtes stimulé par le formidable bourdonnement et vous vous mettez à danser votre communication aux autres abeilles, au sujet des endroits où le bon pollen se trouve... [Pause]

Vous êtes escorté jusqu'à la chambre de la reine, où l'on vous régale d'une bonne gelée royale, et où vous recevez des instructions au sujet de votre contribution à la communauté. On vous confiera une tâche, pour parfaire un cycle de prendre et rendre à la terre...

Toujours dans la ruche, vous pouvez commencer à considérer la nature selon une perspective nouvelle, prenant plus de responsabilités et jouant un grand rôle dans la façon dont vous interagissez avec tout environnement dans lequel vous êtes sur cette planète. En remerciement aux abeilles, vous pouvez prendre la décision de faire quelque chose pour améliorer votre environnement immédiat sur la terre.

Quand vous êtes près de la sortie de la ruche, invoquez Thoth, et vous vous retrouverez sur le sol sous une forme humaine, à ses côtés. Demandez-lui d'autres instructions concernant l'enseignement que vous avez reçu ici...

[Thoth vous aidera à rentrer...]


Mot-clef : rendre à la terre."

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D'après Madonna Gauding, auteure de Animaux de pouvoir, Guides, protecteurs et guérisseurs (Octopus Publishing Group 2006 ; traduction française Éditions Véga, 2006) :


"Guide d'interprétation

En tant que symbole onirique

Industrie ; Prospérité ; Pureté ; Sexualité ; Fertilité ; Pollinisation ; Productivité.

En tant que gardien ou protecteur

Défend l'âme ; Assure la pureté.


En tant que guérisseur

La thérapie par piqûres d'abeille peut soigner l'arthrite ; Prévient l'affection.


En tant qu'oracle ou augure

Poursuivez vos rêves ; Occupez-vous.


Mythes et contes

Les dieux hindous Vishnou, Krichna et Indra sont associés à l'abeille. L'abeille était sacrée en Grèce. La déesse Déméter était tenue pour la "reine des abeilles", ses prêtresses étant appelées "abeilles".

Si l'abeille est votre animal de pouvoir

Vous travaillez bien en équipe. Vous vivez pour votre famille en communauté. Comme votre identité est très liée à la leur, loin d'eux vous êtes désorienté. Suivre des ordres ne vous gêne pas, vous êtes content de faire du bon travail. Il vous est difficile d'équilibrer travail et loisirs. Vous ne devez pas oublier de profiter de la douceur de la vie. La plupart des gens vous voient rayonnant d'une énergie sensuelle et sexuelle. Votre mental est fertile, débordant d'idées et de projets.


Demandez à l'abeille de vous aider

- à être plus productif dans votre travail

- à accomplir tout ce qui semble impossible.


Accéder au pouvoir de l'abeille en

- visitant une ruche et en apprenant des choses sur les abeilles et l'apiculture

- mangeant du miel bio.


La reine des abeilles se nourrit de gelée royale, tandis que les ouvrières n'en mangent que très peu, juste après leur naissance. En résultat, la reine est de 0 à 60% plus grosse et vit environ 40% plus longtemps que les ouvrières. Les substances nutritives de la gelée royale sont tenues pour bénéfiques pour le corps humain.

Élément Air."

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Pour David Carson, auteur de Communiquer avec les animaux totems, puisez dans les qualités animales une aide et une inspiration au quotidien (Watkins Publishing, 2011 ; traduction française Éditions Véga, 2011), l'abeille appartient à la famille de la Beauté intérieure, au même titre que la colombe, la gazelle, la baleine, le renard, le cygne, le cerf, le panda géant, la vache, l'oiseau-tonnerre, la cigogne, le colibri, la panthère, la licorne et le dauphin.


"Beauté intérieure :

Certains animaux ont un lien évident à l'élégance - c'est le cas de la colombe et de la gazelle par exemple, qui ouvrent ce chapitre. La ruche d'abeilles est une image harmonieuse de coopération humaine, et le miel symbolise la substance spirituelle. Le chant des baleines, le vol majestueux du cygne, la nature insaisissable de la panthère des neiges, l'éclat du colibri, l'esprit joueur du dauphin - tous ces animaux se rangent harmonieusement aux côtés de la colombe et de la gazelle. D'autres créatures compensent leur manque de grâce par leur caractère et leur symbolisme. Le renard vous est présenté pour son esprit vif et astucieux ; la vache, pour sa pureté ordinaire et sa douceur, tandis que la panda est une incarnation graphique du yin et du yang. en nous aidant à développer notre potentiel, tous les animaux, même le plus roublard, le plus nonchalant, ou le plus comique d'apparence, peuvent contribuer à notre beauté intérieure. [...]


L'abeille a toujours été associée à l'amour du travail. Cet insecte nous enseigne la beauté et l'épanouissement de cette activité, qui unit profondément matériel et spirituel. Symboliquement, les abeilles représentent l'âme et la mission de l'âme - rassembler, faire avancer, revitaliser, retourner à la douceur et à la profusion. Les abeilles nous apprennent à retrouver notre enthousiasme. Investissez passion et joie dans votre travail, et celui-ci sera satisfaisant. Ces insectes sont associés à a douceur et à la lumière, en raison de leur miel sucré et de leur cire qui sert à fabriquer les bougies. Peu de créatures sont aussi importantes pour la vie humaine que les abeilles. Il a été calculé qu'une bouchée sur trois de nourriture ingérée est reliée au travail des abeilles pollinisatrices. Elles bourdonnent patiemment au-dessus des champs et des fleurs. La communauté de la ruche est active et décisive, fabriquant les alvéoles qui abriteront le miel. L'abeille aspire la sécrétion sucrée (nectar) des fleurs, l'avale et la stocke dans son jabot. De retour à la ruche, le miel est déposé dans une alvéole de cire hexagonale. La structure de cette cellule est une pure merveille mathématique, offrant le maximum de force et d'espace avec le minimum de matériel. Des peintures rupestres témoignent de l'apiculture, un art qui remonte à l'âge de pierre. Dans l’Égypte antique, les abeilles, symbole de soleil, étaient nées des larmes du dieu créateur et solaire Ra. Les alvéoles de miel comestibles ont été découvertes dans les tombes des pharaons égyptiens. Cléopâtre, reine célèbre pour sa grande beauté, prenait chaque jour un bain de lait et de miel.

Avec l'abeille pour alliée, vous découvrirez une sagesse cachée - douce prise de conscience de votre véritable personnalité et de votre capacité de contribution active au sein de votre communauté. Sur le plan personnel, vous pouvez accomplir beaucoup avec l'aide de l'abeille. Ecoutez cette créature spirituelle et devenez plus efficace et plus productif. Prenez toutefois garde à ne pas devenir dépendant du travail. N'oubliez pas de faire des pauses et de savourer votre miel.


Mot-clé : Beauté du travail

Devenir apiculteur

Les abeilles assurent notre réserve de nourriture, or les ouvrières abandonnent peu à peu les ruches et sont en train de disparaître. A cause de la disparition des essaims et de la menace qui pèse sur l'espèce, l'apiculture personnelle connaît une recrudescence. Là où l'on trouve parcs, arbres et fleurs - flore élémentaire - on trouve de la nourriture pour les abeilles. Même si vous vivez en appartement, vous pouvez élever des abeilles de diverses manières inhabituelles, comme sur les toits et les balcons. Aider les petites abeilles travailleuses offre de vrais avantages - miel, gelée royale, pollen, pollinisation des plantes de votre jardin et cire supérieure, pour n'en citer que quelques-uns. la recherche scientifique suggère même que les apiculteurs vivraient plus longtemps ! Préparez-vous en étudiant l'apiculture. Il existe de nombreux livres de qualité sur le sujet. (A l'évidence, vous vous abstiendrez d'héberger des abeilles si vous êtes allergiques à leurs piqûres.) Ce type d'élevage n'exige pas beaucoup de temps, ni d’efforts, ni d'argent. Songez à installer votre propre sanctuaire d'abeilles. Il vous faudra investir dans des outils spécifiques et des vêtements de protection. Vous aurez également besoin d'une ruche, que vous pouvez acheter ou construire vous-même. En ce qui concerne les abeilles à proprement parler, on peut s'en procurer dans divers lieux - vous pouvez acheter un essaim complet ou une colonie de départ, avec ou sans ruche.

Au départ, il vous faudra sans doute un peu d'ingéniosité pour mettre tout cela en place, mais une fois fait, vous verrez que les abeilles font l'essentiel du travail. Vous aurez en outre rempli votre tâche de prévenir le déclin et l'extinction de l'abeille à miel.

Gelée royale

Cette substance laiteuse transforme une larve d'abeille ordinaire en reine. Elle est produite par les glandes hypopharyngiennes des abeilles nourrices et est utilisée pour sustenter l'abeille reine. Grâce à ce régime exclusif de gelée royale, la taille de la reine atteint une fois et demie celle d'une abeille normale, en à peu près trois ou quatre ans. Ce super-aliment est très bon pour la santé et favorise la fertilité. Extrêmement prisée, la gelée royale s'impose à prix élevé sur le marché."

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Dans son jeu de carte L'Oracle du peuple animal (Guy Trédaniel Éditeur, 2016), Arnaud Riou regroupe les animaux par famille. L'abeille appartient selon lui à la famille de la communication avec le chien, le loup, le dauphin, le chat, le paon, l'ara, le faucon, le singe et l'oie sauvage.


La communication. La qualité de nos relations dépend en grande partie de la qualité de notre communication. Savez-vous parler de vos besoins, vous positionner, savez-vous demander, poser vos limites, rassembler ? Savez-vous motiver vos enfants, vos partenaires, vos collaborateurs ? Savez-vous parler en public, négocier ? Savez-vous comment sortir de votre comportement boudeur, manipulateur ou flou et développer une posture claire et constructive ? C'est sur cette voie que les animaux de cette famille vont vous inspirer.


[...] "Approche-toi, j'ai quelque chose à te dire...", "J'aimerais tellement trouver les mots justes", "Ce n'est pas ce que je voulais dire", "Il ne m'a pas compris", "Je n'ose pas lui avouer", "Comment ne pas le vexer ?" Oser parler et savoir dire est tout un art.

L'art de la rhétorique, l'art de prendre la parole en public, de demander, de refuser, de poser ses limites. La vie est plus facile lorsqu'en nous le verbe est fluide et les mots complices de notre pensée. C'est un entraînement alors que de trouver les mots justes, la distance juste. C'est tout un art aussi que de maîtriser le bon rythme, l'art de ponctuer, de laisser en suspension les points de notre histoire ou d'y mettre un point final. C'est tout un art que de respirer avec les virgules, de s'interroger, de s'exclamer !

C'est tout un art de négocier, de définir ses besoins en termes clairs, de poser ses limites, de savoir dire non, de refuser, mais aussi de négocier, de coopérer, d'accepter.

Certains animaux ont dominé cet art de la communication. Ils viennent ici nous accompagner dans notre évolution. Chaque fois qu'un animal lié à la communication vous apparaît, c'est une occasion d'affiner votre parole, d'apprendre à utiliser le verbe pour exprimer votre pensée, vos besoins et de construire le monde auquel vous aspirez.

Les animaux liés à la famille de la communication vont vous aider, vous inspirer et vous proposer d'utiliser cette grande force qu'est la communication.

Seul, tu vas plus vite ;

Ensemble, nous allons plus loin.


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La carte représente une ruche d'où sortent et où s'activent des Abeilles. Certaines reviennent avec du pollen et rentrent dans la ruche, d'autres en sortent. Malgré l'agitation, l'ensemble du vol semble harmonieux, tranquille. Une Abeille est au premier plan. Elle regarde dans notre direction. elle a du pollen sur ses pattes.

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L'Abeille est probablement le plus beau symbole de l'intelligence collective, de la communication et de la structure sociale aboutie. Ensemble, les Abeilles élaborent une société d'une intelligence remarquable. A plus de 50 000 individus sous le même toit, les Abeilles sont capables de maintenir la ruche à une température douce qu'elles réchauffent en hiver et refroidissent en été par le battement de leurs ailes.

A l'intérieur de la ruche, plusieurs fonctions cohabitent : ouvrières, architectes, nourrices, nettoyeuses, butineuses, gardiennes, ventileuses. Chaque Abeille exercera au fil de sa courte vie chacune de ces fonctions. Aujourd'hui, les entreprises les plus à la pointe réinventent de nouveaux modes de gouvernance. L'holocratie, la sociocratie, la sophocratie. Sans le savoir souvent, ces modes de gouvernance et de management s'inspirent du monde animal. La ruche est un bon exemple de cette intelligence collective au service de la communauté. La ruche est une communauté très organisée. Pour survivre, les Abeilles développent respect, mémoire, humilité, sens de la coopération, aptitude à communiquer, équilibre, connaissance, fraternité. L'Abeille figure sur les étoles et étendards des rois de France. Napoléon 1er fit remplacer l'emblème de la fleur de lys par celui de l'Abeille en hommage au travail collectif de la nation. En Égypte, l'Abeille est née des larmes de Rê, le Dieu Soleil. par son dard et par son miel, l'Abeille est emblème du Christ. Capable d'une piqûre foudroyante et d'un miel d'une douceur extrême. Du reste, ce miel est lui-même un baume qui cicatrise les piqûres, les brûlures, et les blessures en général. Par cette posture de dard et de miel, l'Abeille porte le sacre des initiés.


Lorsque l'Abeille vous apparaît dans le tirage, c'est pour vous inviter à regarder la place que vous occupez dans la société. Savez-vous travailler en équipe ? Quel résultat visez-vous ? Quel rapport entretenez-vous avec vos semblables ? Savez-vous compter sur eux ? Peut-on compter sur vous ? L'Abeille vient également vous interroger sur votre aptitude à communiquer. C'est parce qu'elle est capable de communiquer très précisément la destination d'un champ, sa densité, la nature des fleurs, et le nombre d'ouvrières nécessaires à la récolte, en dessinant des huit dans le ciel, que les Abeilles parviennent à vivre ensemble et à se développer. L'Abeille est le symbole de l'éloquence et porteuse du maître verbe. Sa communication est très précise.


Mots-clés : La collectivité - Le travail en équipe - L'humilité - Le réseau - La coopération - la co-création - la communication - Le partenariat - La création. -


Signification renversée : Lorsque l'Abeille vous apparaît dans sa position renversée, c'est souvent pour vous inviter à collaborer plus justement avec vos semblables, à co-créer. L'Abeille peut vous inviter à vous relier à l'objectif le plus élevé qui vous inspire, puis à solliciter toutes les collaborations possibles pour l'atteindre. C'est sur cette base que fonctionne la loi de l'attraction. Vous pouvez aussi accompagner la destination d'un proche, être aidant dans une création. L'Abeille peut vous interroger également sur la notion de sacrifice. Vous sacrifiez-vous facilement pour les autres en vous oubliant vous-même. Votre posture est-elle juste ? L'Abeille renversée peut aussi vous interroger sur la façon dont vous communiquez et vous alerter sur différentes perturbations liées à votre communication.


Le message de l'Abeille : Je suis l'Abeille, mon pouvoir de création est infini. Mon peuple a acquis l'art de vivre ensemble. Chaque individu chez nous sait trouver sa place dans la société. Chacun est indispensable et conscient de l'autre. L'intelligence n'est pas dans l'individualité de l'Abeille, mais dans la puissance de la ruche. Sais-tu te reposer sur l'autre ? L'autre peut-il se reposer sur toi ? Peux-du te reposer sur toi-même ? Tu es une belle personne. Tu appartiens à la race des seigneurs de la Terre. Te sens-tu digne de ton rang ? Honore qui tu es tous les jours en te rappelant ton essence. Écarte de tes pensées tout ce qui touche la légitimité, le mérite. Tu mérites de recevoir le miel de la vie. Tu es digne de participer à cette grande création. Tu as le droit d'être heureux !


Le rituel de l'Abeille : Je rends hommage au deva de l'Abeille, à l'âme collective des butineuses. Je reconnais la reine en mon cœur. Je répète plusieurs fois ces différentes phrases : "Je m'autorise à être heureux. Je suis une belle personne. Je suis en bonne santé. Et si je suis malade, je reconnais en moi les ressources pour me soigner et me rétablir. Je fais confiance à ma stabilité pour maintenir ma vie en cohérence. Je sais aligner mes actes et mes intentions. Je sais communiquer avec mon entourage. Je suis une personne fiable, on peut compter sur moi. Je sais poser mes limites, je sais demander ce qui m'est nécessaire. Je sais trouver, dans le collectif, le réseau, les supports pour élaborer les projets qui me tiennent le plus à cœur. Je sais trouver les mots, le ton, les paroles pour me positionner dans la douceur, la construction et le respect."

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Sur les conseils de Cécile, on peut en apprendre davantage sur la médecine des abeilles en lisant cet article paru sur le site de l'INREES.


"Les Abeilles et Mélissa, du symbole universel à l’hapax mythologique" (2017) de Alban Baudou.

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Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique (LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017), l'abeille est définie par les caractéristiques suivantes :


Traits : L'abeille symbolise l'accomplissement de tâches que l'on croyait impossibles par le seul fait de se disposer en esprit à les faire. Les scientifiques ont eu des difficultés pour comprendre comment une abeille pouvait voler. La taille de leur corps en comparaison avec celle de leurs ailes aurait dû rendre purement et simplement impossible le fait de voler. Mais l'abeille, ne sachant pas qu'elle n'était pas censée voler, fait battre ses ailes à une vitesse si élevée qu'elle est capable de s'envoler en faisant décoller tout son poids. C'est absolument spectaculaire ! L'abeille symbolise aussi la fertilité, la productivité et l'expressivité. Est-ce que vous faites tout votre possible pour poursuivre vos rêves et pour vivre une vie vraiment productive ?


Talents : Précis ; Peut mener immédiatement de nombreuses activités avec facilité ; Engagé ; Dévoué ; Déterminé ; Diligent ; Concentré ; Industrieux ; Motivant ; Super-énergie ; Organisé ; Autosuffisant ; Rapide ; Réussit ; Aime le travail en équipe ; Travailleur infatigable ; Travaille avec dignité et grâce.


Défis : Attaque très vite ; Peut être accro au travail ; Mauvaise langue ; Facilement susceptible.


Élément : Air.

Couleurs primaires : Noir ; Brun ; Or ; Jaune.


Apparitions : L'abeille signifie que vous êtes trop occupé et que vous avez besoin de vous reposer, ou que vous devez arrêter de vous reposer et vous mettre à faire des choses que vous aviez reportées. On vous a donné davantage de responsabilités et vous devez vous organiser pour assurer leur réussite. L'abeille veut dire que vous avez de la facilité pour diriger les efforts d'un groupe et inspirer les autres à devenir plus productifs et à atteindre leurs buts. Vous aimez la douceur du succès. Mais ne consommez pas trop de douceurs, sinon vous pourriez vous retrouver avec des problèmes dentaires ! Vous êtes généralement capable de garder un environnement de travail bien organisé et qui fonctionne harmonieusement. L'abeille vous met en garde contre le fait d'arrondir trop rapidement les angles ou d'avoir trop de mordant. L'abeille signifie que vous devriez rechercher la douceur dans votre vie et éviter d'aggraver les situations. Elle est aussi un signe de sagesse cachée et une incitation à rechercher la sagesse en vous. La reine représente la naissance, un commencement, et le fait de régir votre domaine. Si vous ressentez que vous êtes dans une situation où on ne vous apprécie pas à votre juste valeur ou qu'on n'a pas de considération pour ce que vous faites, c'est qu'il est temps de vous créer un nouvel environnement où vous serez important, apprécié, et où vous pourrez déployer l'être créatif que vous êtes.


Aide : Vous avez un projet ou une situation dont le résultat semble impossible à atteindre. En vous connectant à l'abeille, vous serez capable de parvenir à ce but par un travail assidu et des progrès sérieux. L'abeille, avec la cire qu'elle produit, peut vous avertir que vous allez affronter une situation négative ou engluante, et que vous devrez avoir recours à votre énergie positive pour en triompher avec facilité. L'abeille vous aide aussi, quand vous traversez une période difficile, à apprécier les fruits de votre travail. Si vous allez de projet en projet sans avoir le sentiment d'un accomplissement à la fin de chacun d'entre eux, alors vous prenez trop sur vous et vous avez besoin de vous donner du temps pour vous réjouir de la réussite de ce que vous avez fait.


Fréquence : La fréquence de l'abeille est un bourdonnement monotone, fort, régulier, et qui calme. On la ressent comme chaude, mais cependant avec une fraîcheur, comme active et pourtant calme. Elle tournoie et vole autour de vous comme un petit tourbillon d'air.

Imaginez...

Vous êtes en train de vous promener dans un parc lorsque vous décidez de couper à travers la forêt. Assez vite, vous entendez un bourdonnement sonore au-dessus de votre tête.

En levant les yeux vers l'arbre qui est là, vous remarquez un trou dans son tronc où des abeilles se rassemblent. Bien que votre première réaction instinctive soit de courir, vous restez calme et vous observez les abeilles qui entrent et sortent du trou pour aller vers leur ruche. Une ou deux abeilles viennent voler autour de vous, mais elles ne se posent pas sur vous. Elles ont davantage envie de revenir à la ruche. Quand elles passent en volant près de vous, vous éprouvez une sensation galvanisante : c'est semblable à une piqûre mais sans douleur. Puis l'une d'entre elles se pose sur votre chemise. Elle frotte ses pattes antérieures et postérieures pour goûter le tissu. Elle se met à marcher sur le tissu, et vous ressentez son énergie comme un tourbillon qui s'infiltre dans votre poitrine, qui vous remplit de détermination et qui élève votre fréquence. Elle se dirige vers votre biceps, puis s'envole. Vous soufflez avec un soupir de soulagement, heureux de n'avoir pas été piqué, et vous commencez à vous éloigner de la ruche en ayant le sentiment d'avoir un but et l'énergie pour l'accomplir.

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Suite de l'article.